Jean Bichelonne, un polytechnicien sous Vichy (1940-1944). Entre mémoire et histoire
Yagil Limore
SPM LETTRAGE
34,50 €
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EAN :9782917232316
Ecrire une biographie de Jean Bichelonne demande tout d'abord de se débarrasser des certitudes assénées depuis soixante-dix ans à l'égard de l'un des polytechniciens les plus doués de sa génération. Reconnu pour son esprit presque anormal par sa puissance de travail et sa mémoire exceptionnelle, il dirige en septembre 1939, le cabinet de Raoul Dautry, au ministère de l'Armement. Il fait alors transporter en Grande-Bretagne le stock d'eau lourde. Cet épisode relativement méconnu s'avérera déterminant pour la suite du conflit. La trajectoire de Jean Bichelonne rejoint celle des technocrates, ces hauts fonctionnaires ou cadres dynamiques du secteur privé qui avaient " pantouflé ", issus des mêmes Grandes Ecoles et des mêmes Grands Corps. Avant la guerre, ces inspecteurs des Finances, ces polytechniciens, ces centraliens avaient participé à des colloques communs, s'étaient retrouvé dans des cénacles choisis tels X-Crise, Redressement français, Les Nouveaux Cahiers, ou Ordre nouveau. Bon nombre de ces technocrates se retrouvent à Vichy, convaincus de pouvoir réaliser leurs idées d'avant-guerre. Bichelonne est l'un d'entre eux. Persuadé qu'il est possible de réformer et de créer une "nouvelle société", il est surtout hanté, devant la situation économique et sociale de la France occupée, par l'idée de sauver l'essentiel en France sur le plan de la production, des machines et des hommes. Choisi avant tout pour ses compétences et non pour ses prises de position politiques, il agit essentiellement pour défendre les intérêts de la France. Nommé secrétaire général au Commerce et à l'Industrie sous la direction de René Belin (1940), puis ministre de la Production industrielle d'avri11942 à 1943, Bichelonne est notamment l'initiateur de l'accord conclu avec Albert Speer pour effectuer en France la production de guerre destinée au Reich, et limiter le nombre des départs en Allemagne. C'est au cours d'une opération chirurgicale pratiquée en Allemagne, par un médecin SS, qu'il trouva la mort le 21 décembre 1944, de manière assez mystérieuse. Au total, cette biographie permet de reconstituer le parcours atypique d'un homme exceptionnel, confronté à la tragédie de l'Histoire. C'est aussi une plongée dans une intelligence hors norme, rapide, précise, à l'incontestable efficience technique mais qui, aux prises avec l'énormité des événements, ne parvient pas à déployer un regard lucide sur son époque. Basé sur une documentation d'archives très riche, cet ouvrage propose notamment une réflexion sur le rôle des technocrates et celui de Bichelonne en particulier, en période de crise et de guerre. Son histoire nous en dit long sur l'évolution de l'historiographie concernant Vichy et la collaboration avec l'Allemagne nazie.
Nombre de pages
336
Date de parution
24/09/2015
Poids
495g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782917232316
Titre
Jean Bichelonne, un polytechnicien sous Vichy (1940-1944). Entre mémoire et histoire
Auteur
Yagil Limore
Editeur
SPM LETTRAGE
Largeur
155
Poids
495
Date de parution
20150924
Nombre de pages
336,00 €
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Fils d'un notaire de Montauban, René Bousquet devint en 1929, à l'âge de 20 ans, chef de cabinet du préfet de Tarn-et-Garonne. Sa conduite courageuse au cours de graves inondations en mars 1930 lui valut la Légion d'honneur à titre exceptionnel. De 1930 à 1938, il fait partie de différents cabinets ministériels. Il est nommé en 1940, à l'âge de 30 ans, préfet de la Marne, puis préfet régional, avant d'être appelé par Pierre Laval en avril 1942, comme secrétaire général de la police de Vichy. A-t-il cédé aux exigences allemandes en acceptant de livrer les juifs étrangers en zone occupée ? A-t-il agi de sa propre initiative par un froid calcul de technocrate policier ? Basée sur de nouveaux documents et témoignages, cette biographie reconstitue le contexte de l'époque, en particulier celui de la mise en application de la Solution finale de la question juive à l'échelle européenne, dès 1940. Surtout, il convient de rappeler, ce que de nombreux historiens français oublient que ce n'est pas Vichy qui a pris l'initiative de déporter et d'exterminer les Juifs, mais les nazis qui dominaient toute l'Europe. Vichy a certainement été complice en acceptant la Collaboration d'Etat, mais pouvait-il faire autrement ? A Vichy on a aussi essayé de limiter la mainmise allemande, on a discuté et tenu tête aux Allemands. Si 75 % des Juifs ont eu la vie sauve en France, c'est d'une part parce que des Français et des Françaises ont eu le courage de désobéir et de secourir des Juifs, et c'est aussi parce qu'à Vichy, certains n'appliquaient pas avec zèle les lois et ont pris des initiatives pour faire échouer les plans de déportations des Allemands. Bousquet fait partie de ces fonctionnaires - ministres, secrétaires d'Etat, policiers, gendarmes, maires, préfets - qui ont eu le courage d'agir discrètement à l'encontre des exigences du gouvernement de Vichy et des autorités allemandes. Cette biographie propose une histoire plus nuancée et vient combler les "trous noirs" de l'historiographie.
