Jack Marshall mène la vie tranquille d'un policier de province. Une femme jolie et dépensière, un boulot stable, un salaire minable qu quelques pots-de-vin rendent décent, et du temps pour aller pêcher dans le bayou, une sorte de lac entre étang et fleuve. Oui, les choses iraient plutôt bien pour lui si, au fond de ce bayou, Jack n'était tombé sur une sirène blonde qui lui tourne la tête, et dont le mari violent et alcoolique, lui, et bien réel. La sirène a un nom, doris. Elle se montre d'abord farouche, puis finit par se laisser séduire. Autant dire que ce jour-là, Jack aurait mieux fait de se casser les deux jambes, car ce coup de foudre va déclencher une véritable tornade. Charles Williams réussit le superbe portrait d'un homme à la personnalité ambiguë. Les difficultés de la vie, sa faiblesse de caractère transforment ce brave type en criminel. Ce qui ne nous empêche pas, et là est la force de Williams, de lui conserver toute notre sympathie.
Nombre de pages
267
Date de parution
23/11/1995
Poids
160g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070393848
Titre
Bye-bye, bayou
Auteur
Williams Charles
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
160
Date de parution
19951123
Nombre de pages
267,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Propriétaire d'une grosse agence immobilière, John Duke Warren est marié avec Frances, qui dirige une boutique de mode mitoyenne avec le magasin d'articles de sports de Dan Robert. Un matin, on retrouve celui-ci mort chez lui. Une voix charitable téléphone alors à Warren pour lui révéler que sa femme a assassiné Robert dont elle était la maîtresse. La correspondante mystérieuse précise que Frances a égaré son briquet chez la victime. Peu après, l'agent immobilier retrouve sa femme et une violente dispute éclate, interrompue par l'arrivée d'un policier qui demande à Warren de se rendre au commissariat. Celui-ci, en rentrant chez lui une heure plus tard, découvre le cadavre de son épouse.Sur le thème désormais classique de l'individu accusé d'un meurtre qui tente de prouver son innocence, l'auteur de Fantasia chez les ploucs réussit une fois encore à bâtir une machination minutieuse qui inspira un superbe film à François Truffaut. Mais ce récit vaut aussi et surtout parce qu'il figure parmi les plus optimistes de l'auteur. En effet, son protagoniste, un homme ordinaire et honnête, réussit à se sortir d'un véritable guêpier grâce à l'aide d'une femme amoureuse de lui. Captivant et sans faille, par un maître du genre.--Claude Mesplède
«J'avais tué un inspecteur et ridiculisé la police pendant quatre jours. Le journal ne parlait d'aucun autre suspect. Pour les flics, il n'y avait aucun doute, c'était moi le coupable. Il ne leur restait qu'à me mettre la main dessus pour considérer l'affaire comme classée.Il n'y avait plus entre eux et moi qu'une fille, Suzy, que mon histoire distrayait de sa solitude et de son ennui...»
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys