Qui fut donc ce Heinrich Bluntschli qui, au milieu du XIXe siècle, abandonna femme et enfant sur les bords du lac de Zurich pour s'établir en Egypte ? Séduit et intrigué par l'image que lui renvoie la légende familiale, le narrateur tente de retrouver la trace de son trisaïeul. D'archives en archives, en Egypte, sur les lieux de la vie de Heinrich, il va et vient entre le XIXe et le XXe siècle. Au fil du récit, qui juxtapose avec délicatesse enquête et fiction, l'image d'Epinal fait place à un roman plein de tendresse, d'humour et de mélancolie, sur les thèmes de l'échec, de l'exil, du secret d'une existence. Les Archives nationales semblaient être un bastion. Pour s'y introduire, il fallait, à ce que m'expliqua Mme R., une recommandation comprenant un descriptif du projet de recherches, et ce document ne devait pas être soumis à la direction des Archives, mais à la Sûreté égyptienne, qui dans le meilleur des cas s'octroyait un délai d'un mois pour délibérer de l'opportunité ou de la non-opportunité d'accéder à la requête. Je ne pouvais pas attendre aussi longtemps et m'enquis des possibilités de court-circuiter la voie de service. Il y en avait. Si l'on connaissait quelqu'un qui connaissait quelqu'un qui travaillait aux Archives, ou qui du moins connaissait quelqu'un y travaillant, on pouvait être presque sûr de son fait. Je pouvais l'être. En un rien de temps, on dénicha un jeune Egyptien qui, par la vertu de ses liens de parenté avec un collaborateur, circulait librement dans les Archives, et qui se déclara prêt à m'escorter dans le bastion en tant que pilote, traducteur et intercesseur. Deux jours après ma visite chez Mme R., nous étions déjà devant le bâtiment titanesque du Caire-Boulaq, qui abrite en plus des Archives nationales le ministère de la Culture et la Bibliothèque nationale, et dans la poche de ma veste, j'entendais crisser une superbe recommandation dûment estampillée et rédigée en arabe sur le papier à en-tête de la Fondation pour la culture.
Nombre de pages
174
Date de parution
28/09/2001
Poids
286g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782881824401
Titre
L'ami de Lesseps
Auteur
Werner Markus
Editeur
ZOE
Largeur
140
Poids
286
Date de parution
20010928
Nombre de pages
174,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A la suite d'une virulente passion adultère, Franz a dû quitter son ministère pastoral et vit séparé de sa famille. Depuis son cabinet de conseil psychologique, il tâte le pouls du monde contemporain. Citoyen urbain, il défend la liberté individuelle, revendique le droit au bonheur, et même celui à l'erreur. Malheureusement pour lui, du jour ou le scandale a éclaté, son père ne lui a plus adressé la parole. Et à présent qu'il est mort, il se manifeste sans trêve. Paysan d'une vallée alpine, il hante les nuits de Franz, apparaît sans cesse au détour d'un cauchemar. Dans une mise en scène burlesque, il peste, rumine, raconte sa vie tout en trayant ses vaches. Le déclin de la vie rurale, l'isolement et l'abrutissement des êtres toujours plus éloignés de la nature, le désarroi face aux m?urs et aux manquements du monde actuel - la langue rustre et imagée de ce vieil original transforme tout cela en une tragicomédie saisissante. Le fils lui répond, se défend... Adaptée au théâtre avec succès, cette malicieuse incantation à deux voix enchante par l'humanité de ses propos.
