LES IMAGES ASTROLOGIQUES AU MOYEN AGE ET A LA RENAISSANCE. SPECULATIONS INTELLECTUELLES ET PRATIQ
WEILL-PAROT NICOLAS
CHAMPION
137,01 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782745304490
Avec la science et l'astrologie, les traductions du XIIe siècle apportèrent aussi à l'Occident l'art des talismans. Vers le milieu du XIIIe siècle, dans le Speculum astronomiae, qui présentait la "science des astres", apparut pour la première fois l'expression "image astrologique"; elle désignait un talisman qui ne devrait pas son efficacité à des rituels ou autres signes d'un appel aux démons, mais qui, au contraire, tirerait son pouvoir uniquement des astres. Affirmant la possibilité d'un talisman "naturaliste" et donc acceptable pour un chrétien, cette notion, qui divisa Thomas d'Aquin et Albert le Grand, mettait en jeu chez les philosophes et les théologiens des questions fondamentales comme les relations entre Ars (technique) et Natura (nature), l'hylémorphisme (l'union de la forme et de la matière), ou la finalité même de l'explication scolastique. Notion située aux confins de la science et de la magie, elle radicalisait les problèmes inhérents à l'astrologie, mais aussi à la médecine savante où des sceaux astrologiques, comme celui du Lion (pour les reins), avaient été introduits par Arnaud de Villeneuve et Pietro d'Abano. L'"image astrologique" reflète les altérations intellectuelles profondes qui marquèrent le passage de l'âge scolastique aux temps de la peste, puis au Quattrocento, où put éclore une nouvelle parole magique bientôt soutenue par des spéculations philosophiques renouvelées ou approfondies de Marsile Ficin au médecin valencien Jérôme Torrella.
Date de parution
01/01/2002
Poids
1 245g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782745304490
Titre
LES IMAGES ASTROLOGIQUES AU MOYEN AGE ET A LA RENAISSANCE. SPECULATIONS INTELLECTUELLES ET PRATIQ
ISBN
2745304496
Auteur
WEILL-PAROT NICOLAS
Editeur
CHAMPION
Largeur
150
Poids
1245
Date de parution
20020101
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Ce livre vise à mettre en évidence la profonde rationalité de la pensée scientifique scolastique du Moyen Age - plus précisément du XIIIe au milieu du XVe siècle - voire son véritable rationalisme, à partir de l'étude détaillée, articulée et comparée de trois questions qui furent autant de défis pour elle : l'occulte naturel, c'est-à-dire les propriétés occultes par lesquelles on rendait compte de phénomènes inexplicables par l'agencement des qualités premières (chaud, froid, sec et humide), l'attraction magnétique qui semblait contrarier l'axiome aristotélicien selon lequel, dans tout mouvement, ce qui meut et ce qui est mû doivent être en contact, et l'" horreur du vide " qui faisait que la nature était poussée à contredire les mouvements propres des corps pour éviter toute formation de vide dans un monde qu'Aristote avait voulu plein. L'ouvrage, en analysant un grand nombre de sources, souvent inédites, en particulier des commentaires à la Physique d'Aristote, souhaite ainsi apporter une contribution à la fois à l'histoire de la raison et à celle du concept de nature.
Dans les sources médiévales, le vol humain est rarement abordé de front : la tentative catastrophique du moine anglais Eilmer de Malmesbury, la machine à voler rêvée par Roger Bacon ou la nef flottant au-dessus de l'air imaginée par Albert de Saxe et Nicole Oresme font figure d'exceptions célèbres.Pourtant, cette question des vols fut un véritable défi intellectuel pour la pensée médiévale. Qu'ils soient portés par la force naturelle des oiseaux, par les esprits (âmes, anges ou démons) ou encore par l'ingéniosité humaine, les vols mettent en jeu de riches spéculations explicites ou indirectes. Et ce fut une gageure pour la science scolastique de penser le possible maintien d'un corps lourd dans l'air par projection, grâce au feu ou à l'air chaud, grâce au magnétisme ou par l'effet de l'horreur du vide. Dans cet essai historique original, Nicolas Weill-Parot enquête sur la confrontation de la science avec la magie, la technique ou la théologie. Travaillant au plus près de nombreuses sources, il trace une nouvelle histoire de la pensée du vol dans les airs : celle de la conceptualisation scientifique d'une réalité inaccessible.
La collection "Petite philosophie du voyage" invite NicolasWeill-Parot, historien, à restituer l'atmosphère des bibliothèques et la passion qui anime le chercheur. Dépositaires de la mémoire du passé, les manuscrits offrent émotion et connaissance au lecteur désireux d'entreprendre, dans les hauts lieux du patrimoine, un voyage à caractère initiatique.
Que la violence y ait régné sans partage, que les puissants y aient exercé une impitoyable domination sur les faibles, que la justice y ait été cruelle et expéditive, qu'une religion fanatique y ait régenté la vie des hommes, à peine tempérée par les superstitions les plus extravagantes, qu'on n'y ait eu que de très approximatives connaissances dans les domaines de la science, de la médecine ou de l'hygiène, qu'on y ait méprisé les femmes et méconnu tout ce qui était étranger aux frontières de l'Occident, pour la majorité d'entre nous, cela ne fait aucun doute : le Moyen Age, interminable parenthèse entre les accomplissements de l'Antiquité et les merveilles de la Renaissance, est le point de référence obligé lorsqu'on veut dénigrer les temps obscurs auxquels nous avons échappé pour accéder enfin à la modernité. Autant d'idées reçues que les plus grands spécialistes français de la question contestent avec force. Nous permettant d'aller, enfin, à la rencontre de cette période charnière dans l'histoire de l'Europe : le moment où elle s'est constituée, avec des formes de vie politique et sociale qui ont perduré jusqu'à nos jours.