Engagées en première ligne dans la politique de contrôle et d'exclusion du gouvernement de Vichy entre 1940 et 1944, la gendarmerie et la police françaises ont, plus que toute autre institution, dû affronter le dilemme : " servir face à l'ennemi ou servir l'ennemi " . Car désobéir à ses supérieurs, pour un gendarme ou un policier, c'est aller à l'encontre de l'essence même de sa formation. Mais si une partie d'entre eux ont appliqué les ordres par discipline, par antisémitisme, par peur ou par intérêt, nombreux sont ceux qui ont aidé à faire passer la ligne de démarcation ou la frontière à des Juifs, à cacher des résistants, à dissimuler des armes... Même s'ils n'ont pas rejoint un réseau ou un mouvement de résistance, leur action a permis de sauver de nombreuses vies. Or cette histoire-là est totalement ignorée. Face à un discours traditionnel qui met en avant l'activité des policiers ou des gendarmes ayant appliqué avec zèle les lois et les ordonnances en vigueur pendant l'Occupation, cette fresque sans concession ni faux-semblant, basée sur de nombreux documents d'archives étudiés par l'auteure depuis une dizaine d'années, met à mal nombre d'idées reçues et montre que, même au coeur du système vichyssois, il était possible de contrevenir aux ordres. Limore Yagil est professeure habilitée à diriger des recherches d'histoire contemporaine et chercheuse à la Sorbonne. Spécialiste de l'histoire culturelle et politique de la France sous l'Occupation, elle a publié une dizaine d'ouvrages, parmi lesquels Chrétiens et Juifs sous Vichy (Cerf 2005) et Au nom de l'art 1933-1945 (Fayard, 2015).
L'historienne Limore Yagil a mené une enquête importante sur le sauvetage des Juifs en France pendant l'Occupation. Plus de 75% des Juifs ont survécu en France : par qui ont-ils été aidés ? Il apparaît que nombres d'institutions religieuses, de couvents, d'écoles, etc. , ont été un refuge pour de nombreux juifs. La thèse historiquement exacte d'une adhésion d'une partie de l'Église en France au pétainisme, tout comme l'existence d'un sentiment antijuif répandu dans une partie de la société ne sont pas incompatibles avec la volonté de sauver des juifs. Cette étude historique inédite repose sur la consultation systématique d'archives : elle met à jour le soutien clandestin de certains évêques à ces entreprises de sauvetage (qu'il s'agisse de délivrer des certificats de baptême, d'offrir un hébergement, une nouvelle identité ou de trouver des familles d'accueil, etc. ) Un soutien que le pape Pie XII connaissait et appuyait. Elle montre aussi la puissance du réseau ecclésial dans le déploiement de certaines solidarités. Un travail de fond sur un engagement largement méconnu, qui dévoile des portraits de héros ou héroïnes ordinaires et oubliés. Un travail salvateur pour la guérison des mémoires.
Biographie de l'auteur Limore Yagil, née en 1961 en Israël, historienne titulaire d'un doctorat de l'Institut d'études politiques de Paris, est maître de conférences à l'université de Haïfa. Elle a publié aux Editions du Cerf : Chrétiens et Juifs sous Vichy (1940-1944). Sauvetage et désobéissance civile (2005). Elle est aussi spécialiste des nouvelles technologies de communication qu'elle enseigne au Canada.
Fils d'un notaire de Montauban, René Bousquet devint en 1929, à l'âge de 20 ans, chef de cabinet du préfet de Tarn-et-Garonne. Sa conduite courageuse au cours de graves inondations en mars 1930 lui valut la Légion d'honneur à titre exceptionnel. De 1930 à 1938, il fait partie de différents cabinets ministériels. Il est nommé en 1940, à l'âge de 30 ans, préfet de la Marne, puis préfet régional, avant d'être appelé par Pierre Laval en avril 1942, comme secrétaire général de la police de Vichy. A-t-il cédé aux exigences allemandes en acceptant de livrer les juifs étrangers en zone occupée ? A-t-il agi de sa propre initiative par un froid calcul de technocrate policier ? Basée sur de nouveaux documents et témoignages, cette biographie reconstitue le contexte de l'époque, en particulier celui de la mise en application de la Solution finale de la question juive à l'échelle européenne, dès 1940. Surtout, il convient de rappeler, ce que de nombreux historiens français oublient que ce n'est pas Vichy qui a pris l'initiative de déporter et d'exterminer les Juifs, mais les nazis qui dominaient toute l'Europe. Vichy a certainement été complice en acceptant la Collaboration d'Etat, mais pouvait-il faire autrement ? A Vichy on a aussi essayé de limiter la mainmise allemande, on a discuté et tenu tête aux Allemands. Si 75 % des Juifs ont eu la vie sauve en France, c'est d'une part parce que des Français et des Françaises ont eu le courage de désobéir et de secourir des Juifs, et c'est aussi parce qu'à Vichy, certains n'appliquaient pas avec zèle les lois et ont pris des initiatives pour faire échouer les plans de déportations des Allemands. Bousquet fait partie de ces fonctionnaires - ministres, secrétaires d'Etat, policiers, gendarmes, maires, préfets - qui ont eu le courage d'agir discrètement à l'encontre des exigences du gouvernement de Vichy et des autorités allemandes. Cette biographie propose une histoire plus nuancée et vient combler les "trous noirs" de l'historiographie.
