Les abeilles d'Aristée. Essai sur le destin actuel des lettres et des arts
Weidlé Wladimir ; Marchadier Bernard
AD SOLEM
47,10 €
Epuisé
EAN :9782884820165
L'art, de toute évidence, se porte mal. Est-il délirant, malade, agonisant, mort déjà ? Dans ce dernier cas, peut-il renaître ? A quelles conditions ? Dès les années cinquante, Wladimir Weidlé posait, au chevet de l'art, un diagnostic lucide et précis, qui porte aussi bien sur l'architecture que sur la peinture, la musique, la sculpture, ou les lettres et qui, parce qu'il est juste, reste une vérité - encore aggravée - cinquante ans après. Sauf que de nos jours il est sans doute plus évident aux yeux de beaucoup qu'il s'agit d'une crise de l'homme tout entier. C'est pourquoi, paradoxalement, l'espoir, subtilement, demeure ; tant au moins qu'il y aura des hommes pour penser, souffrir, croire, aimer, chanter et travailler. Car l'art est dans la nature de l'homme, et il renaîtra avec lui, dans la civilisation et la foi en une transcendance authentique.
Nombre de pages
444
Date de parution
22/07/2003
Poids
650g
Largeur
126mm
Plus d'informations
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EAN
9782884820165
Titre
Les abeilles d'Aristée. Essai sur le destin actuel des lettres et des arts
Auteur
Weidlé Wladimir ; Marchadier Bernard
Editeur
AD SOLEM
Largeur
126
Poids
650
Date de parution
20030722
Nombre de pages
444,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A vingt-six ans, Roy Allison retrouve la liberté après dix années passées en prison. De retour chez lui, il a la ferme intention de redevenir un type bien. Pas question de replonger. Mais dans cette région à la frontière de l'Arkansas et de la Louisiane, la crise économique a fait des ravages, la guerre a brisé des familles, et le monde qu'il retrouve part à la dérive. Et personne n'a oublié les raisons pour lesquelles Roy s'était retrouvé derrière les barreaux ni ne lui a pardonné ses erreurs. Alors, à quoi sert de se comporter en bon fils dans ce pays en ruine où seul le crime vous donne encore l'impression d'être en vie ? Roman choral à la construction parfaitement maîtrisée, Le Bon fils nous offre un portrait aussi sombre que poétique d'une Amérique rurale qui tente de nier son passé et d'échapper vainement à son histoire.
Voir, laisser voir, faire voir ; apparaître, laisser apparaître, faire apparaître ; nous ne résumons pas ainsi la tâche de la pensée, mais il n'y aurait pas pensée si cela n'avait lieu. Voir la "chose" que nous disons dissimulée derrière le sacrement. "Voir" l'existence telle quelle distribuée en manières d'exister, communes ou moins communes. "Faire apparaître" l'amour, tel que le masquent les jeux du sentiments et tel que le vouloir le restitue à sa destinée propre. "Laisser apparaître" paix et guerre, qui ne sont pas d'abord des phénomènes politiques mais des heurs et malheurs ancrés en nous-mêmes. Et puisque le travail du "faire voir" ne peut se passer des textes qui nous l'apprennent, "voir" aussi comment des textes, malgré les maladresses du dit, font apparaître exactement ce dont ils parlent et prolongent l'intuition. Ce livre constitue un recueil d'exercice en phénoménologie. Qui dit phénoménologie ne dit pas une manière de philosopher ou de théologiser, mais une manière de s'essayer à penser sur un fondement inébranlable d'intuition. Les questions traitées en ce livre sont philosophiques, elles sont théologiques, elles sont le plus souvent l'un et l'autre, et cela n'importe pas. A chaque fois, le cahier des charges était simple : fournir une réponse, ou l'esquisse d'une réponse, à la mesure de la question. Et à la mesure de questions telles qu'elles nous permettent de reconduire le questionneur dans les parages de l'intuition.
