Expérience hébraïque antique du salut et psychanalyse. Sur Yonah-Jonas
Bursztein Jean-Gérard
HERMANN
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EAN :9782705670238
Extrait Extrait de l'introduction L'EXPÉRIENCE DE YONAH Parmi l'infinité potentielle des interprétations de la parabole Yonah, je réduirai mon étude à la recherche de l'aspect didactique de ce récit et laisserai délibérément de côté la question de sa signification historique. Quelle expérience ce récit Yonah enseigne-t-il ? En quoi peut-elle être considérée comme une expérience de salut ? Je m'interrogerai sur plusieurs références et assertions. - Que signifie dans le récit la référence au fait que Yonah soit nommé fils d'Amitaï, lequel annonçait à Jéroboam II qu'Israël atteindrait avec lui sa plus grande extension ? - Que signifie la référence à Ninvéh (Ninive) ? Pourquoi Yonah doit-il aller la sauver, comme Tyr ou comme Sodome furent sauvées ? - Si Ninvéh (Ninive) est comme Sodome, quelle est la faute dont elle doit se repentir ? - En quoi précisément l'expérience de Yonah représente-t-elle une expérience de salut ? - Pourquoi faut-il transmettre cette expérience au monde, dans le cas de Yonah à Ninvéh (Ninive) ? - Quel est le lien entre Yonah l'Hébreu, la nation Israël et les autres nations ? -Pourquoi attribuer à Yonah l'Hébreu le titre de prophète ? La mission prophétique de Yonah concernant le salut s'adresse-t-elle à tous les hommes, ou seulement à ceux qui ont un rapport à leur vérité interne ? - Peut-on inférer à partir du récit de Yonah qu'il existerait une sorte d'expérience transhistorique de salut, de salut pour les individus et de salut pour les nations ? Il me semble, à partir de ces questions, qu'opérer un rapprochement entre psychanalyse - comme expérience moderne de salut dans un contexte laïque - et Bible hébraïque permet de saisir dans sa radicalité l'expérience antique de salut que le récit Yonah cherche à transmettre. En retour, le texte biblique n'indique-t-il pas que toute expérience de salut s'accompagne d'un devoir de transmission ? Le récit indique que la mission ordonnée à Yonah consiste à crier contre Ninive et à dire que le mal ne peut être toléré. La mission de Yonah consiste donc à rappeler à l'ordre ceux qui fautent, ceux qui font le mal.
Nombre de pages
102
Date de parution
10/07/2010
Poids
149g
Largeur
140mm
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EAN
9782705670238
Titre
Expérience hébraïque antique du salut et psychanalyse. Sur Yonah-Jonas
Auteur
Bursztein Jean-Gérard
Editeur
HERMANN
Largeur
140
Poids
149
Date de parution
20100710
Nombre de pages
102,00 €
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En psychanalyse, la difficulté tient au fait que la transmission de la vérité du freudisme nécessite d'approfondir sans cesse son objet nommé inconscient. Il faut, pour cela, se confronter aux contraintes formelles sous lesquelles se déploie cet objet. Ce fut la démarche de Jacques Lacan. Pour avoir reformulé cet objet l'inconscient et lui avoir associé une théorie psychanalytico-mathématique tant de sa genèse que de son développement et de ses modes de fonctionnement, Lacan est devenu le successeur de Freud. C'est à partir de ses hypothèses, notamment de la dernière, connue sous la désignation de l'hypothèse (R, S, I,) sur la structure subjective, que nous tenterons à notre tour de présenter cet objet de la psychanalyse. Dans cette perspective, nous avons tout d'abord voulu réfléchir sur les éléments constituant le noyau de la théorie freudienne.
Confronté aux philosophes qui banalisent le nazisme et son expression comme Shoah en posant la thèse fausse qu'il n'existerait que des degrés dans le mal, je veux réaffirmer la thèse de l'existence d'un absolu pervers dans le mal. Mal qui génère ce que la Bible hébraïque appelle la haine gratuite, sinat-hinam, haine portée de génération en génération, à l'encontre du Nom-du-Père. Partant d'une réflexion sur deux catégories, celle du nazisme, comme objet d'histoire, celle de la Shoah comme objet de mémoire, mon questionnement portera sur le caractère étrange du mal qui les caractérise, mal politique comme tyrannie, mal subjectif comme haine sadique inconsciente détachée de tout amour à l'égard du prochain.
On peut enfin appréhender la véritable spécificité de la psychanalyse par rapport aux psychothérapies. Il ne s'agit pas seulement d'une simple question de méthode concernant la pratique ; ni même d'une différence portant sur les finalités respectives. La différence essentielle porte fondamentalement sur la vérité de l'être humain. Pour l'auteur, cette différence est une incommensurabilité puisque, pour la psychanalyse, cette vérité de l'être humain se trouve être dans la division incessante du sujet-de-l'inconscient, à la fois objet de son fantasme incestueux et objet de son fantasme de désir. Or, l'importance historique de la psychanalyse tient au fait qu'elle conçoit jus-tement ce sujet se divisant sans cesse comme un être de savoir. Aussi est-ce en tant que procédure dirigée et conduite par un psychanalyste, c'est-à-dire par un être affecté d'une formation de savoir voisine de celle du psychanalysant, qu'elle peut transformer le patient. Cette thèse profondément théorique sur l'incommensurabilité entre psychanalyse et psychothérapies a pour conséquence pratique qu'on ne peut en aucun cas classer la psychanalyse parmi les psychothérapies.
Le truc analytique ne sera pas mathématique ", annonce Lacan dans Encore. Cette affirmation célèbre a amené un grand nombre de spécialistes à considérer qu'il est possible de faire une analyse sans recourir aux mathématiques. Contrairement à ce préjugé, l'auteur montre que la topologie et le formalisme visant le réel du mouvement subjectif deviennent des problématiques psychanalytiques nécessaires à l'extension de la théorie et à la reformulation de sa terminologie. Il ne s'agit pas là d'une bipolarité entre psychanalyse et mathématiques, mais d'une intrication formelle nécessaire à l'enseignement de la psychanalyse. Autrement dit, la topologie subjective apporte, dans une saisie momentanée, une aperception locale de la structure qui vaut comme consistante.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.