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Revue d'histoire maritime N° 34 : Mer et Mobilités (XIVe-XXe siècle)
Augeron Mickaël
SUP
24,99 €
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EAN :9791023107807
Indissociable du voyage maritime, la question des mobilités renvoie à des réalités fort diverses au sein de navires qui accueillent, le temps de la traversée, autant de microsociétés, aux contours variables, avec leurs inégalités et parfois leurs règles propres. Nombreux sont les motifs qui poussent à prendre la mer : la pêche et le commerce, bien sûr, mais aussi, via le jeu des migrations, l'espoir d'une vie meilleure, les opportunités de travail, la soif de terres ou de richesses, le désir de vivre une identité propre en toute liberté, ou tout simplement la nécessité de subvenir aux besoins d'une famille restée au pays. D'autres partent par goût de l'aventure, pour reconnaître de nouveaux horizons géographiques, pour fuir la misère ou la répression... Quand ils ne sont pas embarqués de force ! En plus des enjeux liés à la circulation des hommes et des navires, il convient de s'interroger sur les conditions de navigation, mais aussi, plus généralement, sur la vie à bord - ce qui renvoie fort logiquement au rapport entre voyage maritime et expérience vécue. Qu'elles soient imposées ou qu'elles résultent d'un choix individuel, familial ou communautaire, ces mobilités laissent des traces - souvent indélébiles - dans les corps, les esprits ou les attitudes. Pour beaucoup, la traversée est vécue comme une aventure périlleuse, surtout par les "terriens", qui font l'apprentissage de la mer, avec une succession d'épreuves, physiquement éprouvantes, et parfois même psychologiquement terrifiantes. L'arrivée à quai peut alors être perçue comme une véritable libération...
Nombre de pages
280
Date de parution
17/07/2024
Poids
554g
Largeur
159mm
Plus d'informations
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EAN
9791023107807
Titre
Revue d'histoire maritime N° 34 : Mer et Mobilités (XIVe-XXe siècle)
Auteur
Augeron Mickaël
Editeur
SUP
Largeur
159
Poids
554
Date de parution
20240717
Nombre de pages
280,00 €
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Les huguenots sont présents sur la scène américaine dès le XVIe siècle. Outre la guerre de course, ils pratiquent le troc avec les Amérindiens et s'adonnent au commerce interlope avec les colons ibériques. Ils participent aux tentatives d'implantation françaises dans la vallée du Saint-Laurent, au Brésil et en Floride. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, ils tiennent un rôle de premier plan dans l'expansion maritime et coloniale du royaume de France. Mais nombre d'entre eux, surtout après la révocation de l'édit de Nantes (1685), contribuent aussi au développement des colonies anglaises et néerlandaises. Qu'ils aient été pasteurs, marins, soldats, planteurs, administrateurs ou marchands, ils ont marqué de leur empreinte bien des territoires, laissant, au fil des générations, des traces patrimoniales durables, tant dans les paysages que dans les mémoires collectives. Mythifié par les uns, méconnu par les autres, cet héritage n'en constitue pas moins un vecteur identitaire pour les descendants de huguenots et un formidable levier pour le développement économique des territoires (tourisme). Cet ouvrage s'interroge sur les enjeux et les modalités de mise en valeur d'une mémoire collective qui se révèle parfois éloignée de la réalité historique.
Celle qu'on baptise "Ré la blanche" est l'une des îles les plus courtisées de France. Il faut dire qu'il s'en dégage un charme unique. Qu'on se balade à bicyclette le long du littoral jusqu'au phare des Baleines, au milieu des bois de pins, des champs de coquelicots et des vignes ou bien au bord des marais salants où la mer se marie à la terre, on ne peut être que frappé par la beauté préservée des paysages rétais et l'harmonie de ses villages. Saint-Martin, Loix, Ars, La Flotte, Sainte-Marie, Rivedoux, Les Portes, Saint-Clément, La Couarde, Le Bois : grâce à des règles d'urbanisme strictes, ces dix villages ont su garder intacte leur authenticité. Ile ou presqu'île ? Terre de paysans-pêcheurs ou villégiature pour stars ? Ré est tout cela à la fois. C'est cette double identité, maritime et rurale, que montre ce beau livre écrit par deux spécialistes de l'histoire rétaise. Les textes comme les très belles photos qui les accompagnent mettent en valeur le patrimoine naturel et culturel de l'île. En fin d'ouvrage, un carnet de voyage donne toutes les informations nécessaires sur les lieux à visiter.
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les relations entre la France et la Nouvelle-France se sont avant tout concentrées sur quelques espaces privilégiés. Les ports de La Rochelle, Rochefort, Les Sables d'Olonne, Bordeaux ou Nantes, du côté français, Québec, Plaisance ou Louisbourg, du côté canadien, occupent une place centrale dans l'animation de ces échanges (économiques, culturels, migratoires, diplomatiques) : la pêche à Terre-Neuve, la guerre et le commerce y soutiennent une intense activité, qui contribue au dynamisme de tout un ensemble de ports secondaires et à la formation de sociétés littorales originales. Profondément distendues après la conquête anglaise et le traité de Paris (1763), ces relations reprennent au XIXe siècle, la France et ses anciennes colonies jouant désormais de leur histoire commune pour se projeter, ensemble, vers l'avenir. C'est à l'étude de ces liens riches et complexes que s'attache la vingtaine de textes rassemblés ici. La redéfinition actuelle du concept d'histoire atlantique en légitime la relecture, tout en favorisant les approches comparatives. Encore trop souvent oubliée, l'identité maritime de la Nouvelle-France - Acadie incluse -, avec ses héritages contemporains, s'impose elle-même comme un front pionnier de l'historiographie franco-canadienne.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.