Quatre présidents et l'Afrique. De Gaulle, Pompidou, Giscard d'Estaing, Mitterrand, Quarante ans de
Wauthier Claude
SEUIL
30,60 €
Épuisé
EAN :9782020183567
Depuis 1958, à travers quatre présidents successifs, la France entretient avec le Maghreb et l'Afrique noire des relations plus étroites qu'aucun autre pays occidental. Produits de l'histoire, ces relations mêlent une affectivité particulière, liée à la francophonie, et un clientélisme plus discutable. Les rapports franco-africains ont toujours comporté une part d'ombre. Celle des réseaux et des " affaires ". Les proclamations vertueuses en faveur de la démocratisation n'ont jamais empêché Paris d'apporter son soutien à des régimes aussi contestés que ceux de l'Algérie, du Rwanda, du Zaïre ou du Tchad. Un soutien actif, impliquant souvent les anciennes puissances coloniales - Angleterre, Portugal, Belgique -; l'Afrique, notamment francophone, est restée une zone d'influence française privilégiée. Et depuis l'origine, cette politique africaine est du ressort de l'Elysée, et de conseillers controversés, de Jacques Foccart à Jean-Christophe Mitterrand. Au-delà des polémiques de circonstance, Claude Wauthier retrace ici quatre décennies de relations entre la France et l'Afrique. Il analyse, sur la durée, la vision de l'Afrique qui habita successivement Charles de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing et François Mitterrand. Avec ses références factuelles, notes et index, ce livre est une somme qui n'a pas, à ce jour, d'équivalent.
Nombre de pages
718
Date de parution
01/01/1998
Poids
701g
Largeur
1mm
Plus d'informations
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EAN
9782020183567
Titre
Quatre présidents et l'Afrique. De Gaulle, Pompidou, Giscard d'Estaing, Mitterrand, Quarante ans de
ISBN
2020183560
Auteur
Wauthier Claude
Editeur
SEUIL
Largeur
1
Poids
701
Date de parution
19980101
Nombre de pages
718,00 €
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Résumé : Ce surprenant panorama des Églises " afro-chrétiennes " et des cultes syncrétistes éclaire d'un jour inattendu l'évolution du continent noir, dont l'auteur est l'un des spécialistes. Dona Béatrice, brûlée vive pour hérésie en 1706 en Angola sous domination portugaise à l'instigation de prêtres capucins; Nonggawuse la prophétesse, qui provoqua en 1857 une épouvantable famine en Afrique du Sud en prédisant le retour des ancêtres; Matsoua le syndicaliste " passe-muraille ", gaulliste de la première heure, mort en prison en 1942 à Brazzaville; Joseph Kony, le chef des assassins de l'Armée de résistance du Seigneur en Ouganda, amnistié en 2006. Tels sont quelques-uns des prophètes et prophétesses d'Afrique noire dont l'étonnant destin est largement méconnu au-dehors. L'auteur retrace encore l'histoire de Simon Kimbangu, emprisonné pendant vingt ans au Congo alors belge, celle d'Alice Lenshina, qui dirigeait en Zambie la secte des Lumpa décimée en 1964 par les forces de l'ordre, et celle d'Alice Lakvvena qui disait commander une armée imaginaire de cent quarante mille esprits. L'auteur évoque les centaines de membres de la secte des " Dix commandements de Dieu " brûlés vifs dans une église ougandaise en 2000, sur ordre d'un illuminé qui était aussi sans doute un escroc. II étudie le culte du prophète Harris, le Christ noir des lagunes, qui eut maille à partir avec l'administration coloniale française en 1913. II analyse la prolifération des Églises dites " sionistes " d'Afrique du Sud, qui s'abstinrent de lutter contre l'apartheid, et décrit, entre autres, la secte -très riche - des Chérubins et Séraphins du Nigeria et l'Église du christianisme céleste, florissante en République centrafricaine. Au total, ces pages saisissantes permettent de découvrir ce qu'on pourrait appeler la " face cachée " de la réalité africaine.
Cette ethnographie du speed dating porte un regard original et novateur sur le paradigme du couple contemporain. Considérant l'émergence et la renommée du speed dating comme la marque de son temps, l'auteur met en évidence les enjeux anthropologiques de la quête contemporaine du conjoint. Il expose, sans jargon superflu, comment les raisons et les manières de faire couple s'adaptent au fil des transformations idéologiques et technologiques de nos sociétés.
Quand j'écrivais Tombe en 1970 je voulais relever une tombe, et relever d'une mort vénéneuse. Je voulais désenfouir un secret et je l'enfouissais sous un texte. Je travaillais sans arrêt, je fouissais, Tombe faisait un travail de taupe. Curieusement l'écureuil, dans certains cas, fait aussi un travail de taupe. Ainsi l'Ecureuil de Tombe, citoyen américain par ailleurs, (j'en parlerai plus bas) est à moitié souterrien. Tombe voulait sortir vivant quand même d'un séjour aux Enfers et ne trouvait pas la sortie. La porte d'entrée refuse la sortie. Il faut trouver une autre porte. Tombe avait dû commencer à se frayer un texte sous le texte dès 1964 aux USA. Je voyais bien les textes se bosseler devant mes pages. Jusqu'au jour où il y eut une déchirure dans mes vies par où Tombe put lever. Mais seulement ce Tombe ou cette tombe. Ce n'est pas cela. Je voulais écrire un livre, ma langue a fourché, Tombe est né de cette fourche. Né fourchu. Double. Avec la mort en tiers. Tombe appartient dans mon ?uvre en général à l'espèce des Livres qui se sauvent, dès que je cherche à écrire ce livre, il détale devant moi. C'est peut-être moi qui fuis. Entre nous il y a fuite. Tombe pressent, préécrit le livre qui le hante, sans le savoir. Veille. Attend. Sans que je sache. Attend trente ans. En 2001 la scène de Tombe s'ouvre sur Manhattan, Lettres de la Préhistoire. Les Enfers ont longtemps voyagé.
Résumé : La critique empiriste des prétentions universelles de la pensée humaine est-elle réellement fondée ? On sait que c'est le problème de Kant. Mais Quentin Meillassoux montre avec une force étonnante qu'une autre compréhension de cette critique, restée en quelque sorte dissimulée, bien que plus "naturelle", aboutit à un partage des ambitions de la pensée très différent de celui proposé par Kant. Il établit en effet qu'une seule chose est absolument nécessaire : que les lois de la nature soient contingentes. Ce noeud entièrement nouveau entre les modalités contraires installe la pensée dans un tout autre rapport à l'expérience du monde, un rapport qui défait simultanément les prétentions "nécessitantes" de la métaphysique classique, et le partage "critique" entre l'empirique et le transcendantal. Cette remarquable "critique de la Critique" est ici introduite sans fioritures, coupant vers l'essentiel dans un style particulièrement clair et démonstratif. Elle autorise à nouveau que le destin de la pensée soit l'Absolu, et non la "finitude" dans laquelle nous nous complaisons en laissant la morale, ou le "retour du religieux", servir de fictif supplément d'âme. Quentin Meillassoux est né à Paris, en 1967. Il enseigne la philosophie à l'Ecole normale supérieure (Ulm), et a également publié Le Nombre et la Sirène. Un déchiffrage du Coup de dés de Mallarmé (Fayard, 2011).