Publié en 1897 sous la signature de Willy, Maîtresse d'Esthètes est un roman à clefs qui, avec autant de brio que d'ironie, nous propose une galerie de personnages représentatifs de certains milieux littéraires et artistiques du Symbolisme : le Théâtre de l'?uvre, le Mercure de France, le Sâr Péladan, Colette, Willy lui-même, etc. Tout cela à travers l'histoire du " collage " du sculpteur Franz Brotteaux avec une jeune esthète frottée de littérature symboliste et de musique wagnérienne, Ysolde Vouillard, dont le tempérament ardent menace de ruiner la santé de son amant. Celui-ci est sauvé in extremis par un ami, qui l'expédie à la campagne, tout en s'occupant, non sans mal, d'écarter Ysolde. Pour qui le fit de nos jours, Maîtresse d'Esthètes reste, par-delà les faits bien réels dont s'est inspiré l'auteur, un texte étourdissant et plein de drôlerie. La grande désinvolture du style n'empêche que le livre soit mené tambour battant et que l'intérêt n'y faiblisse jamais. Remarquable évocation, pleine de vie, de certains milieux symbolistes, qui s'y trouvent épinglés avec tous leurs excès et leurs tics, ce roman ne doit pas être lu comme une caricature gratuite, mais au contraire comme un roman de m'urs, qui donne la mesure des dons d'observation et d'ironie de son auteur.
Date de parution
01/11/1998
Poids
212g
Largeur
121mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782876732063
Titre
MAITRESSE D'ESTHETES
Auteur
WILLY (JEAN DE TINAN
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
121
Poids
212
Date de parution
19981101
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'attitude agnostique peut-elle être dépassée par l'accès à une ou plusieurs intimes convictions d'ordre métaphysique? C'est à cette question que tente de répondre cet ouvrage, en revenant dans un premier temps sur les différents courants de la pensée occidentale, puis en menant une analyse critique de deux grandes religions - le christianisme et le bouddhisme - et enfin en prenant en compte le rôle du matérialisme.
Dans " Helmut Walcha, nuit de lumière " Jean-Willy Kunz et Joseph Coppey racontent la vie extraordinaire de cet illustre organiste et compositeur allemand, né en 1907 et décédé en 1991. Les musiciens trouveront de l'intérêt dans cette lecture fascinante d'autant que de nombreux témoignages allant de Michel Chapuis à Armin Schoof en passant par Lionel Rogg et René Saorgin, pour ne citer que ces quatre prestigieux organistes, apportent à cette biographie exceptionnelle des informations inattendues pour certaines, saisissantes pour d'autres, inimaginables pour la plupart. Les néophytes apprécieront cette histoire bouleversante, hors du commun, édifiante à plus d'un titre, presque invraisemblable et pourtant bien réelle. " Helmut Walcha, nuit de lumière " est un ouvrage concis et rigoureux qui a nécessité de nombreuses années de recherches approfondies. De très nombreuses photographies étayent un texte précis et émouvant ; une lecture captivante qui raconte une existence absolument unique.
La liberté et le déterminisme sont au c'ur des réflexions que soulève cette étude longitudinale qui traverse l'histoire familiale sur trois générations et trente-cinq ans. Deux chemins se dessinent à travers le parcours des familles : celui des ruptures ou des changements et celui des continuités ou de la reproduction socioculturelle. Ces chemins sont-ils mutuellement exclusifs ? S'agit-il de choisir entre la rupture et la continuité ? Ou encore, ces chemins se croisent-ils périodiquement ?Y aurait-il, en alternance, des cycles de changement et de continuité entre les générations ? Telles sont les questions qu'explore l'ouvrage.
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ...