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Hobbes et l'histoire du salut. Ce que le Christ fait à Léviathan
Weber Dominique
SUP
30,00 €
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EAN :9782840505440
S'il s'avère, comme Thomas Hobbes ne cesse de le dire et de le redire, que le temps de la manifestation du Dieu chrétien dans l'histoire, par son Incarnation, est achevé, et ce jusqu'au moment imprévisible de la Seconde venue du Christ, s'il se trouve donc que Dieu n'est plus pour les hommes en acte de manifestation, alors la foi, qui vit dans le monde et non dans le Royaume, ne doit rien attendre de plus de l'avenir que l'institution de ce qui a déjà eu lieu : l'avenir, après Pâques et l'Ascension, n'est plus le domaine de l'inédit ; rien n'adviendra qui ne soit déjà advenu ; seule changera la modalité de ce qui doit advenir : après avoir revêtu le caractère de l'anticipation, il revêtira, à la fin des temps, celui d'une réalisation. C'est très précisément cette situation que Hobbes cherche à penser, en formant l'hypothèse d'une " démessianisation " théologique du temps. Une telle hypothèse apparaîtra - et, de fait, est apparue - comme hautement paradoxale à tous ceux qui savent de quelles relances messianiques l'histoire a pu être l'objet entre les mains de ceux-là mêmes qui se recommandaient des derniers mots de Dieu. Cette hypothèse semble pourtant seule pouvoir rendre raison de la césure qui distingue le temps pré-pascal de l'espérance du temps post-pascal de la mémoire. C'est dans une histoire " démythologisée " que doit s'inscrire le souci de l'avenir que nourrit la mémoire pascale. Or, si seule une raison devenue folle peut nier la réalité de l'avenir, c'est au contraire une preuve de rationalité que de laisser la venue passée de Dieu parmi les hommes désenchanter l'avenir. C'est cette preuve que Hobbes entend avancer, en pensant la façon dont Léviathan, lorsqu'il est chrétien, s'inscrit dans l'histoire du salut du christianisme.
Nombre de pages
374
Date de parution
24/01/2008
Poids
682g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782840505440
Titre
HOBBES ET L HISTOIRE DU SALUT
Auteur
Weber Dominique
Editeur
SUP
Largeur
161
Poids
682
Date de parution
20080124
Nombre de pages
374,00 €
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Toutes les clefs pour comprendre l'auteur et son oeuvre dans son ensemble. L'analyse des notions. Des liens avec d'autres oeuvres. Un texte et son commentaire : le Livre I. Des outils : vocabulaire, index, sujets de dissertation.
Selon Thomas Hobbes, l'homme est fondamentalement un être de désir. Cela veut dire qu'il est un champ de forces variables, traversé de puissances pouvant s'affronter durement et provoquer de graves délitements des dimensions temporelles. Il s'agit dès lors, dans la composition des puissances humaines, de parvenir à l'équilibre qui soit le meilleur possible. Mais cela implique aussi toujours que le déséquilibre puisse l'emporter : lorsque l'homme ne parvient pas, ou plus, à organiser une gestion rationnelle de ses puissances dans le temps, l'emprise d'une passion particulière et exclusive le faisant sombrer alors dans la folie. Pour Hobbes, le séisme de la folie n'ouvre certes aucun accès au sujet pour découvrir une vérité sur lui-même ; c'est toutefois le déséquilibre, et lui seul, qui fournit la lumière adéquate permettant de comprendre comment peuvent se réaliser les conditions de l'équilibre. A ce titre, la folie est alors peut-être le centre véritable de l'anthropologie hobbesienne. Le reconnaître doit conduire à lire à nouveaux frais les principes directeurs de la philosophie politique du Monstre de Malmesbury , notamment en ce qui concerne la docilité attendue des hommes, docilité entendue au double sens de la capacité à apprendre et de la capacité à obéir à la loi. . . Agrégé et docteur (Prix John Jaffé 2006 de la Chancellerie des Universités de Paris), Dominique Weber est professeur de philosophie en Première supérieure (Lycée Jules Michelet, Vanves).
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Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.