Charles et Lael Wertenbaker, deux figures du journalisme américain, amis de Welles, de Capa et d'Irwin Shaw, décident d'interrompre leur carrière respective à Time Magazine. En quête d'une vie apaisée, ils s'installent à Ciboure, au Pays basque, avec leurs deux enfants, des étagères de livres, une machine à écrire, sans oublier quelques bouteilles de whisky... Mais en 1954, Charles se découvre atteint d'un cancer. Débute une nouvelle vie, la dernière. Lael entreprend de la raconter en veillant à tout consigner. Elle est la greffière des derniers mois. Elle le fait sans se départir de son regard précis, épris de vérité, comme si la vocation journalistique était une authentique nature. Pour autant, l'amour les tient plus unis que jamais : ils décident d'étirer le temps, de faire tout ce qu'ils peuvent pour que leur vie commune soit enrichie de quelques chapitres supplémentaires, à condition qu'ils soient dignes d'être vécus. Dans l'amour, on convient souvent qu'un homme et une femme scellent une sorte de pacte. Il peut être à la vie, à la mort. Un récit pudique, lucide, incontestablement universel.
Australie 1789. Un jeune lieutenant de marine dirige les répétitions de la première pièce jamais jouée dans ce pays. Avec seulement deux exemplaires du texte, une distribution de bagnards, pour la plupart illettrés et l'actrice principale promise à la pendaison, les conditions ne sont pas vraiment idéales pour la première aux Antipodes du Sergent Recruteur, comédie de l'époque restauration de George Farquahr.
Marie-José Basurco a acquis depuis longtemps un lectorat fidèle qui attend de lire ses derniers textes. Ce recueil de nouvelles est un trait d'union entre deux romans ("l'Exilée" 1997, "Sois forte, Lucia" 2007, "La valse de l'oie" 2009). Une valeur sûre qui ravit les lecteurs dans l'attente du 4e roman, la suite de "Sois forte, Lucia". Plusieurs nouvelles sont consacrées aux coulisses de l'Ecriture en général et en particulier de ce roman.
Angelier François ; Bier Christophe ; Chemla Nicol
Mars 1926. Au coeur de l'insouciance des Années folles, un livre fait l'effet d'une déflagration. Son titre : Sous le soleil de Satan. Son auteur : Georges Bernanos. Le jeune écrivain ose réveiller une figure oubliée, endormie depuis des décennies : le Diable. Non un diable d'opérette, mais un démon de chair, violent et dévastateur. Un siècle plus tard, alors que Satan a fait siens les univers du cinéma, de la bande dessinée et de la musique, on peut s'interroger : qu'est devenue, en littérature, la figure du Diable ? Pour répondre à cette question, neuf écrivains contemporains ont imaginé le grand retour du Malin, le faisant surgir là où on l'attend le moins : dans une boutique de chaussures pour femmes, sur les plages de Flandre ou sous les projecteurs de la jet-set de Los Angeles... Tour à tour créature maléfique, homme charismatique et femme enchanteresse, le Démon adopte mille visages pour séduire et tromper sa proie, usant de tous les artifices pour parvenir à ses fins. Cent ans après Sous le soleil de Satan, le Diable continue de hanter les imaginaires : ces nouvelles infernales où l'horreur le dispute à l'humour et à l'érotisme en sont la preuve irrésistible.
Résumé : C'est un nom qui est devenu un symbole. Celui de la vitesse, de l'élégance, de la tragédie également. Le jeune Enzo Ferrari se rêvait chanteur d'opéra mais il n'avait, selon ses dires, "ni voix, ni oreille". Alors il s'est tourné vers l'automobile : il a commencé par démonter des camionnettes dans un minuscule garage de Turin et fini par régner sur un empire international. Alors que le réalisateur Michael Mann dessine, dans son premier film, un portrait fascinant mais parcellaire de la légende Ferrari, rien ne vaut la parole du Commandatore en personne pour mieux saisir son mystère et son talent. A travers cette autobiographie, le mythe laisse place à l'homme qui se livre avec une franchise à la fois étonnante et touchante. Il revient sur ses réussites, mais aussi sur ses échecs et sur les drames qui ont jalonné son existence, comme la mort de son fils Dino à l'âge de 24 ans. Ce livre fait le récit d'une vie hors normes, menée par le goût de la beauté, de la vitesse et de l'exigence. Enzo Ferrari était unique. Ses Mémoires en témoignent.
Se souvient-on encore des "aquanmsicals", ces films où la comédie musicale rencontre la natation ? Dans les années 1940, pourtant, toute l'Amérique se presse au cinéma pour admirer les numéros de danse aquatique et les cascades de la reine incontestée du genre : Esther Williams. L'actrice fut toutefois bien plus qu'une sirène en Technicolor : d'abord nageuse de haut niveau, recordwoman du 100 mètres, c'est presque par hasard qu'elle devient, à vingt ans, l'égérie de la toute-puissante Metro-Goldwyn-Mayer. Propulsée au coeur de la machine hollywoodienne, elle s'attache dès lors à satisfaire aux exigences de la célébrité et découvre la vie de star. Mais derrière les paillettes, c'est une réalité plus sombre qui se dévoile : victime d'un viol à l'adolescence, elle doit désormais faire face à l'insistance des producteurs, tenir tète aux réalisateurs et repousser les assauts de ses collègues masculins. Dans ses captivants Mémoires, traduits pour la première fois, Esther Williams retrace son parcours extraordinaire et décrit sans concession l'envers du décor, brossant au passage les portraits d'une galerie de personnages hauts en couleur : Cary Grant, Clark Gable, Lana Turner, Gene Kelly, Johnny Weissmuller, Frank Sinatra, Joan Crawford...