Blitzkrieg ! Ce mot évoque une armée allemande toute-puissante qui terrasse une à une les démocraties... Pourtant, les officiers nazis n'ont rien inventé. Les tactiques qu'ils mettent en ?uvre si brillamment sont la synthèse des méthodes mises au point lors du précédent conflit mondial. Dans les faits, aucune nation ne peut seule revendiquer la paternité de la guerre mécanisée : les Anglais apportent le char, les Allemands les troupes de choc, les Russes la bataille de profondeur... Il faut un extraordinaire concours de circonstances pour que seule l'Allemagne dispose, le 10 mai 1940, d'un outil de guerre mécanisée rodé. Et encore, peu d'officiers dans les rangs de la Wehrmacht ont conscience de la puissance de cette tactique. La campagne de France et l'exploitation de la percée de Sedan constituent pour tous les belligérants une révolution et l'éclatante démonstration de la validité des théories de Fuller, Martel, Estienne, qui bien avant Liddell Hart, Guderian et de Gaulle, avaient prophétisé l'avènement du moteur combattant. Hugues Wenkin dresse un tableau complet des origines du Blitzkrieg, de sa mécanique implacable, de ses limites et des traces qui perdurent encore aujourd'hui dans nos armées contemporaines. « Un captivant ouvrage [...] remarquablement illustré. » Lignes de Défense (http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2018/04/29/l-invention-de-la-guerre-mecanisee-19311.html) « Un magnifique et dense ouvrage. » Guerres et Conflits (http://guerres-et-conflits.over-blog.com/2018/05/debats-en-vue.html) « Contrairement aux idées reçues, la "guerre éclair" n'a pas été une création des généraux allemands comme Heinz Guderian, en 1939. » Ça m'intéresse Ingénieur, Hugues Wenkin est un spécialiste de la guerre au XXe siècle. Il est l'auteur de nombreux articles et livres sur la Seconde Guerre mondiale. Son travail est toujours basé sur des recherches dans les archives qu'il confronte aux réalités géographiques en retournant sur les lieux des combats. Cette approche factuelle lui permet d'apporter un éclairage novateur sur les questions militaires. Ainsi, ses révélations sur la chute du fort d'Ében-Émael ont été unanimement saluées (Ében-Émael ? L'autre vérité, Weyrich, 2016).
La lecture des ouvrages consacrés à la bataille des Ardennes donne souvent l'impression que le 26 décembre, tout est joué. Patton est arrivé à Bastogne, le reste n'est plus qu'épilogue. Paradoxalement, ce n'est qu'après cette percée que Bastogne devient le centre de gravité de l'offensive des Ardennes. Le principal choc de la bataille se déroule à partir du 30 décembre. Le général Patton y commande la plus grande force de sa carrière et ne parvient pas à obtenir un succès significatif. Après un début foudroyant, son offensive piétine. Il doit prendre Houffalize pour fermer la porte aux Panzer-Division qui évacuent le saillant formé lors des premiers jours. Il n'y parvient qu'après deux semaines de coûteux affrontements, quand il n'y a pratiquement plus rien à enfermer dans une nasse. La manoeuvre est devenue aussi vaine qu'inutile. Comme à Falaise en août, comme à Mons en septembre, les généraux d'Eisenhower ne parviennent pas à récolter le fruit du sang versé par leurs hommes ! C'est pendant cette première quinzaine de janvier que la bataille des Ardennes se transforme en match nul qui ne connaît ni vainqueur ni vaincu.
Le Mook 1944 n° 6 adopte cette fois une formule spéciale adaptée aux besoins des lecteurs dans le cadre de la période de pandémie. L'opus propose l'analyse inédite de quatre engagements dans les Ardennes accompagnés de trois randonnées commentées. Le but est de miser sur le tourisme local en invitant à la promenade dans les bois pour profiter de la liberté retrouvée (ou de l'unique qui nous reste). Quatre sujets à l'honneur donc : une balade sur la frontière allemande, une promenade dans la région de Bastogne sur les traces des Chasseurs Ardennais et enfin une randonnée dans la région de Manhay attirant aussi nombre de touristes d'un jour. L'article concernant la pointe blindée de Peiper à Tragnon sera d'un attrait particulier pour les lecteurs férus de combats blindés.
