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La Belgique et la France. Amitiés et rivalités
Yakemtchouk Romain
L'HARMATTAN
31,50 €
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EAN :9782296122840
Mus par leurs intérêts économiques, mais aussi par des considérations visant à accroître la sécurité de leurs possessions territoriales, les rois de France pratiquèrent avec persévérance, à travers les siècles, une politique annexionniste des territoires belges. Elle se heurta à la résistance des populations de la Flandre, et provoqua l'opposition des puissances, surtout de la Grande-Bretagne, laquelle n'admettait guère que le port d'Anvers puisse tomber un jour sous l'obédience des autorités de Paris. Consécutivement à la Révolution française qui souleva l'enthousiasme des Liégeois, la Belgique fut annexée pendant une vingtaine d'années à la République française, mais lors de son accession à l'indépendance, Louis-Philippe refusa la couronne royale que les Belges auraient voulu offrir à son fils, le duc de Nemours : le gouvernement de Londres y était opposé. La francisation du pays fut néanmoins activement poursuivie : toute l'administration de l'Etat fut française, alors qu'en Flandre même, la langue et la culture françaises restèrent prédominantes. On soulignait volontiers, à Paris et à Bruxelles, qu'il n'existait pas au monde deux pays qui fussent plus rapprochés que la Belgique et la France par la géographie, par l'activité, par la parenté et par l'amitié. Elles ont pratiqué une politique commune en matière de décolonisation et d'intégration européenne, mais les Belges ont regretté que l'opposition française au transfert de souveraineté ait entraîné un certain retard dans la construction de l'Europe. Entre-temps, la prédominance française engendra la prise de conscience de l'identité néerlandophone qui fut à l'origine d'un vaste mouvement de flamandisation. Alors que l'économie wallonne perdait ses charbonnages et sa sidérurgie, l'économie des Flandres s'engagea dans une vaste expansion, et peu à peu les Flamands réclamèrent la réforme des structures fédérales adoptées en 1970 et l'accroissement substantiel des attributions communautaires au détriment de l'Etat fédéral. Ira-t-on vers un confédéralisme ? L'impact politique du nord du pays s'est considérablement accru : depuis 1979, tous les Premiers ministres de l'Etat belge sont des Flamands. Certains nationalistes flamands prônent carrément la dissolution de l'Etat belge et l'indépendance de la Flandre ; à quoi les extrémistes wallons - très minoritaires - opposent l'idée d'un rattachement de la Wallonie à la France. Capitale de l'Europe, Bruxelles, francophone, freine cet extrémisme et plaide pour le maintien de l'Etat belge. Les autorités françaises ont plus d'une fois assuré qu'elles n'avaient pas la moindre intention d'intervenir dans les affaires politiques internes belges, mais on a noté ces dernières années une très forte pénétration des intérêts économiques français en Belgique.
Nombre de pages
301
Date de parution
01/07/2010
Poids
460g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296122840
Titre
La Belgique et la France. Amitiés et rivalités
Auteur
Yakemtchouk Romain
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
460
Date de parution
20100701
Nombre de pages
301,00 €
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Moins de vingt ans après la dissolution de l'URSS, la Russie vient de retrouver son rang de grande puissance et est appelée à jouer un rôle de premier plan dans les affaires mondiales. Grâce à son gaz et son pétrole, elle a pris une place importante sur les marchés énergétiques, et se sert de ses hydrocarbures comme d'une arme pour reconquérir ses positions à l'étranger. Les Russes ont renforcé leurs positions dans les pays de l'espace post-soviétique, entre autres en Ukraine et en Asie centrale ; ils soutiennent le sécessionnisme de la Transnistrie, d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud. La Russie a mis fin à sa confrontation avec la Chine en s'engageant avec elle dans une politique de coopération ; elle est en train de développer ses relations avec l'Inde. Or, en même temps, son régime politique s'est durci et plusieurs acquis de la démocratie réalisés tant bien que mal par Eltsine se sont effondrés sous la présidence de Pouline. On estime généralement que pour la majorité des Russes, l'État de droit, les libertés publiques et les droits de l'homme ne sont pas une grande priorité. C'est très regrettable. Comme il est également regrettable de constater le refroidissement des relations entre la Russie et les Etats-Unis : tout en s'associant à la lutte anti-terroriste, et tout en maintenant sa présence dans certaines institutions de l'OTAN, la Russie désapprouva son élargissement vers ses frontières et s'oppose à l'installation en Europe des systèmes antimissiles américains dans lesquels elle voit la menace à sa sécurité. Moscou et Washington affirment qu'il ne s'agit pas là d'un retour à la guerre froide, mais c'est pourtant bien une paix froide qui s'est installée dans leurs relations. Or, le monde d'aujourd'hui n'a guère besoin de nouvelles divisions politiques qu'on croyait disparues avec l'effondrement du communisme : il faut que les deux puissances apaisent leurs divergences et leurs heurts d'intérêts. Les Russes et les Américains doivent être des partenaires, non des adversaires.
