Sur différents terrains que la conteuse nous donne à imaginer, nous suivons Djetty la Manouche. Personnage haut en couleurs, c'est une Ancienne, tendre envers les siens, débordante d'énergie, mais partagée entre sa joyeuse ouverture au monde et cette sourde colère qui ne la quitte pas. Mémoire vivante des camps d'internement de Montreuil-Bellay et d'ailleurs, elle projette un passé douloureux sur un présent trop souvent dramatique. Elle a cependant la force de rire des aléas de sa route. De rencontre en rencontre avec Mathieu le jeune Gadjo, Djetty dessine, pour adultes et adolescents, la réalité de la vie quotidienne des Gens du Voyage d'aujourd'hui. Au fil des scènes, le conte fait de nous des témoins de leurs problèmes, de leurs espoirs, de leurs traditions, de leur dignité malgré l'insécurité et la précarité de leur vie ; il va ainsi peu à peu nous initier à une culture méconnue.
Nombre de pages
198
Date de parution
30/06/2014
Poids
179g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782904201691
Titre
Djetty la Manouche : Conte théâtral
Auteur
Valignat Jeanine ; Mingot-Tauran Françoise
Editeur
WALLADA
Largeur
110
Poids
179
Date de parution
20140630
Nombre de pages
198,00 €
Disponibilité
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Un texte incisif et instructif sur l'art d'avoir raison lorsque que l'on doit convaincre en politique et ailleurs. Ce texte, issu à d'une pièce de théâtre, propose une méthode, qui, si elle est suivie à la lettre, permet d'emporter n'importe quelle élection. S'encombrant assez peu d'éthique, mais s'appuyant sur les grandes personnalités de notre époque, il transmet tous les outils nécessaires pour réussir une campagne.
Aujourd'hui, il est là, cet enfant venu de nulle part, remplissant l'espace autour de moi de son immense corps d'adolescent trop vite grandi, de son regard noir tourmenté d'indicibles craintes, de colères muettes, d'humiliation secrète. Tu vivais en ville ? Oui. A Kinshasa. J'ai seulement vu le fleuve quand on devait traverser pour fuir. C'est là que ça s'est passé. Le Congo, je sais pas comment il est fait. Je sortais jamais de la ville. A nouveau, le silence. Je n'ose l'interroger. Je me dis que je dois prendre le temps. Nous avons trois mois devant nous avant de devoir déposer la demande d'asile. Trois mois pendant lesquels tout doucement, comme on apprivoise un oiseau, je dois essayer de l'apprivoiser. Au sortir de la Préfecture, je ne savais pas en le ramenant chez moi que le fragile équilibre de ma vie serait à ce point bouleversé par sa présence. Il est devenu en peu de temps l'épicentre de tous mes questionnements sur les dérives de notre humanité. Aujourd'hui, à cause de lui, les enfants " shégués " ont émergé de mon ignorance des autres. Ils sont là à tout instant, ils sont là avec leurs visages tourmentés, leurs corps malingres marqués de stigmates. Leur silence recouvre tous les bruits, les rend insupportables. D'eux j'ignorais tout, avant que Glany ne m'en parle. Car d'eux personne ne parle. Les " shégués " sont les enfants du silence. Quand je l'avais interrogé, Massamba avait baissé la tête et je l'avais vu trembler. Mais il s'était tu. Peut-être est-ce à leurs côtés que Glany a appris à se taire. Les mots ont jailli au moment où je m'y attendais le moins. "
Victoria Thérame, née à Marseille dans une famille franco-italienne, écrit depuis l'adolescence. Elle publie à vingt-deux ans chez Julliard son premier roman. Une vingtaine de titres paraissent ensuite, surtout aux Editions des Femmes. Bien accueillie à l'étranger, elle est distinguée par de nombreux prix et traductions. Son style novateur a très vite fait l'objet d'études. Elle mène parallèlement à cette oeuvre un combat social et féministe.
Là où la terre s'ouvre sur la mer, tout est possible. Mais un goût d'amertume est le prix à payer pour tant de liberté. Après la publication, en 2009, d'un roman historique de longue haleine (ZOTOS l'Athénien, ou le silence des dieux), Robert Blondel aborde ici la forme courte de la nouvelle. Depuis les rivages marins, il nous entraîne aussi bien aussi bien dans la relecture émouvante d'un grand mythe que dans l'imprévu de récits très contemporains C'est parfois une rencontre presque banale, celle de deux êtres qui ne se reverront plus, mais partagent en silence un secret (François-René). Si l'homme accueilli sur la rive par celle qui ne l'espérait pas se dérobe à son destin, lequel des deux va mourir (La dernière escale) ? La plage, c'est aussi le lieu où, comme des épaves, viennent s'échouer les souvenirs de ce qui nous a donné notre force (En face), de ce qui nous a meurtris (L'aquarelle), ainsi que les simples impressions ressurgies de l'enfance (Marée montante) et de l'adolescence, même si notre mémoire les a déformés ou enfouis (Avec le temps...). Le danger qui nous y guette n'est pas toujours celui attendu, que l'on imagine devoir affronter les hommes (Une liberté folle) ou les fortunes de mer (Passé décomposé). .