Dernier, sans doute, des grands écrivains flamands à avoir choisi le français, Paul Willems est né à Misembourg en 1912. Docteur en droit, il publie son premier roman Tout est réel ici en 1941. Elu à l'Académie royale de langue et de littérature française en 1975, il obtient en 1980 le prix quinquennal de littérature pour l'ensemble de son oeuvre. La cathédrale de brume est un recueil de nouvelles au ton étrange et envoûtant (entre Maeterlinck et Tolkien), presque toutes racontées par un narrateur tour à tour ironique et désabusé, qui "exorcisent le spectacle de la violence en déployant les ressources rieuses du langage". Paul Willems est d'abord un "inventeur de mots", "un créateur de personnages", faisant successivement preuve de pudeur et d'humour, et révélant une grande maîtrise de la langue française.
Nombre de pages
54
Date de parution
10/04/2000
Poids
140g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782851945136
Titre
LA CATHEDRALE DE BRUME
Auteur
Willems Paul
Editeur
FATA MORGANA
Largeur
145
Poids
140
Date de parution
20000410
Nombre de pages
54,00 €
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Le pays noyé est un récit légendaire qui a pour décor la Flandre zélandaise. Il constitue une synthèse de l'univers imaginaire de l'auteur et dit le conflit de la loi et du rêve et le pouvoir irréalisant du désir : la poésie lie inséparablement l'expérience de l'éternité et l'épreuve du néant.
Ne croyez pas - sous prétexte que vous avez réglé leur compte aux dieux, avec ou sans linceul de pourpre, en quatre coups de cuiller à pot, et mis l'univers en bouteille, et parce que vous vous faites fort d'exorciser toute chose en l'appelant par son nom, comme on sonne un domestique, et de regarder le soleil bien en face quand ça vous chante - ne croyez pas que c'en est fait pour autant de l'Ombre inexorable qui vous hante et vous guide à chaque pas, lors même qu'elle semble vous suivre comme un chien. Voici l'éternelle Astrologie, à quoi beaucoup de sagesse vous ramène - si un peu de science vous en éloigne. Ainsi soit-il ! Léon-Paul Fargue, dans cet avant dernier livre, jamais repris, vient "rechercher l'illustration vivante des décrets astrologiques". Il y fait briller autant de constellations qu'il aura eu de vies à remplir et donne, par une ivresse verbale, une vision cosmique aussi sérieuse que cocasse : après Paris, ce sont les astres qu'il arpente pour y promener son "âme délinquante et ? ère". Pour cette édition Pierre Alechinsky réalise douze encres reproduites en pleine page.
L'attirance est pour Blanchot ce qu'est, sans doute, pour Sade le désir, pour Nietzsche la force, pour Artaud la matérialité de la pensée, pour Bataille la transgression : l'expérience pure du dehors et la plus dénudée. Encore faut-il bien comprendre ce qui est désigné par ce mot : l'attirance, telle que l'entend Blanchot, ne prend appui sur aucun charme, ne rompt aucune solitude, ne fonde aucune communication positive. Le seul essai essentiel sur Maurice Blanchot.
Ecrivain surréaliste, à la fois poète, conteur, romancier et essayiste, André Pieyre de Mandiargues a entretenu d'étroites relations avec l??uvre écrite et peinte d'Henri Michaux, son ami. Son monde où pulsions et fantasmes bousculent le réel, où une liberté onirique aux con?ns de l'imaginaire et du désir lézarde le quotidien (dans un trouble merveilleux), coïncide par plusieurs frontières avec celui de Michaux. Personne n'était alors mieux placé pour poser sur ?ce très haut phare à feu noir? un regard aussi profond que personnel. Dans ces trois textes Michaux devient un voyant, une sorte d'Aède qui entrevoit dans les ténèbres les contours nets des origines, naissance de toute chose : aimons-le !