Clément de Metternich est un prince de la diplomatie du XIXe siècle. Allemand de la vallée du Rhin, par son père, et Alsacien par sa mère, il va se mettre au service de l'Autriche pendant toute sa carrière. Il servira les Habsbourg pendant près de 40 années en tant qu'ambassadeur puis ministre des Affaires étrangères. Metternich cumulera ces fonctions diplomatiques avec celles de chancelier sur les 27 dernières années de son parcours qui s'arrête en 1848, chassé qu'il est du pouvoir par la Révolution. Pendant la première partie du XIXe siècle, il aura été l'homme fort de l'Empire d'Autriche. Son principal adversaire, jusqu'en 1815, sera l'empereur Napoléon Ier. Il le craint et donne l'impression qu'il se soumet à lui. Il favorise son mariage avec Marie-Louise, la fille de l'empereur d'Autriche, François II. En fait, Metternich va sournoisement combattre l'empereur des Français et va exploiter ses erreurs pour obtenir, avec les autres pays européens, sa reddition. Napoléon comprend à qui il a affaire et assez tôt, il dira de lui : "Monsieur de Metternich ment très bien, il est tout près d'être un homme d'Etat". Grand manipulateur, grand séducteur, Metternich saura convaincre aussi bien les hommes politiques que les femmes. Il aura trois épouses légitimes et, successivement, au moins une douzaine de maitresses officielles, pour la plupart impliquées dans la diplomatie européenne. En 1815, le Congrès de Vienne, qu'il préside, sera le moment fort de sa carrière. Face aux souverains et aux chefs de gouvernement du moment, il usera de ses exceptionnels talents de négociateur pour remettre les pays européens dans des frontières équilibrées. Ce continent sera orienté sur le chemin de la paix grâce au "système Metternich". Ce dictionnaire pédagogique de deux cent soixante notices vous aidera à découvrir et à comprendre les multiples facettes de ce personnage, européen avant l'heure, qui est aussi complexe que fascinant. La vie de Metternich est plus extravagante que la plupart des histoires romancées
Reconnu dans divers supports de presse, ainsi qu'à la télévision, Hervé Lapous a décidé de rompre les préjugés du viager en créant un ouvrage original basé sur ce qui n'a jamais été écrit auparavant et portant principalement sur la physiologie du viager. Pour lui, il est important de comprendre et d'anticiper sur les bouleversements économiques qui sont en train de croître dans notre société. L'idée de faire un nouveau guide du viager alors que tout semble avoir déjà été écrit sur le sujet lui est venue naturellement du fait de ce que la documentation disponible traite principalement de l'exécution du contrat de viager en méconnaissant singulièrement les raisons qui poussent au choix de ce mode de vente ou d'acquisition immobilière. Il y a en effet une philosophie du viager qui gagne à être exposée parce qu'elle concernera un nombre croissant d'acteurs économiques au vu des changements considérables qui affectent la vie quotidienne de nos contemporains. Plusieurs chapitres traitent plus particulièrement du viager financier et du viager mobilier. De la même manière que l'on peut acheter un immeuble en viager, il est loisible de faire l'acquisition soit d'un meuble soit d'un capital monétaire dont le prix sera également converti selon la même logique en rente viagère. La vente en viager se prépare donc à être dans les années qui viennent l'innovation la plus marquante des pratiques financières des hommes d'affaires comme des ménages. Le présent ouvrage est en outre pourvu d'une table générale des taux de conversion applicables aux rentes viagères selon l'âge des vendeurs.
Pinot Anne ; Réveillard Christophe ; Guillebon Ala
Le retour de la Russie sur l'échiquier géopolitique est une actualité qui nous interroge, tant les évolutions sont rapides et les changements profonds. Après avoir analysé les déterminants intérieurs de la Russie, l'ouvrage évoque les rapports qu'entretient le pays avec son "étranger proche" puis la projection de sa géopolitique dans une dimension mondiale. Fruit de nouvelles études sur l'actualité des fondamentaux de la puissance russe - le territoire, l'appareil militaire et la richesse énergétique - ce travail complète également les connaissances à propos des questions de démographie et de cohésion sociale et religieuse.