Dans ce livre d'un genre inconnu, l'auteur nous invite à une réflexion sur la poésie par une méditation sur la traduction, à partir d'un poème de quatre vers vieux de 1200 ans, en nous introduisant au chinois classique via l'anglais, le français et l'espagnol. Eliot Weinberger présente 19 traductions différentes du même poème chinois : "L'enclos aux cerfs", écrit au VIIème siècle par Wang Wei, le grand poète et calligraphe bouddhiste de l'époque de la dynastie Tang. Eliot Weinberger effectue une lecture minutieuse de chacune des traductions de ce poème et pose la question essentielle suivante : "Que se passe-t-il lorsqu'un poème, autrefois chinois et qui est toujours chinois, devient un poème anglais, espagnol, français ? " Quelle est la différence entre une traduction réalisée en 1919 et une autre en 1979 ? Dans un style de prose poétique documentaire, propre à l'auteur, Weinberger cherche à établir une historicité des traductions, dans le but de montrer qu'il en existe une infinité possible et non une seule ; et qu'un poème de quatre lignes, peut contenir des variations infinies de sens. "La grande poésie vit dans un état de perpétuelle transformation, de perpétuelle traduction : le poème meurt quand il n'a plus d'endroit où aller". L'exemple d'Octavio Paz, dont la traduction de ce poème a été source de spéculations et introspections, aussi bien que l'expérience d'Ezra Pound, qui reconnut dans "la matière vivante [et] la force du poème chinois - ce qu'il appela une "nouveauté qui reste une nouveauté" à travers les siècles", servent à Weinberger pour faire oeuvre de démystification. Avec finesse et humour, érudition et ironie, il soulève un grand nombre de questions au sujet des difficultés (plus ou moins présumées) de la traduction de la poésie, en démasquant les tics et les lapsus des traducteurs, et surtout en montrant l'unicité et nouveauté perpétuellement changeante de tout poème.
Nombre de pages
112
Date de parution
06/03/2020
Poids
164g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782356540966
Titre
19 manières de regarder Wang Wei
Auteur
Weinberger Eliot ; Thiollier Lise ; Paz Octavio
Editeur
YPSILON
Largeur
125
Poids
164
Date de parution
20200306
Nombre de pages
112,00 €
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Né en 1908 dans l'Etat de New York, George Oppen passe une partie de sa jeunesse en Californie. A la fin des années 1920, il rencontre Charles Reznikoff et Louis Zukofsky, avec lesquels il fonde la confrérie secrète des "objectivistes", dans le sillage d'Ezra Pound et de William Carlos Williams. Avec Mary, la compagne de sa vie, il s'établit près de Toulon en 1930: c'est en France que seront d'abord imprimés les livres de l'Objectivist Press, avant le retour à New York et la publication de son premier recueil: Discrete Series, en 1934. L'année suivante, Oppen adhère au Parti communiste américain et cesse totalement d'écrire, pour se consacrer à ses activités militantes. En 1942, il s'engage dans l'armée américaine et sera grièvement blessé durant la bataille des Ardennes, seul survivant de sa patrouille. Après la guerre, victimes de la répression maccarthyste, George et Mary Oppen sont contraints de s'exiler au Mexique, où ils vivront jusqu'à la fin des années 1950. C'est là qu'Oppen renoue avec l'écriture, après vingt-cinq ans de silence. Il regagne le territoire américain en 1960 et son deuxième recueil: The Materials paraît en 1962, suivi de This in Which (1965), puis de Of Being Numerous (1968), son livre majeur, qui lui vaut le prix Pulitzer. Son influence s'étend sur une nouvelle génération de poètes, à mesure que les "objectivistes" reviennent sur le devant de la scène. Ses Collected Poems sont réunis en 1975. Un ultime recueil: Primitive, s'y ajoute en 1978. Il s'éteint en 1984, au terme d'une longue maladie.
Mon Emily Dickinson est un livre unique ? il est à la fois le livre incontournable pour tout lecteur de l'oeuvre d'Emily Dickinson et le livre clef pour entrer dans l'oeuvre de Susan Howe ? éblouissante chambre d'échos où s'entrecroisent les voix de deux immenses poètes d'Amérique. Avec ce texte audacieux, Susan Howe a transformé à jamais la façon de lire Emily Dickinson. Paru pour la première fois en 1985 aux Etats-Unis, ce livre fondateur est enfin traduit en français.