De tous les peuples du Caucase, c'est le peuple tchétchène qui a livré depuis la fin du XVIIIe siècle à nos jours l'opposition armée la plus âpre et la plus résolue à l'occupation de son pays par la Russie. Pourtant, l'idée de l'indépendance tchétchène est restée lettre morte et le conflit s'éternise. Tout en dénonçant la brutalité de l'intervention russe qui avait fait des milliers de victimes parmi la population civile, et tout en critiquant les violations - flagrantes - des droits de l'homme dans ce conflit, les puissances ont réaffirmé l'intégrité territoriale de la Russie dans le Nord caucasien, ne suggérant pour les Tchétchènes qu'un statut d'autonomie dans le contexte de la Fédération de Russie. On estime que les autorités russes portent une lourde responsabilité d'avoir privilégié une solution militaire du conflit : leur refus de tout dialogue et de négociations avec les insurgés a poussé ces derniers à ne voir dans le terrorisme que leur seule arme de combat. Or, le terrorisme doit être éradiqué sans relâche partout, sans exception : aucun objectif politique ou religieux ne justifie une action meurtrière qui frappe les civils innocents. Ceci dit, le conflit tchétchène ne peut pas être vu uniquement sous l'angle d'une lutte anti-terroriste, et il ne peut pas être résolu par un interventionnisme militaire ou par l'artifice d'un règlement unilatéral : c'est un problème politique et humain, un problème du respect des aspirations nationales d'un peuple. Depuis près de deux siècles, le problème tchétchène n'a jamais reçu de solution adéquate qui corresponde aux souhaits des populations de ce pays chaque fois, après un règlement unilatéral imposé suivi d'une accalmie apparente, les conflits reprenaient et la violence redoublait. Cela doit être évité.
Alors que tout au long du XIXe siècle l'Iran féodal fut l'enjeu d'une vive compétition des puissances, notamment de la Russie et de la Grande-Bretagne, dès la fin de la Seconde Guerre mondiale il est devenu l'allié privilégié des Etats-Unis, sous l'égide desquels Reza Pahlavi, "roi des rois", aurait voulu faire de l'Iran la principale puissance du golfe Persique. L'autoritarisme répressif du shah et sa mégalomanie provoquèrent la réaction du clergé chite conduit par l'ayatollah Khomeyni et amena en 1979 une République porteuse du fondamentalisme islamique dans le monde. S'alliant avec la Syrie, Téhéran s'efforça de jouer un rôle majeur dans le Moyen-Orient, et entra en conflit avec les régimes conservateurs de la région. Vivement opposé aux Etats-Unis et à Israël, le président Ahmadinejad conteste l'Holocauste et se propose de "rayer Israël de la carte du monde". L'Iran défia l'Agence internationale de l'énergie atomique, et s'engagea dans un processus d'enrichissement d'uranium pouvant mener à la fabrication de l'arme nucléaire. Persistant dans ses activités, il a rejeté en juin 2006 l'assistance généreuse que les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne lui ont offert pour la réalisation de son programme nucléaire civil. Par sa résolution 1737 du 23 décembre 2006, le Conseil de sécurité imposa à l'Iran la suspension de toutes ses activités d'enrichissement et de retraitement, y compris ses travaux liés à l'eau lourde. Que nous réserve l'avenir ? Qu'en sera-t-il du Traité de non-prolifération, déjà affaibli par l'accession à l'arme nucléaire de l'Inde, du Pakistan et de la Corée du Nord ? Un Iran doté des armes de destruction massive représentera une menace directe pour la sécurité de la région du Golfe, voire pour l'existence de l'Etat hébreu, et cette menace doit être éradiquée. A supposer que l'Iran continue à délier la communauté internationale, les Etats-Unis et Israël prendront-ils le risque d'une éventuelle intervention militaire pour anéantir les installations nucléaires iraniennes ?
Depuis les attaques islamistes du 11 septembre 2001 aux États-Unis, le mouvement radical d'AI-Qaida est devenu un facteur important de la vie internationale. Il prône l'établissement d'un ordre islamique mondial fondé sur une stricte interprétation du Coran et encourage les activités terroristes aveugles contre les Occidentaux ainsi que contre les pays musulmans qui prônent un islam compatible avec le modernisme étatique. La menace islamiste est-elle un mythe ou une réalité ? Annonce-t-elle un conflit durable entre les civilisations occidentale et islamique ? Si la plupart des terroristes sont des musulmans, tous les musulmans ne sont pas des terroristes. Le fondamentalisme radical est considéré par la plupart des pays islamiques comme un danger virtuel. En même temps, la communauté islamique mondiale reste politiquement profondément divisée, et le fossé entre l'islam et l'Occident est profond. Si l'Occident a connu la révolution des Lumières qui a conduit progressivement à la relativisation des convictions religieuses et à la séparation de l'Église et de l'État, tel n'a pas été le cas du monde musulman chez lequel la religion prétend imprégner tous les aspects de la vie des croyants. Les esprits éclairés demandent l'ouverture d'un véritable dialogue entre les deux camps et prônent le rapprochement des civilisations islamique et occidentale, lesquelles se réclament des valeurs culturelles communes. Cela implique de la part de l'Occident une plus grande ouverture d'esprit et l'abandon d'une islamophobie gratuite, et cela appelle de la part des pays islamiques - dont la plupart se débattent dans de profondes difficultés économiques - de réelles réformes politiques et socioreligieuses conciliant les relations de l'islam avec l'État, mais aussi avec l'Occident.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.