Que faire pour aider les personnes de la rue ? Donner de l'argent ? Offrir un hébergement ? Interpeller le monde politique ? Sensibiliser les citoyens ? Convoquer les médias ? Face aux enjeux de l'exclusion et à l'ampleur de la tâche, dois-je culpabiliser ? Me résigner ? Me révolter ? Depuis 25 ans, l'association "Aux Captifs, la libération " apporte une réponse singulière à ces interrogations, en rencontrant les personnes de la rue - SDF, prostitué(e)s et jeunes errants - sur leurs territoires de vie - la rue, les bois, le trottoir. Bénévoles et salariés de ce mouvement d'Église font l'expérience d'une rencontre à " mains nues ", gratuite, fidèle, inconditionnelle, avec les pauvres. Une relation de c'ur à c'ur dont l'objectif n'est pas tant d'assister, sauver, convertir que de rencontrer, accompagner, révéler. Afin de restaurer chacun dans sa dignité d'être libre, vivant, aimant. Parce que la souffrance des gens de la rue ne s'arrête pas à leur seule détresse économique et matérielle, mais qu'elle renvoie bien plus profondément à une blessure d'Amour, à une injustice spirituelle, aux dysfonctionnements de notre société et, en fin de compte, à nos propres pauvretés. Puisant ses fondements dans l'anthropologie chrétienne, cette approche incarnée de la Charité réconcilie regard d'Espérance et compétences professionnelles. Une démarche qui renouvelle la réflexion sur ce sujet crucial, bien au-delà de l'urgence humanitaire et des logiques de solidarité présentes aujourd'hui dans le paysage caritatif français.
Avec le débat sur l'allongement de la vie ou de l'avenir du système hospitalier, la question du soin est à la mode. A travers la problématique anglo-saxonne du care, philosophes, psychologues ou soignants s'emparent du sujet et même des hommes ou femmes politiques comme Martine Aubry ne sont pas sans en parler. L'auteur ne se contente pas de donner une définition, il met l'accent sur un enjeu de taille pour nos sociétés: soit le soin sera soumis à des contraintes purement économiques, au risque d'en laisser beaucoup de côté, soit il saura, sans irréalisme, intégrer la dimension humaine et spirituelle. Avec beaucoup de pédagogie et de clarté, Jean-Guilhem Xerri ressitue les grandes évolutions et les enjeux du soin aujourd'hui, dans un monde de progrès technologiques très avancés où se font jour des besoins et des exigences nouvelles.
Comment affronter les crises sans s'effondrer, mais en y puisant une force nouvelle ? Fort de son expérience de thérapeute et de son engagement dans l'accompagnement humain et spirituel, Jean-Guilhem Xerri propose bien plus qu'un livre : un guide de résistance intérieure. À l'heure où la santé mentale vacille, il montre comment, en transposant à l'âme les principes de l'entraînement physique, retrouver souffle, endurance et souplesse face aux épreuves. Exercices concrets, sagesse pratique, approche accessible : une véritable gymnastique spirituelle pour ne plus être désarmé face au pire. Un manuel de santé intégrale pour réapprendre, enfin, à respirer la vie vraie. Biologiste médical, psychanalyste et coach, Jean-Guilhem Xerri a intégré dans sa pratique la méditation. Ancien interne des hôpitaux de Paris et diplômé de l'institut Pasteur, il est l'auteur de nombreux ouvrages au Cerf, dont Prenez soin de votre âme et (Re)vivez de l'intérieur.
Le psy du soin de l'âme tire les leçons de la crise actuelle. Le maître du re-vivre vous prépare aux nouvelles crises de demain. Il se fait votre coach pour que vous ne soyez plus désarmés et vous livre ses meilleurs exercices de gym intérieure pour que vous réappreniez à respirer le Souffle de la vie profonde. Malheureusement non-remboursé par la Sécurité sociale. Qu'avons-nous découvert avec la pandémie de Covid ? Sinon que nous n'étions pas prêts et que nous étions dans la situation de sédentaires brutalement sommés de gravir un sommet ? Comment rééduquer des muscles ankylosés ? Retrouver le souffle perdu ? Gagner en endurance ? Se livrer à une gymnastique quotidienne, plaisante et adaptée ? Quels sont les bons exercices conformes à notre situation et à notre ambition ? Tout ce qui vaut pour le corps, vaut pour l'esprit. Le psy du soin de l'âme transpose l'exercice physique à l'exercice spirituel. Maître de sagesse pour aujourd'hui, il se fait votre coach personnel pour que vous ne soyez plus désarmés face au pire. Réapprenez, avec lui, à respirer la vie profonde ! Le traité du bien-être vrai, absolu, autonome (malheureusement non-remboursé par la Sécurité sociale).
