La sphère et l'intervalle. Le schème de l'Harmonie dans la pensée des anciens Grecs d'Homère à Plato
Wersinger Anne Gabrièle
MILLON
30,40 €
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EAN :9782841372300
A une époque où disparaît la philosophie, l'urgence se fait sentir d'en explorer les limites, non pour la ressusciter, mais pour comprendre ce qui a été possible sans elle et avant elle. Plutôt que de s'épuiser à reconstituer un corpus à jamais fragmentaire, à jamais dépendant du dernier papyrus découvert, on choisit dans cet ouvrage d'explorer, dans une langue parlée avant l'avènement des philosophes, la récurrence de certains mots que nous traduisons aujourd'hui par " infini ", " limite ", " un ", " multiple ". En examinant ces termes en amont de la philosophie, en les replongeant dans le terreau de la langue parlée par les " poètes ", on découvre qu'ils prennent sens dans un ensemble d'images qui structure la réflexion et l'expérience des anciens Grecs et constitue ce qu'on peut appeler un schématisme. Or, le schème qui opère dans tous les domaines, de l'art du charpentier à celui de l'aède, de la physiologie à la cosmologie est celui de l'harmonie. En traquant le schème de l'harmonie à travers la philologie, l'histoire des sciences et des techniques comme la musique, la physiologie ou l'astronomie, l'ouvrage retrace le cheminement souvent non linéaire qui conduit du schème homérique de l'harmonie, à ses modification ; chez les auteurs tels qu'Héraclite, Empédocle, Parménide, Zénon, ou les Pythagoriciens. Abordé dans la perspective d'une anthropologie de la technique, chacun des auteurs examinés illustre une manière de fabriquer une balle qui concrétise sa démarche. On découvre ainsi que dans le premier schème de l'harmonie matérialisée par le cercle rabouté et la sphère, le mot " infini " désigne la circularité parfaite, alors que quelques siècles plus tard le même mot sert à désigner l'Intervalle des relatifs quand harmoniser revient à unifier. Les représentations éthiques sous-jacentes aux épistémologies de l'harmonie sont ainsi mises en lumière : l'auteur montre que si chez Homère, l'harmonie, en opérant au moyen de la cheville ou de l'agrafe, a pour effet de préserver le multiple dans ses manifestations singulières, il n'en est plus de même à l'aube du Ve siècle où le multiple se voit réduit à la différence comparative, dans une harmonie de la proportion d'où il devint à jamais impossible de penser la diversité sans l'assimiler au risque de désordre. Au fil de cette étude, le lecteur est amené à comprendre les enjeux réels de la question de l'harmonie, abordée pour la première fois comme la question des limites de la philosophie.
Nombre de pages
379
Date de parution
03/11/2011
Poids
610g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782841372300
Titre
La sphère et l'intervalle. Le schème de l'Harmonie dans la pensée des anciens Grecs d'Homère à Plato
Auteur
Wersinger Anne Gabrièle
Editeur
MILLON
Largeur
160
Poids
610
Date de parution
20111103
Nombre de pages
379,00 €
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LE SCEPTICISME Aux limites de la question NUMERO DIRIGE PAR ANNE GABRIELE WERSINGER ARTICLES Anne Gabrièle WERSINGER, Présentation Sandra LAUGIER, Ce que le scepticisme « veut dire » Anne Gabrièle WERSINGER et Sylvie PERCEAU, Lauto-réfutation du Sceptique, vue de la scène antique Isabelle THOMAS-FOGIEL, Maimon (titre à venir) Véronique LE RU, Le scepticisme dans lEncyclopédie de Diderot et de dAlembert Céline DENAT et Claire ETCHEGARAY, Comment peut-on être sceptique? David Hume, ou la cohérence du scepticisme moderne Patrick WOTLING, « Cette espèce nouvelle de scepticisme, plus dangereuse et plus dure », Ephexis, bouddhisme, frédéricisme chez Nietzsche. Stéphane MARCHAND, Le sceptique cherche-t-il vraiment la vérité?
Dans la genèse de sa constitution, la philosophie n'a pu faire l'économie d'une confrontation avec la musique qui fournissait aux anciens Grecs les schèmes fondamentaux de la culture. De cette confrontation Platon est le témoin. Scindant la musique, il privilégie l'Harmonique, qui en est la partie théorétique, sans toutefois lui reconnaître le titre de science suprême. Corrélativement, il condamne comme dysharmonie, tumulte fracassant et perturbateur de l'ordre cosmique, l'harmonie chromaticiste dont il s'emploie, non sans paradoxe, à décrire le détail. À cet effet, il contraint la dialectique à déployer des ressources stylistiques et musicales inédites, qui révèlent en surimpression une pensée cohérente où se conjuguent une physique de la fluidité, une géométrie tensionnelle, une éthique de l'honneur et de la grâce. Par cette lecture en filigrane des Dialogues de Platon, l'auteur se propose de reconstruire la pensée qui procède de l'harmonie chromaticiste, et de montrer son importance dans l'élaboration de la philosophie fondatrice. Au carrefour des disciplines du savoir antique, ce livre s'adresse non seulement aux philosophes, mais aussi à tous ceux qui, musiciens ou stylisticiens, s'intéressent à la forme musicale.
Jouir d'un pouvoir quand on n'a pas l'âme d'un super-héros peut être éprouvant. Robert Murier, un scientifique, en fait l'étrange expérience lorsqu'il réalise que les dimensions de son corps lui échappent, ses molécules se dilatant plus ou moins à volonté et provoquant des catastrophes. Roman d'aventure qui se transforme peu à peu en envoûtante description du voyage dans un ailleurs qui nous est si proche, La chute dans le néant franchit des frontières fascinantes sans cesser de nous interroger: que peut la raison quand la matière commande? Que devient l'homme quand il perd son pouvoir sur les choses? Les super-héros peuvent continuer à se battre, ce monde inquiétant et beau n'est pas pour eux. Ni ce livre, inclassable et méconnu.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.