J'aurais dû couler des jours studieux et tranquilles, quand l'histoire de mon père m'a rattrapée. Jean Weinberger, alias Wenger, un père que je n'ai jamais connu. Poète et romancier d'origine juive, journaliste militant au groupe hongrois du PCF, amoureux de la France et de la liberté, il fut déporté à Drancy le 25 septembre 1942, puis assassiné à l'âge de 33 ans par les nazis...De la tragédie qui s'était jouée avant et qui avait précipité sa perte, je ne savais presque rien... Rien de la légende vivante qu'il avait été dans les milieux de l'antifascisme pendant les années 30. Rien des intrigues tramées en haut lieu, de Moscou à Paris, en un engrenage maléfique. Mais assez cependant pour donner à ce récit les accents d'un thriller politique..." Catherine Weinberger-Thomas.L'Affaire Wenger n'est pas seulement un ouvrage personnel, intime, écrit dans une très belle langue, et dont on tourne les pages sans plus s'arrêter. Il raconte aussi le combat de ceux qui comprirent, avant tous, ce qui se jouait dans l'URSS de Staline, et furent prêts à en payer le prix pour défendre la liberté à l'ère des totalitarismes.
Ginzburg Natalia ; Salem Adriana-R ; Sofri Adriano
Publié en 1962, Le piccole virtù est un livre charnière dans l'oeuvre de Natalia Ginzburg. Connue pour ses romans, dans ce premier livre d'essais, Natalia Ginzburg - dont l'écriture est essentiellement attachée aux faits, aux gestes, aux voix et aux cadences - reste fidèle à elle-même : la recherche de l'essentiel est toujours concrète, toujours incarnée, les expériences morales prennent un sens physique - elle reste dans la narration qu'il s'agisse d'énoncer une pensée générale ou un jugement sur l'existence. Les petites vertus, ces onze textes (dont l'année et le lieu d'écriture sont si importants) entre autobiographie et essai, donnent à voir et à entendre, voix, figures, et paysages du siècle passé, à sentir et à penser une manière de vivre et un être au monde qui font partie de notre histoire. Parmi les chapitres de cet ouvrage, il faut remarquer tout particulièrement "Portrait d'un ami" (Rome, 1957), qui est la plus belle chose qui ait été écrite sur Cesare Pavese. Et aussi, les pages écrites immédiatement après la guerre, qui expriment avec une force brûlante le sens de l'expérience d'années terribles (en gardant, comme dans "Les souliers éculées" (Rome, 1945), un sens presque miraculeux du comique). Les souvenirs de l'exil, dans "Un hiver dans les Abruzzes" (Rome, 1944), côtoient les réflexions sur "Mon métier" (Turin, 1949). Enfin, dans "Silence" (Turin, 1951) et "Les petites vertus" (Londres, 1960), on trouve une Natalia Ginzburg moraliste dont la participation aiguë aux maux du siècle (passé) semble prendre naissance dans une sorte de empathie intime. "Outre une leçon de vie, c'est une leçon de littérature que nous pouvons tirer de la simplicité de ces pages". Italo Calvino.
José Mendoza y Almeida est le plus ancien dessinateur de caractères français toujours en activité. Il possède la particularité d'avoir publié ses principales créations dans les plus grandes fonderies internationales. Sa longue carrière, ponctuée par de nombreux travaux de graphisme et de calligraphie pour l'édition, la publicité et la communication, l'a amené à travailler avec d'importantes figures telles que Maximilien Vox et Roger Excoffon. Il enseigna également à l'Atelier national de création typographique de l'Imprimerie nationale. Cet ouvrage, le premier consacré à son ?uvre, présente ses principales créations à travers de nombreux documents inédits.
Publié aux Pays-Bas en 1985, Le trait constitue le développement incisif d'une nouvelle théorie de l'écriture développée par Gerrit Noordzij. Elle a pour but de réparer la fracture qui a séparé l'écriture manuelle de la typographie avec l'invention de l'imprimerie. Il paraît aujourd'hui pour la première fois en français dans une traduction inédite de Fernand Baudin.