Werner Markus ; Hébert Brigitte ; Colbus Jean-Clau
La rencontre fortuite de deux hommes très différents sur la terrasse d'un hôtel se transforme petit à petit en discussion passionnée au sujet de l'amour, la fidélité, l'adultère...Clarin, jeune avocat spécialisé dans les affaires matrimoniales, se réjouit à l'idée de passer le week-end de la Pentecôte au calme dans sa résidence secondaire du Tessin. Il aimerait consacrer ce temps à l'écriture d'un article sur le divorce pour une gazette juridique. Le premier soir, à la terrasse de l'hôtel Bellavista, il fait la connaissance d'un homme entre deux âges nommé Loos, un individu dérouté, peut-être fou, en tout cas un véritable original. A partir d'un dialogue hésitant né d'une rencontre fortuite s'installe peu à peu une dynamique nerveuse et passionnante, à laquelle ni Clarin ni le lecteur ne peuvent échapper. Loos a perdu sa femme, qu'il aimait jusqu'à l'idolâtrie, dans des circonstances douteuses, et depuis cette perte, l'existence lui pèse, il semble détester le monde qui l'entoure. Clarin, à l'inverse, est un amoureux de la vie qui le lui rend bien. Autour d'un repas et pendant quelques promenades, une conversation s'enflamme, tournant très vite autour des femmes, du mariage, de l'amour, de l'érotisme, de la fidélité... L'ironie désenchantée et la légèreté de l'un, l'humour noir et la lucidité cinglante de l'autre créent ainsi un échange riche en rebondissements. Deux individus pourraient difficilement être plus différents. Les liens qui les rattachent l'un à l'autre ne se révèleront qu'ultérieurement. L'impact de la révélation des dernières pages est aussi l'amorce du roman : sous le choc, le jeune Clarin a rédigé, au lieu d'un article sur le divorce, ce récit haletant de son étrange rencontre avec Loos à la Pentecôte, quand "descendent les langues de feu".Grâce à ce roman brillant, Markus Werner a pu enfin conquérir le grand public. Avec plus de 240 000 exemplaires vendus (sans compter l'édition en poche), cet important auteur suisse compte désormais parmi les écrivains les plus lus de l'espace germanophone. N.B. : En Suisse, la traduction française de ce roman est déjà très attendue. Né en 1944 en Suisse, Markus Werner était enseignant avant de se consacrer entièrement à l'écriture. Il vit actuellement à Schaffhausen. Langues de feu est son septième roman. Ses livres ont été traduits dans une dizaine de langues et lui ont valu de nombreux prix littéraires, notamment le prix Johann Peter Hebel en 2002 et le prix Schiller en 2005. En France, on peut lire A bientôt (Gallimard, 1994), Le Dos tourné (Zoé, 1995), Renaissances (Actes Sud, 1999), Laisse-moi (Actes Sud, 2001), L'Ami de Lesseps (Zoé, 2001) et Zündel s'en va (Zoé, 2003).
Quand Franklin Starlight ne s'occupe pas de sa ferme, il part photographier la vie sauvage au c?ur de l'Ouest canadien. Mais cette existence rude et solitaire change lorsqu'il recueille sous son toit Emmy et sa fillette Winnie, prêtes à tout pour rompre avec une existence sinistrée.Starlight emmène bientôt les deux fugitives dans la nature, leur apprend à la parcourir, à la ressentir, à y vivre. Au fil de cette initiation, les plaies vont se refermer, la douleur va laisser place à l'apaisement et à la confiance. Mais c'est compter sans Cadotte, l'ex-compagnon alcoolique d'Emmy, résolu à la traquer jusqu'aux confins de la Colombie-Britannique.Dans ce roman solaire et inspiré, on retrouve Frank, le héros désormais adulte des Étoiles s'éteignent à l'aube.Appartenant à la nation des Ojibwés, Richard Wagamese est l'un des principaux écrivains canadiens, récompensé à de nombreuses reprises pour son travail littéraire et journalistique. Découvert en français avec Les Étoiles s'éteignent à l'aube et Jeu blanc, Wagamese est décédé en 2017, laissant en testament littéraire Starlight, son ultime roman.4e de couverture : Quand Franklin Starlight ne s'occupe pas de sa ferme, il part photographier la vie sauvage au c?ur de l'Ouest canadien. Mais cette existence rude et solitaire change lorsqu'il recueille sous son toit Emmy et sa fillette Winnie, prêtes à tout pour rompre avec une existence sinistrée.Starlight emmène bientôt les deux fugitives dans la nature, leur apprend à la parcourir, à la ressentir, à y vivre. Au fil de cette initiation, les plaies vont se refermer, la douleur va laisser place à l'apaisement et à la confiance. Mais c'est compter sans Cadotte, l'ex-compagnon alcoolique d'Emmy, résolu à la traquer jusqu'aux confins de la Colombie-Britannique.Dans ce roman solaire et inspiré, on retrouve Frank, le héros désormais adulte des Étoiles s'éteignent à l'aube.Appartenant à la nation des Ojibwés, Richard Wagamese est l'un des principaux écrivains canadiens, récompensé à de nombreuses reprises pour son travail littéraire et journalistique. Découvert en français avec Les Étoiles s'éteignent à l'aube et Jeu blanc, Wagamese est décédé en 2017, laissant en testament littéraire Starlight, son ultime roman.
Tout commence lorsque David Chariandy est victime, dans un restaurant éthique de Vancouver, d'un acte de racisme ordinaire en présence de sa fille de trois ans. Dix ans plus tard, l'élection de Donald Trump lui donne l'occasion d'adresser à sa fille désormais adolescente une lettre pour évoquer les questions universelles de l'identité et de la race. Chariandy puise dans son propre passé, dans celui de ses ancêtres afro-asiatiques et dans des épisodes concrets vécus en famille une réflexion sur l'héritage de l'esclavage, le statut de " minorité visible " et d'immigré de deuxième génération : que ressent-on lorsqu'on est considéré comme un étranger alors que l'on est né au Canada ? Lorsqu'on nous demande, inlassablement, " non, mais d'où viens-tu vraiment ? "
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