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Chronique discontinue de la Fronde. 1648-1652
Wicquefort Abraham de
FAYARD
14,25 €
Épuisé
EAN :9782213005584
Ce récit de la Fronde raconté par un contemporain que vient de retrouver Robert Mandrou est un document précieux pour comprendre l'histoire de cette rébellion multiforme. Le Hollandais Abraham de Wicquefort, représentant à Pairs d'un prince allemand, écrivait toutes les semaines à son correspondant pour l'informer des événements dont il était témoin. Remarquablement renseigné sur ce qui se passait tant à la Cour qu'au Parlement et chez les Grands, il était reçu dans toute l'élite parisienne et avait une connaissance approfondie de la société, de l'administration et des pouvoirs de la France au XVIIe siècle. De la révolte parlementaire de janvier-février 1648 au retour de Louis XIV à Paris, Robert Mandrou présente ici les chroniques qui correspondent aux temps forts de la Fronde. Constituant une sorte de reportage sur la vie quotidienne de ces années troublées, elles retracent et éclairent de façon tout à fait nouvelle l'essentiel d'une des plus graves crises que connut l'Ancien Régime.
Nombre de pages
222
Date de parution
06/09/1978
Poids
243g
Plus d'informations
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EAN
9782213005584
Titre
Chronique discontinue de la Fronde. 1648-1652
Auteur
Wicquefort Abraham de
Editeur
FAYARD
Largeur
0
Poids
243
Date de parution
19780906
Nombre de pages
222,00 €
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Comment sortir d'une crise ? La Fronde, et plus spécialement l'année 1653, offre une excellente plate-forme pour qui tenterait de répondre à la question. Qui mieux qu'Abraham de Wicquefort, diplomate hollandais au service de princes allemands, en résidence à Paris depuis plus de quinze ans, pouvait nous guider dans le royaume de France d'alors ? Robert Mandrou découvrit en 1978 les gazettes hebdomadaires que le diplomate envoya, de Paris, au duc de Wolfenbüttel de 1648 à 1653. Mais l'année 1653 fut considérée comme perdue, abîmée par l'humidité. En 2010, seules les nouvelles de 1648 à 1652 furent publiées aux éditions Honoré Champion. Aujourd'hui ces textes, suivis d'un état de la France écrit par de Wicquefort pour l'électeur de Brandebourg, viennent compléter cette documentation exceptionnelle mise à jour par le professeur Mandrou.
Résumé : Représentant à Paris du duc August de Wolfenbüttel, prince d'Empire érudit et passionné de culture française, Abraham de Wicquefort "l'ancien", membre d'une famille d'importants négociants hollandais, bien intégré dans la société parisienne intellectuelle du moment, adressait chaque semaine à son mentor une longue dépêche lui relatant les faits marquants de l'actualité politique, militaire et religieuse, ainsi que les événements qui agitaient l'existence de l'aristocratie française qu'il côtoyait. Toutes ses missives n'ont pas été conservées, mais il subsiste à la Bibliothèque de Wolfenbüttel un corpus de lettres couvrant les années 1648 à 1652, témoin de la Fronde des gens de robe contre les mesures fiscales prises par le gouvenernent de la régente Anne d'Autriche et du cardinal Mazarin, puis de la guerre civile qui suivit la rébellion du Grand Condé. Ces gazettes d'une période dramatique de l'histoire du royaume, qui furent redécouvertes à la seule fin des années 1970 par l'historien français Robert Mandrou, restent encore inédites dans leur grande majorité. Leur transcription est ici proposée, accompagnée d'une étude comparative portant sur les textes contemporains pour les deux années de la Fronde parlementaire (1648-1649) ; ce document, riche de nouvelles de toutes origines transmises par un observateur remarquablement informé et instruit en de multiples domaines, impartial le plus souvent mais capable de critiques incisives et d'ironie, offrira aux chercheurs des pistes renouvelées d'investigation sur l'histoire des Frondes et sur le comportement de l?élite de la société française de ce milieu du XVIIe siècle.
Ces mots résonnent encore en moi comme une provocation, une pique adressée à mon orgueil. Sûrement était-ce son objectif. Il savait que je ne pourrais rester indifférente au défi qu'il me lançait. Comme tous les hommes politiques d'expérience, il avait le don d'aller chercher dans les tripes de ses interlocuteurs ce qui pouvait les galvaniser. Il en appelait chez moi à un sentiment qui n'a jamais cessé de m'animer : la conviction d'avoir un devoir envers mon pays et mes compatriotes. Il est souvent difficile de se sentir à la hauteur d'un héritage quand celui-ci n'est pas seulement civilisationnel mais aussi familial". .