Sporadiquement, le terrorisme surgit de l'ombre, sous les feux de l'actualité. Il occupe la " une " des médias comme il frappe ses victimes : en flambée. L'effroi qu'il cause est directement proportionnel à notre ignorance de ses acteurs. Aussi la littérature foisonne-t-elle, multipliant à l'envi les explications. Le terrorisme serait une menace irrationnelle attaquant les valeurs et le tissu de nos sociétés, quand il n'est pas le produit de manipulations orchestrées depuis un lointain centre de pouvoir, ou encore le reflet de la crise ou du désordre affectant un pays. Tout ou presque a été dit et écrit. Pour autant connaît-on le terrorisme ? Le premier, Michel Wieviorka étudie les acteurs terroristes, leurs dérives politiques et intellectuelles, le rapport qu'ils entretiennent avec la réalité. Car le passage au terrorisme est d'abord un processus dont les terroristes ont l'initiative. Le recours organisé à une violence illimitée, sans retour en arrière, n'est pas la dernière ressource ou l'expression désespérée d'un mouvement faible _ social, communautaire, ethnique _ mais la substitution ultime d'acteurs isolés à un mouvement devenu fictif. Sentier Lumineux péruvien, Brigades Rouges, ASALA, ETA, groupes d'Abou Nidal ou de Waddi Haddad... : la violence, quand elle se déconnecte de l'expérience vécue de ceux qu'elle dit représenter, devient une logique d'action. Ainsi naît le terrorisme. Michel Wieviorka est maître de conférences à l'université de Paris-Dauphine et directeur adjoint du Centre d'Analyse et d'Intervention Sociologiques de l'EHESS.
Nombre de pages
570
Date de parution
19/10/1988
Poids
770g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782213022062
Titre
Sociétés et terrorisme
Auteur
Wieviorka Michel
Editeur
FAYARD
Largeur
153
Poids
770
Date de parution
19881019
Nombre de pages
570,00 €
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386 "faits" antisémites ont été recensés en France en 2007... Vivons-nous le grand retour de l'antisémitisme? Il faut admettre que, dès qu'il est question de ce thème si sensible, il est difficile d'éviter l'excès et le défaut, d'installer l'analyse au bon niveau. La difficulté est d'autant plus grande que tout se mêle quand il est question des Juifs et de l'antisémitisme, le passé et le présent, les problèmes intérieurs de la société française et les logiques internationales ou mondiales, la religion et la politique... Biographie de l'auteur Michel Wieviorka est directeur d'Etudes à l'Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales, et président de l'Association internationale de sociologie.
Déclin des systèmes et des partis classiques, mise en cause de la représentation politique, montée du populisme et des nationalismes, emprise des fake news, tentation de la violence... : force est de constater la fragilité, aujourd'hui, de la démocratie. Alors que soufflent les vents mauvais de l'extrémisme, de l'autoritarisme, du racisme, de l'antisémitisme, du terrorisme, comment défendre ce bien commun qui nous semblait acquis mais ne l'est pas ? Face à ces maux qui minent nos sociétés et qu'il décrypte en profondeur, Michel Wieviorka interroge la place et le rôle des sciences humaines et sociales. Il y invite le meilleur de sa discipline - la raison, la connaissance de l'histoire, l'imagination sociologique, l'esprit critique - à se mettre (se remettre ? ) au service de l'idéal démocratique. Pour une démocratie de combat est un ouvrage pionnier qui conjugue une orientation authentiquement citoyenne, des propositions théoriques et méthodologiques exigeantes et des pistes concrètes pour une démocratie vivante et active. Indispensable en ces temps de perte de repères, de fureur et de démoralisation : à coup sûr un livre de référence.
Comment respecter les différences culturelles sans tomber dans le communautarisme contraire à nos valeurs universalistes héritées de la Révolution française ? La poussée des particularismes de toutes sortes, religieux, nationaux, ethniques ou sexuels menace les démocraties. Source de tensions, de comportements xénophobes et de conflits, elle nous interroge sur "les capacités de nos sociétés à vivre ensemble et à intégrer toutes les minorités". Loin des polémiques stériles et des affrontements idéologiques, Michel Wieviorka présente les apports de la sociologie et de ses enquêtes de terrain entreprises depuis de longues années. La montée des affirmations culturelles serait consubstantielle à l'avènement de la modernité et de l'individualisme. Plutôt que de les combattre, ces spécificités culturelles doivent faire l'objet d'un traitement politique et donc d'une reconnaissance dans l'espace public. L'auteur nous éclaire notamment sur les politiques multiculturalistes, qui loin de nourrir le repli sur soi et la stigmatisation, sont au contraire un moyen de retrouver "l'estime de soi". Une lecture stimulante par l'un des meilleurs spécialistes de cette question. --Gery Dumoulin
Ce manifeste tombe à pic. À la veille d'élections, présidentielle et législatives, nous avons besoin de ce type d'intervention, et pas seulement de discours de circonstance orientés par l'actualité et les exigences immédiates du combat politique. Comment, d'un côté, refuser le racisme, la xénophobie, et d'un autre côté, rejeter l'universalisme qui met en avant sur un mode incantatoire les belles et nobles valeurs de la République, alors même que dans la réalité, elles sont hors d'atteinte pour une partie de la population ? Le grand intérêt du texte qu'on va lire est de nous inviter à dépasser les termes du débat qui s'est installé en France depuis un bon quart de siècle. Ceux qui ignoreront l'appel de Wagner, ou qui tenteront de le disqualifier, auront tort ; ce manifeste plein de fougue et d'indignation, mérite, au-delà de ses maladresses, d'être lu et discuté avec intérêt et bienveillance. Il est utile" Michel Wieviorka.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).