La vie d'une famille est bouleversée quand la bru déclare à sa belle-mère qu'elle ne supporte plus les oignons. Un jeune homme, se croyant très amoureux de sa fiancée, est en vérité épris de la lutte acharnée qu'il mène contre sa future belle-mère. Une étudiante, venue de Colombie, suit des cours du soir et s'attire l'animosité de toute une classe. Un homme et une femme respectables se laissent aller à des conversations équivoques. Une femme de pasteur est sujette à des visions étranges... Dans son deuxième recueil de nouvelles, Sylvie Weil campe une série de personnages mal adaptés à la société américaine. Vivant à New York ou en Nouvelle Angleterre, ils sont à la fois risibles et touchants, fragiles, parfois tragiques, et vont jusqu'au bout de leurs obsessions sans craindre le ridicule. Certains sont assez exotiques, fraîchement débarqués d'Europe ou d'Amérique du Sud, et décrits avec humour, avec un peu de cruauté attentive.
Nombre de pages
266
Date de parution
01/01/1999
Poids
280g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782080671202
Titre
Le jardin de Dima. [nouvelles
Auteur
Weil Sylvie
Editeur
FLAMMARION
Largeur
130
Poids
280
Date de parution
19990101
Nombre de pages
266,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Une mère, Elsa, assiste à la désagrégation du cocon familial qu'elle avait formé avec son fils. Impuissante, elle le voit tomber amoureux d'une femme, l'autre, Linda. Elle fait un retour sur leur histoire, cherche à comprendre les mouvements du c'ur et du désir qui donnent vie à son fils quand sa vie, à elle, prend une tournure chaotique. Des familles se déchirent faute de pouvoir s'avouer leur amour. Les deux familles qui se rencontrent dans La bulle cauchemar sont tellement différentes qu'on ne peut que les regarder avec stupeur, même dans la ville de Woody Allen, même dans un restaurant new-yorkais. Intellectuels parisiens, marxistes et maigres, du côté d'Elsa. Portoricains très américains, plutôt enveloppés et bons vivants, dont plusieurs entretiennent des relations personnelles assez intenses avec Jésus, du côté de Linda. Le fils d'Elsa doit devenir un homme dans un monde qui lui est totalement étranger. Ce roman, écrit avec délicatesse, est la chronique sensible d'un mariage, qui se révèle une initiation à la tendresse et à l'abandon. La vie est là, rebelle mais finalement bienveillante.
Un mazal, dans la tradition juive, c'est un ange gardien chargé de plaider la cause de son protégé auprès de l'Eternel. Tout le monde en possède un. Sauf les animaux. Même les filles. Même Elvina la rebelle. Qui pense qu'elle en a besoin, plus qu'une autre. Car Elvina adore lire, écrire et étudier comme les garçons. Et déteste " couver " les ?ufs et obéir comme les filles. Elle serait tout à fait à son aise au début du XXIe siècle. Le problème, c'est que nous sommes à la fin du XIe, époque guère féministe où Pierre l'Ermite prend la tête de la première Croisade et sillonne la campagne française avec ses troupes à la recherche de nourriture. Il paraît qu'il hait les juifs. La famille d'Elvina est sur le qui-vive. Un jour qu'elle est seule à la maison, trois étrangers frappent à la porte, et Elvina qui ne doit pas ouvrir leur ouvre... Au secours, Mazal !
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.