Pendant plus de dix ans, Willem a consigné en images chaque édition (ou presque) du Festival d'Avignon pour le journal Libération. Livrant une chronique quotidienne sur les spectacles auxquels il assiste dans les salles ou dans la rue, il immortalise à la volée quelques instants fugitifs de ces arts que l'on dit "vivants" et qui sont éphémères par nature. Là où d'autres accumulent les moments de bravoure et pensent à l'Histoire, Willem se concentre sur ces centaines de spectacles qui ne bénéficient pas de la programmation officielle et qui se tiennent pour quelques jours dans des théâtres improvisés et parfois improbables. Compilant les scènes insolites, Willem dresse avec Avignon un portrait de la frénésie qui s'empare chaque mois de juillet de l'ancienne capitale de la papauté. Faisant suite à Ailleurs et Partout (parus l'un et l'autre chez Cornélius) qui réunissent les reportages les plus marquants dessinés par Willem pour la presse depuis vingt ans, Avignon reprend en couleurs et dans une maquette inédite les dessins parus dans Libération. Plus qu'à se souvenir, le lecteur est invité ici à fantasmer et à rêver une ville qui transforme le temps d'un festival chaque passant en comédien et chaque comédien en héros.
Nombre de pages
80
Date de parution
17/06/2011
Poids
265g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782360810154
Titre
Avignon
Auteur
WILLEM
Editeur
CORNELIUS
Largeur
153
Poids
265
Date de parution
20110617
Nombre de pages
80,00 €
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Qu'est-ce que l'Art, en vérité ? On en parle à toutes les sauces, on discute de sa santé dans les cocktails mondains, on le dissèque en ville pour séduire la belle ou pour rabattre le caquet d'un rival trop arrogant... On l'étudie parfois, comme on ausculte un animal. On l'envisage aussi comme un placement, plus fructueux que la pierre. Parfois même, on espère devenir l'un de ces artistes qui défraient la chronique des décennies durant. Mais en dehors de ça, entre nous, honnêtement... à quoi sert l'Art, au bout du compte ? Willem, avec sa maestria habituelle, fait table rase des académismes et refuse de se laisser entraîner dans d'aussi futiles considérations, préférant endosser le costume qu'il affectionne le plus, celui du gentleman dynamiteur. Dans cette nouvelle édition très largement augmentée, Willem esquisse au travers d'une centaine d'instantanés d'artistes, allant du 19e au 21e siècle, un hilarant portrait de l'Art lui-même. La désacralisation n'empêche en rien la révélation d'informations capitales ! Toujours replacées dans leur contexte par la verve malicieuse et encyclopédique de Willem, les anecdotes, réelles ou inventées, de ces Nouvelles aventures de L'Art, constituent la tentative la plus caustique et synthétique pour dresser un état des lieux de la création artistique depuis la fin de l'impressionnisme jusqu'à nos jours. De ce panorama surgit, entre deux éclats de rire, la réponse à notre question initiale. A quoi sert l'Art ? A garder les yeux ouverts, tout simplement !
Dans cette nouvelle compilation de dessins parus dans la presse entre 2018 et 2019, Willem scrute et souligne les agissements de Macron et Trump. Politiques migratoires, aide au développement, écologie, course au nucléaire, populisme... il suit de près les Imbuvables dans le tour du monde de leur perpétuelle tentative de tour de force. Pendant que Macron entend la colère, Brigitte rêve de gilet jaune sans culotte et Trump tweete toujours... Même rangés tête-bêche, ils parviennent à déborder !
Créé en 1911 par Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas est le premier héros délibérément négatif de l'ére moderne, séduisant le public par son abscence de scrupules et son talent a faire du crime une figure de style. Mais si ce dandy du mal a marqué si durablement l'inconscient collectif de son empreinte, devenant au fil du temps la matrice d'une longue série de monstres romantiques, c'est moins pour ses crimes que pour la quête d'absolu et la dimension esthétique qu'il y insuffle. En donnant sa version intime et décalée de Fantômas, Benoît Preteseille retourne aux sources du personnage et escamote sa philosophie pour la pervertir, transformant « le crime est un Art » en « l'Art est un crime ». Enrôlant dans cette aventure son panthéon artistique personnel, il met en place un jeu de références et de fausses pistes propre a tourner en dérision l'Art, ses conventions bourgeoises et leurs disciples médiatiques. Sarcastique ou idéaliste, le Fantômas de Benoît Preteseille est le héros postmoderne par excellence, rassemblant tous ceux qui l'ont précédé, monstres ou monstres sacrés, et les détruisant d'un même geste négligent. En compagnie du lecteur, il contemple son oeuvre, anéantissement nihiliste dont les décombres disent mieux que les pamphlets l'état d'un monde peuplé de bien-pensants pas moins monstrueux que Lucifer.?
Revue de presse "A bona-fide cult hero" (New Yorker)"Clowes has explored the tedium and mystery of contemporary life with more wit and insight than most novelists or filmmakers" (The New York Times) --Ce texte fait référence à l'édition Relié .
Artiste atypique de la scène graphique contemporaine, Jean Lecointre est un véritable chirurgien du collage numérique.Puisant son inspiration dans les vieux magazines de mode, les romans-photos et la presse d'actualité, il dissèque cette matière première pour livrer des images inquiétantes, évoquant tout à la fois l'univers du David Lynch d?Eraserhead, les collages de Clovis Trouille ou les romans d'anticipation du Fleuve Noir.Déjà auteur de nombreux livres pour enfants et, avec Pierre La Police, du cultissime feuilleton « La balançoire de plasma », Jean Lecointre a regroupé et organisé dans « Greenwich » le meilleur de ses collages surréalistes pour créer un territoire inédit dans lequel les hommes-tartelettes font la cour aux femmes liquides. Satires, poésies, cauchemars, les visions de Greenwich ouvrent des abîmes d'incertitudes qui n'ont pas fini de fasciner.