Dans ce magnifique recueil de nouvelles, les personnages prennent vie avec originalité et profondeur. Au coeur de ces nouvelles se déploie, dans le Paris de l'entre-deux-guerres, toute une galerie de personnages issus d'un monde yiddish en plein éclatement. On y rencontre de jeunes gens sans fortune ni métier, tantôt tourmentés par la solitude, tantôt vivant au jour le jour dans une joyeuse camaraderie. On y croise des parvenus et des ratés, des utopistes, des pique-assiettes et des artistes jouant à cache-cache avec la faim, ainsi que des jeunes femmes aux prises avec des idéaux qui affectent leur vie sentimentale. Né en Pologne en 1896, Wolf Wieviorka est l'une des figures les plus intéressantes du journalisme et de la littérature yiddishs. Arrivé à Paris en 1924, il se réfugie fin 1940 en zone Sud avec sa famille. Arrêté par les nazis à Nice en octobre 1943, il est déporté avec une partie de sa famille par les Allemands à Auschwitz le 28 octobre. Il meurt lors de l'évacuation du camps en janvier 1945. Traduit du yiddish par Batia Baum et Schmuel Bunim
Nombre de pages
344
Date de parution
15/09/2023
Poids
192g
Largeur
108mm
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EAN
9791041413485
Titre
Est et Ouest. Suivi de Déracinés
Auteur
Wieviorka Wolf ; Baum Batia ; Bunim Shmuel
Editeur
POINTS
Largeur
108
Poids
192
Date de parution
20230915
Nombre de pages
344,00 €
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Le débarquement en Normandie, le 6 juin 1944, marque l'épilogue d'un processus moins enthousiaste que ce que suggère la légende forgée par les dirigeants alliés. Dissensions au sein du Haut Commandement, pénurie de bateaux, erreurs tactiques, effondrement psychique des combattants..., autant de réalités qui pesèrent sur la préparation et le bon déroulement du Jour J. S'appuyant sur des sources inédites, Olivier Wieviorka retrace cette épopée en se dégageant du seul regard français, en embrassant l'ensemble des dimensions - économiques, diplomatiques ou militaires - de l'opération Overlord.
Le récit d'un événement qui a bouleversé le monde, par la meilleure spécialiste de la mémoire du génocide des Juifs. " Nous savions. Le monde en avait entendu parler. Mais jusqu'à présent aucun d'entre nous n'avait vu. C'est comme si nous avions enfin pénétré à l'intérieur même des replis de ce coeur maléfique. " Buchenwald, Dachau, Bergen-Belsen... La découverte des camps de concentration nazis par les Alliés en avril et mai 1945 se fit au hasard de la progression des troupes. Libérer les déportés n'était pas un but de guerre et rien ou presque n'avait été prévu pour eux. Dans chaque camp où ils pénètrent, les soldats alliés découvrent les corps décharnés des survivants, les pyramides de cadavres laissés par les nazis. Correspondants de guerre, deux hommes sont parmi les premiers à entrer dans cet enfer. Le premier s'appelle Meyer Levin. Il est américain, écrivain et journaliste. Le second est un Français : Eric Schwab est photographe de l'AFP. Tous deux circulent à bord d'une Jeep aux côtés de l'armée américaine. Tous deux sont juifs. Tous deux sont animés par une quête obsédante : le premier recherche ce qui reste du monde juif, le second recherche sa mère déportée. A leurs côtés, nous vivons les premiers moments de cet événement immense dont l'onde de choc n'a cessé d'ébranler la conscience mondiale.
L'an dernier nous avons rencontré une de mes amies, Berthe. Ma fille, Mathilde, qui avait alors treize ans, connaissait Berthe, n'ignorait pas qu'elle avait été à Auschwitz. Pourtant, cet été-là, elle eut un choc en voyant son numéro sur son avant-bras gauche, tatoué d'une encre bleue un peu délavée. Ce qui m'a frappée, quand j'ai tenté de répondre à Mathilde pour lui expliquer ce qu'était Auschwitz, c'est que ses questions étaient les mêmes que celles que je me posais moi-même indéfiniment, ou qui traversent depuis plus d'un demi-siècle la réflexion des historiens et des philosophes et auxquelles il est si difficile de répondre. Car s'il m'est facile comme historienne d'expliquer comment s'est déroulé le génocide des Juifs, il reste un noyau proprement incompréhensible : pourquoi les nazis ont-ils voulu supprimer les Juifs de la planète ...
Lorsque John Wheelwright évoque avec nostalgie le puzzle invraisemblable de sa jeunesse, un personnage en émerge : Owen, son ami dont la frêle enveloppe dissimulait une volonté de fer, une foi absolue ou la conviction profonde qu'il était l'instrument de Dieu. Cet ange du Bizarre ne s'était-il pas assigné la double tâche de réparer le tort causé à John et de sauver le monde ?
Dans Comme un collégien, Smiley repart en guerre et reprend sa longue marche vers l'insaisissable Karla. Et cette lutte par moments tourne à l'obsession: dans l'ancien bureau de son chef, Control, Smiley a fait accrocher une photographie de passeport, fortement agrandie. C'est Karla, dont l'effigie, exposée ainsi, est comme ces figurines de cire sur lesquelles les sorciers exercent leurs talents. Dans l'Extrême-Orient pris dans la tourmente de la guerre, sur les plages sans fin du Schleswig-Holstein et dans les salons douillets du quartier des ambassades à Berne, le duel se poursuit sans répit. Échappant à l'espace confiné des bureaux où les services secrets livrent leur obscur combat, Comme un collégien, deuxième volet de la « trilogie de Karla », est un des romans les plus riches que le Carré nous ait donnés.
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