Annales bergsoniennes. Tome 3, Bergson et la science
Worms Frédéric ; Bianco Giuseppe ; Corsini Frances
PUF
30,50 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782130557111
Qu'y aura-t-il de plus surprenant, dans ce troisième volume des " Annales bergsoniennes " ? Sans doute, d'abord, les textes inédits ou introuvables sur lesquels il s'ouvre. Ainsi le cours de Bergson sur Leibniz n'est-il pas seulement un document historique. Ce qui s'y joue, c'est le rapport entre deux conceptions du possible, ou du passage du possible au réel, entre lesquelles tient toute la différence entre deux métaphysiques : ce qui assure ce passage, est-ce en effet le " principe de raison " (qui expliquerait que " quelque chose existe plutôt que rien ") ou une " poussée " interne au possible même, une tendance réelle, une actualisation ? Mais l'article inédit en français publié en 1933 par Cassirer (sur " Les deux sources de la morale ou de la religion ") ou le cours de 1943, jamais réédité, de Canguilhem (sur " L'Evolution créatrice "), attendus comme les classiques qu'ils sont déjà, ne seront pas moins surprenants : il s'agit, là aussi, de rencontres majeures, tendues, qui dessinent les enjeux les plus aigus de la pensée et du siècle. Le dossier " Bergson et la science " surprendra de son côté par sa diversité et son actualité. C'est comme si, enfin, on dépassait le stade du tout ou rien, de l'admiration pour l'information et la rigueur scientifique de Bergson à la critique de son audace ou de ses erreurs, qui ont eu toutes les deux leurs excès, pour entrer dans les problèmes, et dessiner des perspectives, qui sont encore ceux d'aujourd'hui. Les articles de fond sur la biologie, la relativité, la morale, les relations historiques avec Spencer, Ravaisson, Pradines ou Meyerson, parmi d'autres, seront, à cet égard, autant de surprises. D'une question apparemment classique, mais au fond jamais étudiée ( " intuition et sympathie ") à une relation apparemment externe mais qui va au c'ur de l'?uvre (avec Deleuze), en passant par la " santé " chez Bergson et Nietzsche, trois articles inédits surprendront encore. Mais doit-on s'étonner d'être surpris ? N'est-ce pas la marque de toute pensée réelle ...
Nombre de pages
518
Date de parution
22/05/2007
Poids
675g
Largeur
151mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782130557111
Titre
Annales bergsoniennes. Tome 3, Bergson et la science
Auteur
Worms Frédéric ; Bianco Giuseppe ; Corsini Frances
Editeur
PUF
Largeur
151
Poids
675
Date de parution
20070522
Nombre de pages
518,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Nous avons besoin aujourd'hui d'un humanisme vital. Et cela nous ramène à la valeur de l'humain qui est la condition de tout humanisme et sur laquelle on s'est beaucoup trompé. Car cette valeur n'est pas une propriété simple qui excepterait l'humain du vivant ou qui pourrait être écrasée par lui. Elle réside plutôt dans des inventions humaines, réponses toujours perfectibles à tous les dangers vitaux à la fois. Ainsi, cet humanisme est vital non seulement parce qu'il situe l'humain dans le vivant, mais parce qu'il le considère comme nécessaire et urgent, pour la vie de tous les vivants. L'humanisme suppose encore autre chose : un accès universel à tous les humains. Or, ici, nous partageons bien quelque chose mais n'est-ce pas d'abord une inquiétude ? Oui, en effet. C'est même ce qui m'a poussé à vous écrire. Mais je savais, dès que je m'y suis engagé, que cela nous permettrait aussi de rejoindre nos joies". F. W. Dans ces lettres adressées à une amie "inquiète et qui sait penser" , Frédéric Worms explique pourquoi l'humanisme vital est la réponse philosophique aux dangers de notre temps.
Nous savons que ce ne sont pas des pensées comme les autres, ces pensées qui nous relient ou nous séparent les uns des autres, par exemple lorsque je ne cesse de penser à ta venue ou à ton départ ? ou même à ta disparition ?, ou lorsque notre dispute me revient à l'esprit, ou lorsque je dois t'annoncer une épreuve ? ou te déclarer mon amour. Ces pensées ont beau être singulièrement intenses, parmi nos pensées, et singulièrement vitales, dans nos vies, nous les réduisons à des cas isolés, nous n'y pensons plus. Or, le but de ce livre est simple : il consiste à expliquer pourquoi "penser à quelqu'un", ce n'est pas comme penser à "quelque chose", mais pas non plus une exception pour la pensée, ni dans la vie. Bien plutôt un modèle de la pensée, et une orientation dans la vie." Frédéric Worms.
Il est deux manières désormais d'écrire l'histoire de la philosophie en France au XXe siècle. Soit en suivant l'ordre chronologique d'apparition de chacun sur la scène. Soit, à la manière de Frédéric Worms, à travers des moments distincts et cohérents, qui s'organisent autour de problèmes philosophiques précis. Cette histoire ne répond plus à un aboutissement prévisible ou logique, elle est faite de ruptures, d'échos et de reprises. Assurément, l'importance des moments, avec leurs thèmes, leurs courants et leurs modes, tient au prestige de certaines oeuvres et de figures individuelles, si fortes qu'elles en paraissent parfois solitaires. On parle du "structuralisme", de l'"existentialisme", du "spiritualisme", mais on se souvient de Bergson, de Sartre, de Deleuze comme autant de météores. Le retentissement de ces oeuvres renvoie cependant toujours à des problèmes ou des enjeux communs, partagés entre plusieurs oeuvres et positions différentes, en philosophie mais aussi dans la science, l'art, l'histoire. Le XXe siècle philosophique en France a connu trois moments principaux: le moment "1900" (des années 1890 aux années 1930), avec le problème de l'esprit; le moment de la "Seconde Guerre mondiale" (des années 30 aux années 60), avec le problème de l'existence; le moment des "années 60" jusqu'au tournant des années 80, avec le problème de la structure et qui conduit, par une rupture nouvelle, au moment que nous vivons.
Biographie de l'auteur Frédéric Worms est professeur de philosophie à l'université de Lille III et directeur du Centre international d'étude de la philosophie française contemporaine à l'ENS (Paris). Il est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels: La Philosophie en France au XXe siècle (2009) et Le Moment du soin. A quoi tenons-nous ? (2010).
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.