C'est par un hasard magique et dans une constellation précieuse d'amitiés que j'ai découvert, voici quelques années, Les Abdéritains de C.-M. Wieland, en Allemagne, moi qui ne suis pas germaniste. Klaus Leupolz, un des fondateurs des Verts, une grande figure de Biberach, comme Wieland, en a été l'instigateur. En découvrant, sur place, grâce à lui, la première traduction en français de Labaume (1802), j'ai senti que j'avais la responsabilité de ressusciter, sous une forme moderne, ce chef-d'œuvre du Siècle des Lumières. Il s'agit en effet d'un chef-d'œuvre, de portée européenne et universelle. Il n'y est question que de la vie ensemble, et sur place. A l'époque - risible - de la décentralisation et de la mondialisation, tout se racornit autour de l'à-peu-près et de l'égoïsme le plus obtus. Le centre singe la prétendue périphérie comme la périphérie singe le pseudo-centre. Wieland lui, montre les gens entre eux, chez eux. Une petite république. Ses vanités. Ses intrigues. Ses folies. C'est là le chef-d'œuvre romanesque le plus politique de tous les temps. On y rit autant de soi-même que de tous les autres qui, eux-mêmes, font de même. Soyez-en assurés : nous sommes tous, au moins à moitié, des Abdéritains, d'éternels Abdéritains.
Nombre de pages
431
Date de parution
01/11/2003
Poids
538g
Plus d'informations
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EAN
9782738487711
Titre
Les Abdéritains
ISBN
2738487718
Auteur
Wieland Christoph Martin
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
538
Date de parution
20031101
Nombre de pages
431,00 €
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Abdère, patrie de Protagoras et de Démocrite... Hélas, aussi des abdéritains, parangons de sottise pompeuse, tel ce pontife Stilbon qui défend le pullulement écologique des grenouilles consacrées à Latone, déesse tutélaire de la ville ; où les protagonistes du délirant procés de l'ombre de l'âne écrit à la manière de Lysias et dont les arguties sont dignes d'Antiphon le Sophiste. Les Abdéritains sont dans nos murs, dans l'Allemagne du XVIIème siècle, dans celle du XIXème dont Nietszche se moquera, et encore aujourd'hui, peut-être, en chacun de nous. La satire féroce, voltairienne, de ce grand érudit, considére son temps comme le plus grand écrivain allemand avec Goethe, est d'une certaine façon un livre prophétique.
Résumé : "De tous les Allemands qui ont écrit dans le genre français, Wieland est le seul dont les ouvrages aient du génie", notait Mme de Staël. Cet hommage s'applique d'autant mieux à Obéron que Christoph Martin Wieland (1733-1813) s'est inspiré d'un poème du XIIe siècle relatant la geste du chevalier Huon de Bordeaux, dont on suit ici les péripéties. Goethe lui-même encensa cette épopée, la qualifiant de "chef d'oeuvre de l'art poétique".
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.