De l'Antiquité à la Seconde Guerre mondiale, il y a une chose qui ne change pas à côté de tous les champs de bataille de l'Histoire : ce sont les tentes et les soldats qui s'ennuient à l'intérieur... Orveillon et Pinchon vous invitent à découvrir les discussions surréalistes et désopilantes des militaires dans les coulisses des grandes batailles. Loin des généralissimes brillants ou des combattants invincibles, ils racontent l'histoire, la vraie : celles des anonymes et des râleurs, des déserteurs et des opportunistes, de tous les héros malgré eux... Vous ne verrez plus jamais Waterloo, Camerone ou le Débarquement de la même manière !
Les Américains les regroupent au sein du Silent Service car malgré l'engouement régulier du cinéma, les sous-marins restent très méconnus du grand public et même les amateurs d'histoire militaire et navale se limitent le plus souvent aux loups gris de l'Atlantique. Pourtant les sous-marins n'ont, depuis le premier conflit mondial, jamaiscessé de peser dans les conflits déclarés ou non. Le dioptre, cette séparation entre l'air et l'eau, les dissimule à nos yeux et à nos esprits. Et avec leur navire, sont aussi dissimulés le mode de vie des sous-mariniers, leurs missions, leurs combats. Avec Invisibles et Silencieux, je vous invite à plonger dans les entrailles des sousmarins pour comprendre leur fonctionnement technologique, ce qui fait leurs forces et leurs limites au combat et les objectifs stratégiques qu'ils suivent. Nous rencontrerons aussi des sous-mariniers de toutes les époques et nations afin de tenter de saisir ce qui fait d'eux des combattants exceptionnels. Alors fermez les panneaux et ouvertures de coque, ouvrez les purges de ballasts, on plonge.
GIGN. Quatre lettres qui imposent le respect. Depuis sa création en 1974, cette unité antiterroriste s'est imposée comme un modèle mondial, toujours en première ligne face aux menaces les plus extrêmes.Sous l'impulsion du lieutenant Christian Prouteau, le GIGN s'est forgé une identité unique : efficacité, rigueur, respect de la vie humaine. De l'affaire du forcené retranché aux prises d'otages terroristes, il incarne le « dernier recours ».Uniformes, armes mythiques, entraînements exigeants, interventions décisives : l'histoire du GIGN est jalonnée de moments qui ont marqué la mémoire collective.Cet ouvrage richement illustré s'appuie sur plus de 60 témoignages inédits. Il vous entraîne dans les coulisses de l'unité : ses origines, ses opérations les plus marquantes, son quotidien et ses 50 ans d'évolution. Entrez dans la légende des super-gendarmes.
Si les victoires fascinent et entrent immédiatement dans l'imaginaire collectif, si chaque décision du chef victorieux est décortiquée pour mieux comprendre comment le succès a pu être obtenu, le traitement réservé aux défaites est bien différent. Analysées a posteriori à travers des filtres sociaux, politiques et historiques, elles sont presque toujours caricaturées. Les historiens rarement à en donner une interprétation objective. Leur jugement est souvent faussé par un paramètre qui occulte les autres et ils finissent presque toujours par en donner une explication simpliste. Mais les erreurs commises par le tacticien sont souvent variées, complexes, et de nombreux facteurs sont à l'origine des plus grands désastres tactiques. Après le succès de L'Art de conduire une bataille, Gilles Haberey et Hugues Perot analysent maintenant les causes des grands désastres tactiques et révèlent les 7 péchés capitaux que ne doit pas commettre le chef militaire.