Quelle image retenir de François de Wendel : celle du chef de la Maison sidérurgique lorraine, de 1906 à 1949, ou celle d'un homme politique de droite, député puis sénateur, meneur dans l'ombre du camp conservateur ? Doit-on considérer surtout sa très longue présidence du Comité des Forges ou plutôt son action, pendant vingt-trois ans, au Conseil de régence de la Banque de France ? Ces fonctions assumées et ce pouvoir supposé ont fait de lui la cible de tous ceux, à gauche comme à droite, qui combattaient l'influence des " puissances d'argent ". Homme public mais discret, voire secret, il a été plus cité que connu et compris. A-t-il réellement retardé, pendant la Grande Guerre, le bombardement de ses usines du bassin de Briey ? L'accusation, qui reparaît épisodiquement de 1919 à 1949, est symptomatique du procès en trahison qui, d'un après-guerre à l'autre, lui a été fait. Image contre image, François de Wendel et les siens ont toujours revendiqué un patriotisme intransigeant et une vigilance continue à l'égard de l'Allemagne, qu'elle fût impériale, républicaine ou nazie. Le plus parisien des Lorrains a été également soucieux de quadriller son territoire industriel et de pratiquer un paternalisme efficace. Bien qu'attentif à l'innovation technique, il ne mettait cependant rien au-dessus de l'indépendance et de la continuité de sa Maison, au risque de réagir avec retard aux changements de sa branche d'industrie. Il se sentait en effet comptable de plus de deux siècles d'histoire d'une dynastie et d'une profession qu'il a personnifiées. Après lui, l'une et l'autre changent. Il aura été le dernier maître de forges.
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Nombre de pages
298
Date de parution
21/03/2001
Poids
310g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782724608052
Titre
François de Wendel
Auteur
Woronoff Denis
Editeur
SCIENCES PO
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125
Poids
310
Date de parution
20010321
Nombre de pages
298,00 €
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Troisième tome de l'Histoire de la France contemporaine, c'est aussi le troisième volet du tryptique sur la Révolution française. Comme pour les autres ouvrages de la série, on s'est efforcé, ici, de retracer l'histoire la plus globale de la France entre ces deux moments dramatiques que sont les deux coups d'État de Thermidor et de Brumaire. On s'est pourtant appliqué à conjoindre le récent ou l'événementiel qui restent indispensables, et l'analyse sociale, économique, et idéologique en évitant les « tiroirs ».Ce troisième tome de l'histoire de la France contemporaine nous conduit du 9 Thermidor (juillet 1794) au 18 Brumaire (novembre 1999). Sous l'instabilité politique dont profitera finalement l'ascension de Napoléon Bonaparte, l'auteur nous présente une période plus originale et plus créative que le simple épisode de transition qu'on s'était habitué à considérer en elle.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
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Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.
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