Le monde perdu de la culture yiddish et des shtetls d'Europe de l'Est, ramené à la vie dans un récital qui célèbre l'irrépressible force créatrice du souvenir. D'après la Kabbale, un dibbouk est un esprit malin qui hante un individu au point de s'insinuer dans son corps et de ne plus s'en détacher. Le metteur en scène et comédien David Bursztein affirme qu'il a en lui un dibbouk, et même plusieurs. Mais ils sont fort heureusement des plus bienveillants : ce sont eux, portés par les vents amicaux du souvenir et de la transmission par les anciens, qui l'inspirent et l'accompagnent lorsqu'il interprète avec son quintet les chansons en yiddish de Welt. "Tendres et lucides, nostalgiques et caustiques, les histoires et les chansons yiddish du shtetl ravivés par la verve douce-amère de David Bursztein, par les sanglots du violon, de la contrebasse ou de la scie musicale, et par quelques autres sonorités d'Europe de l'Est comme le cymbalum et l'orgue de barbarie.» Télérama sortir.
Date de parution
06/07/2015
Poids
100g
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EAN
9782336297309
Titre
WELT, HISTOIRES ET CHANSONS DU YIDDISHLAND
Auteur
Bursztein David
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
100
Date de parution
20150706
Nombre de pages
0,00 €
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Extrait Extrait de l'introduction L'EXPÉRIENCE DE YONAH Parmi l'infinité potentielle des interprétations de la parabole Yonah, je réduirai mon étude à la recherche de l'aspect didactique de ce récit et laisserai délibérément de côté la question de sa signification historique. Quelle expérience ce récit Yonah enseigne-t-il ? En quoi peut-elle être considérée comme une expérience de salut ? Je m'interrogerai sur plusieurs références et assertions. - Que signifie dans le récit la référence au fait que Yonah soit nommé fils d'Amitaï, lequel annonçait à Jéroboam II qu'Israël atteindrait avec lui sa plus grande extension ? - Que signifie la référence à Ninvéh (Ninive) ? Pourquoi Yonah doit-il aller la sauver, comme Tyr ou comme Sodome furent sauvées ? - Si Ninvéh (Ninive) est comme Sodome, quelle est la faute dont elle doit se repentir ? - En quoi précisément l'expérience de Yonah représente-t-elle une expérience de salut ? - Pourquoi faut-il transmettre cette expérience au monde, dans le cas de Yonah à Ninvéh (Ninive) ? - Quel est le lien entre Yonah l'Hébreu, la nation Israël et les autres nations ? -Pourquoi attribuer à Yonah l'Hébreu le titre de prophète ? La mission prophétique de Yonah concernant le salut s'adresse-t-elle à tous les hommes, ou seulement à ceux qui ont un rapport à leur vérité interne ? - Peut-on inférer à partir du récit de Yonah qu'il existerait une sorte d'expérience transhistorique de salut, de salut pour les individus et de salut pour les nations ? Il me semble, à partir de ces questions, qu'opérer un rapprochement entre psychanalyse - comme expérience moderne de salut dans un contexte laïque - et Bible hébraïque permet de saisir dans sa radicalité l'expérience antique de salut que le récit Yonah cherche à transmettre. En retour, le texte biblique n'indique-t-il pas que toute expérience de salut s'accompagne d'un devoir de transmission ? Le récit indique que la mission ordonnée à Yonah consiste à crier contre Ninive et à dire que le mal ne peut être toléré. La mission de Yonah consiste donc à rappeler à l'ordre ceux qui fautent, ceux qui font le mal.
Confronté aux philosophes qui banalisent le nazisme et son expression comme Shoah en posant la thèse fausse qu'il n'existerait que des degrés dans le mal, je veux réaffirmer la thèse de l'existence d'un absolu pervers dans le mal. Mal qui génère ce que la Bible hébraïque appelle la haine gratuite, sinat-hinam, haine portée de génération en génération, à l'encontre du Nom-du-Père. Partant d'une réflexion sur deux catégories, celle du nazisme, comme objet d'histoire, celle de la Shoah comme objet de mémoire, mon questionnement portera sur le caractère étrange du mal qui les caractérise, mal politique comme tyrannie, mal subjectif comme haine sadique inconsciente détachée de tout amour à l'égard du prochain.
On peut enfin appréhender la véritable spécificité de la psychanalyse par rapport aux psychothérapies. Il ne s'agit pas seulement d'une simple question de méthode concernant la pratique ; ni même d'une différence portant sur les finalités respectives. La différence essentielle porte fondamentalement sur la vérité de l'être humain. Pour l'auteur, cette différence est une incommensurabilité puisque, pour la psychanalyse, cette vérité de l'être humain se trouve être dans la division incessante du sujet-de-l'inconscient, à la fois objet de son fantasme incestueux et objet de son fantasme de désir. Or, l'importance historique de la psychanalyse tient au fait qu'elle conçoit jus-tement ce sujet se divisant sans cesse comme un être de savoir. Aussi est-ce en tant que procédure dirigée et conduite par un psychanalyste, c'est-à-dire par un être affecté d'une formation de savoir voisine de celle du psychanalysant, qu'elle peut transformer le patient. Cette thèse profondément théorique sur l'incommensurabilité entre psychanalyse et psychothérapies a pour conséquence pratique qu'on ne peut en aucun cas classer la psychanalyse parmi les psychothérapies.