Ne pas mentir, et ainsi creuser jusqu'au roc pour se frotter à la vérité résistante, voilà ce que réussissent parfois les grands écrivains. On ne s'étonnera donc pas qu'à ce niveau de sérieux, la littérature finisse toujours - explicitement ou non, selon un regard de croyant ou non (nul ne peut en décider, surtout pas le lecteur et pas même l'auteur) - par renvoyer à Dieu, la dernière instance en matière de lettres et de vérité, la dernière et donc la première. Sans récupération forcée, ni apologétique indiscrète, on a tenté d'ainsi identifier la situation spirituelle des personnages de la littérature, selon le postulat herméneutique que nul n'est en un lieu neutre par rapport au Christ, lui qui connaît les coeurs et les raisonnements des hommes (Luc 9, 47 ; 16, 15). Si la vie est bien, comme le dit Paul Claudel, un "drame qui se joue sous le regard de Dieu et qui a pour objet l'élucidation de ce grand problème qu'est l'existence", alors la littérature reste une voie royale, pour avancer dans cette élucidation. Sous le regard de Dieu, elle offre l'occasion de nous comprendre nous-mêmes et de comprendre autrui, ou du moins de pénétrer un peu - sans bien sûr prétendre le saisir complètement et le dominer - le mystère des êtres et de soi-même.
Articles parus dans France Catholique réunis et présentés par Sandra Bureau. Ces articles constituent une page de l'histoire de l'Eglise - de ces années pré- et post- conciliaires. Ils y sont une entrée en matière. Ils ouvrent aux débats théologiques qui y ont vu le jour, aux tensions liturgiques et pastorales qui se sont parfois déclinées en scission douloureuse, mais aussi en redécouvertes spirituelles qui, presque par nécessité, s'imposaient. Loin cependant de laisser ces pages au seul fil de l'Histoire, Sandra Bureau a fait choix de les regrouper autour de quelques thématiques, révélatrices de la figure de Louis Bouyer et de sa pensée : l'oecuménisme, l'Eglise, la liturgie rénovée, la sécularisation et son nécessaire pendant : le rapport au monde, l'homme, le mystère du Christ, la spiritualité. C'est un véritable maître spirituel qui offre aux lecteurs de France catholique ses analyses, qui ne sont jamais un regard extérieur sur le Mystère mais regard de celui qui, profondément, en vit. Le Père Bouyer, maître spirituel incontesté, n'aurait pas totalement dévoilé qui il était si, en ces quelque vingt années de collaboration à l'hebdomadaire catholique, il n'avait adressé un dernier appel : celui de l'ascèse. Pour lui comme pour toute la tradition spirituelle, il ne peut y avoir de vie authentiquement chrétienne sans cette croix qui vient pénétrer jusqu'en la chair pour y laisser jaillir la lumière du Ressuscité.
Quel intérêt présente aujourd'hui la personnalité et l'oeuvre de saint Philippe Néri (1515-1585) ? Avant tout le fait que ce prêtre italien du XVIe siècle était un homme libre et qu'il peut nous apprendre le sens de la vraie liberté. Saint Philippe, ce Florentin de la Renaissance, ne s'est jamais laissé enfermer dans l'"armure de la Contre-Réforme", pour reprendre une formule de Newman. Transporté dans la Rome de son temps (une Rome qui n'avait pas grand-chose à envier à celle de la mafia aujourd'hui), cet homme sans carapace, jamais tendu, souriant toujours et souvent riant aux éclats, a montré des nerfs d'acier, un coeur de flamme. Dépouillé spontanément, enraciné dans l'essentiel, il a su comme personne "s'adapter", selon cet instinct de la vraie charité qui sait que l'adaptation passe par une ouverture de tout l'être à toute la vérité ; là est la seule manière d'y gagner les autres. L'Oratoire, la libre société de prêtres qui s'est spontanément constituée autour de lui, n'a jamais eu d'autre message. C'est la conviction que Louis Bouyer veut faire partager dans cette biographie, qui reparaît pour le 500e anniversaire de la naissance de saint Philippe Néri.