Après le succès de Prenez soin de votre âme, voici le guide pratique et compagnon : (Re)vivez de l'intérieur. Apprenez avec les Pères du désert ce que sont : Les fondamentaux de l'intériorité ; Les conditions de l'équilibre intérieur ; Les clés de la croissance spirituelle. Jamais ces maîtres de sagesse et médecins de l'âme ne vous auront paru aussi proches. Grâce à Jean-Guilhem Xerri, ils deviennent ici vos conseillers au quotidien : Explications simples ; : Recommandations concrètes ; Exercices pratiques ; Méditations audios à télécharger. Dès maintenant, (Re)vivez de l'intérieur, votre vie n'aura plus la même saveur !
Jacques Maritain (1882-1973) fut sans doute le plus grand philosophe chrétien du XXe siècle. Né à Paris dans le milieu de la gauche libérale, il découvrit la foi chrétienne avec sa jeune compagne Raïssa (1883-1960), juive issue de l'émigration russe. On peut dire qu'il arma intellectuellement le monde chrétien face aux défis de la modernité, promouvant un humanisme démocratique plus actuel que jamais. Homme et femme de prière, Jacques et Raïssa témoignèrent pour une Église servante et pauvre qui puisse trouver, dans la contemplation de Jésus sur tous les chemins du monde et de la vie, un chemin d'Évangile pour aujourd'hui. Jean Daniel fut marqué par la pensée de Jacques Maritain au grand séminaire de Quimper. Il connut la vie monastique bénédictine, puis il discerne sa vocation à la Chartreuse : celle d'ermite paysan. En 1969, il a un contact direct avec Jacques Maritain qui l'encourage dans sa vocation.
Depuis plus d'un millénaire, l'oeuvre du moine arménien, Grégoire de Narek (940-1003), a accompagné les fidèles de sa nation dans toutes les circonstances de leur vie. On déposait son livre sur l'autel paroissial ; on le lisait au chevet des malades pour obtenir leur guérison ; on en insérait des extraits dans la liturgie de la messe. Si l'on partait en voyage, on en recopiait quelques pages, qu'on gardait sur soi comme viatique contre les craintes et les périls. Presque inconnu en Occident jusqu'au milieu du XXe siècle, saint Grégoire de Narek a été proclamé docteur de l'Eglise universelle en 2015. Il enseigne l'art de parler à Dieu des profondeurs du coeur, en nous présentant devant lui avec une sincérité exempte de pharisaïsme. Si nous sommes tous sauvés en Christ, nous partageons solidairement toutes les fautes de nos semblables. Nous sommes tous impliqués dans la même chaîne de prières, jusqu'à la fin des temps, en une démarche de contrition profondément libératrice.
A 36 ans, je redécouvre un monde devenu presque "étranger" : le monde de la nourriture apaisée, le monde de la vie restaurée, un monde qui ne ressemble finalement qu'à celui de nouvelles faims. D'appétits furieux de sens et de désirs retrouvés, de boulimie de vie intérieure. Je passe devant ces toilettes qui ne servaient à rien sauf à ma destruction, à ma douleur et à mon apaisement. (...) Dans quelle prison faut-il se trouver pour se sentir menacée et dérangée pour une bouchée ? Une prison mentale qui s'appelle l'anorexie et sa meilleure copine la boulimie. Deux "personnes" qui avaient pris possession de mon cerveau, de mes comportements, de mon être tout entier jusqu'à éclipser ce que j'étais réellement. Deux personnes qui ont dominé ma vie pendant plus de dix ans. Qui m'ont fait sombrer dans l'horreur du gouffre, de la vase et de la boue. Qui m'ont dépouillée entièrement physiquement et mentalement".
Ils s'appellent Denko, Bintou, Jonathan. Ils viennent d'Afrique noire, d'Europe de l'Est, du Maghreb. A 16 ans, parfois plus jeunes encore, ils ont fui la guerre, des menaces pesant sur leurs familles, la misère. Le drame de l'exil les a endurcis, a broyé leur innocence. Au titre de la protection de l'enfance, la France reconnaît des droits à ces garçons et filles, mineurs étrangers non accompagnés (MNA) le droit à bénéficier d'une assistance et d'un hébergement, le droit à être scolarisé. Mais faire appliquer ces droits est un long combat, d'abord parce que les administrations mettent systématiquement en doute l'âge de ces jeunes, qu'ils soumettent à des tests osseux pourtant très controversés, ensuite parce que le droit de rester en France leur est souvent refusé à la majorité. Membre du Réseau Education Sans frontières (RESF) depuis 2008, et fondatrice des associations Eole en 2018 et Hébergeurs Solidaires et Parrains Engagés (HéSoPE) en 2019, Marie-Pierre Barrière se bat à leurs côtés. Comme citoyenne et comme chrétienne, elle témoigne avec force de sa foi en ces jeunes encore à l'aube de leur vie, et défend un autre projet de société : celui de l'ouverture et de l'inclusion, à rebours de la politique actuelle de durcissement des conditions d'accueil et de fermeture des frontières.