Georges Forster, Allemand moyen, citoyen du Troisième Reich, n'est ni un héros, ni une victime plus éprouvée que la plupart de ses contemporains. Journaliste et critique d'art, un peu snob, entiché de culture, officier de réserve, jouisseur et égoïste, il se soucie peu de combattre le gouvernement et ne prend pas Hitler au sérieux. Vu par ce dilettante, le tragique de la dictature nazie apparaît avec un relief singulier. En dépit de son détachement, la politique envahit la vie de Forster. Il assiste dans sa propre famille à l'application des lois raciales, il va lui-même en prison pour avoir déplu, dix ans plus tôt, à un militant nazi. Il connaît enfin les résultats de la guerre, sur le sol allemand. Et il en vient à souhaiter la défaite de son pays. Ce "figurant" , comme le qualifie Bruno Werner, est un admirable témoin. Journaliste, il suit avec lucidité le déroulement des événements ; il a des relations au Ministère de la propagande, à la Wilhelmstrasse et dans l'Armée. Au cours d'une conférence de presse, il voit Hitler de près et en donne une description qui restera sans doute dans l' histoire anecdotique. Ne pouvant être mobilisé comme officier, parce qu'il a épousé une demi-juive, il assiste aux bombardements de Berlin, à la désagrégation interne de l'Allemagne. Il coudoie les auteurs de l'attentat du 20 juillet. Ce roman, dont les premières scènes respirent l'insouciance et la joie de vivre, se termine par une vision de Dresde en flammes et par cette question : "Les vainqueurs de l'Allemagne ne seront-ils pas contaminés par la peste nazie ? L'ère des termitières n'est-elle pas venue pour le monde entier ?" Le récit de Bruno Werner a approché la réalité du plus près qu'il était littérairement possible. Le succès considérable de son livre, l'un des bestsellers allemands de cet après-guerre, en est un témoignage.
Nombre de pages
456
Date de parution
09/07/1952
Poids
250g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070266555
Titre
Le bateau des esclaves
Auteur
Werner B-E
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
250
Date de parution
19520709
Nombre de pages
456,00 €
Disponibilité
Epuisé
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« Werner Beumelburg a écrit un des rares très bons livres sur la Grande Guerre. Son regard, qui est celui d'un historien mesuré, désireux de respecter les faits, complète admirablement l'oeuvre, sur le même sujet, du Britannique Liddell Hart. Mais Beumelburg, avec un rare talent, réussit à mêler à la fois non seulement la guerre continentale et la guerre maritime, mais la relation froide des événements et le conflit tel qu'il est vécu et ressenti par le soldat. À la rigueur de l'historien il joint, de façon sensible, le savoir de la peau. Le sentiment physique de la guerre est ici présent. » - Gérard CHALIAND
Peu d'autres lézard provoquent autant d'admiration que l'agame barbu. A juste titre, car leur jolie silhouette, qui rappelle les dinosaures ou les dragons, leur taille et leur activité permanente sont une invitation à observer et à interagir entre eux. Leur familiarité séduit particulièrement les enfants et les jeunes. Dans cet ouvrage, vous trouverez des informations essentielles sur l'achat, le terrarium, l'alimentation, la santé et la reproduction de ces lézards fascinants.
Haut dignitaire du IIIe Reich, Werner Best a occupé des postes clés au sein de l'appareil nazi : juriste et éminence grise de la SS, il fut chef adjoint de la police secrète, administrateur de la France occupée, puis plénipotentiaire du Reich au Danemark. Emprisonné à Copenhague à la fin de la guerre, Best entreprit de croquer six hiérarques du nazisme qu'il a, par ses fonctions, côtoyés à de nombreuses reprises : Hitler, Göring, Ribbentrop, Himmler, Heydrich et Canaris. Ces portraits de nazis par l'un d'entre eux mêlent souvenirs personnels, analyses psychologiques et réflexions historiques. Best montre par exemple un Hitler fort chaleureux à ses débuts en politique, puis sombrant dans la folie. Se découvrent également un Göring à la fois boute-en-train, amateur d'art et de secrets, ou un Ribbentrop nerveux et souffreteux, totalement soumis au Führer. Publiés en France pour la première fois, ces six portraits sont présentés et annotés afin de donner au lecteur les clés de compréhension de ce texte au goût de soufre. Car Werner Best reste un idéologue et vise trois objectifs : justifier ses actes, expliquer l'échec du IIIe Reich et repenser le nazisme.
Werner Beumelburg (1899-1963) est de la génération d'Ernst Jünger qu'il a bien connu. Engagé à 16 ans, en 1916, juste après la première bataille de Verdun, promu officier sous les obus, il n'a pas acquis sa connaissance de la guerre dans la poussière des archives. Peu après la fin du conflit, il devient en 1921 rédacteur en chef de la Deutsche Soldatenzeitung, au ministère de la Reichwehr. C'est le début d'une longue carrière dans la presse et l'édition qui fait de lui l'une des figures majeures du " nationalisme soldatique " durant la grande décennie de la Révolution Conservatrice. " Dominique Venner. Enquête sur l'Histoire.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.