Le cinéma de Roland Barthes. Suivi d'un entretien avec Jacques Rancière
Watts Philip ; Queuniet Sophie ; Rancière Jacques
DE L INCIDENCE
19,00 €
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EAN :9782918193302
C'est un lieu commun qu'il a entretenu lui-même : Roland Barthes n'aimait guère le cinéma. Ce livre - le premier consacré à la question - ne nie pas cette résistance, mais il en montre les ambivalences et les enjeux plus profonds. Il met aussi en lumière un ensemble d'écrits souvent méconnus : Greta Garbo, Claude Chabrol, Marlon Brando, le genre du péplum ou celui du film de gangster, le cinémascope, Sergueï Eisenstein, André Téchiné, Michelangelo Antonioni... tous ont fait l'objet de réflexions et d'analyses qui montrent que pour Barthes, le cinéma constituait un terrain d'expérimentation privilégié. Philip Watts analyse finement comment sa pensée s'est reconfigurée en rebondissant sur des objets à la fois artistiques et populaires. En cinq chapitres chronologiques, faits de retournements et d'insistances, Le Cinéma de Roland Barthes propose à la fois une relecture de Barthes depuis la question du cinéma, une riche enquête historique sur les études cinématographiques, d'André Bazin à Jacques Rancière, ainsi qu'une réflexion très actuelle sur les articulations possibles entre politique et esthétique. L'essai de Philip Watts est suivi d'un entretien avec Jacques Rancière. Le philosophe y revient sur sa propre relation à Roland Barthes et sur le rapport de ce dernier au cinéma.
Nombre de pages
200
Date de parution
15/09/2015
Poids
280g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782918193302
Titre
Le cinéma de Roland Barthes. Suivi d'un entretien avec Jacques Rancière
Auteur
Watts Philip ; Queuniet Sophie ; Rancière Jacques
Editeur
DE L INCIDENCE
Largeur
140
Poids
280
Date de parution
20150915
Nombre de pages
200,00 €
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Hainard Jacques ; Mathez Philippe ; Watts Johnatha
Mémoire de l'esclavage et moteur de résistance toujours actuel, le vodou est bien plus qu'une vision du monde. Omniprésent en Haïti, il étend son emprise dans tous les domaines de la vie pour donner sens au quotidien. Depuis plus de trente ans, Marianne Lehmann, une Suissesse installée en 1957 à Port-au-Prince, collectionne des objets vodous. Dans la cour de sa maison, dans les chambres et le jardin s'accumulent plus de 300 pièces d'un culture matérielle peu connue et pourtant étonnamment vivante. Des personnages à taille humaine issus des sociétés secrètes côtoient des représentations d'esprit, des drapeaux de nations vodou, des figures oniriques, d'immenses miroirs, des paquets-congo, des autels sur lesquels se serrent bouteilles vides, tasses à café, pierres archéologiques des cultures taino et arawak. C'est l'immense bric à brac du service aux esprits qui nous interpelle, la créativité infinie des artistes haïtiens qui nous laisse sans voix. Sauvés de la dispersion par les soins de la collectionneuse, les objets attendent les conditions de leur présentation au public haïtien sous les auspices de la Fondation pour la préservation, la valorisation et la production des ?uvres culturelles haïtiennes (FPVPOCH)Le catalogue présente plus de 300 pièces de la collection Lehmann, montrées en première mondiale au MEG à l'occasion "Le vodou, un art de vivre". Elles sont saisies par l'objectif de Jonathan Watts, lui-même guidé par la trame narrative de l'exposition. Ces photographies jouent sur les variations, détails, matières, accessoires, effets de groupes, inspirant des sentiments complexes et parfois contradictoires. Deux entretiens, avec la collectionneuse Marianne Lehmann et avec le houngan, prêtre vodou, Max Beauvoir, éclairent le contexte de la collection, tandis qu'un texte de l'anthropologue haïtienne Rachel Beauvoir-Dominique (FPVPOCH) met en évidence ce qui se joue à travers le vodou: la mémoire de la traversée des esclaves vers les Amériques et de leur lutte pour la liberté et l'indépendance, légitime objet de fierté, mais combat toujours inachevé.
Des milliers d'objets artificiels se consument dans l'atmosphère de la Terre, et le vaisseau Thésée est armé dans le but de résoudre ce mystère. Ils sont cinq à son bord : Siri Keeton, au cerveau amputé inapte à l'empathie et au vécu émotionnel : l'observateur impartial de l'expédition. Isaac Szpindel, biologiste modifié pour être capable de s'interfacer aux machines. Susan James, linguiste schizophrène souffrant du syndrome de personnalités multiples - le Gang. Amanda Bates, militaire qui tient sous sa coupe une phalange de robots guerriers. Et Jukka Sarasti, leur commandant, homo vampiris ressuscitée par le génie génétique, hypersensible et prédateur ultime. Cinq être improbables mais complémentaires, embarqués dans un monstre d'acier pour percer le plus fabuleux des secrets. Un roman brillant, dense, passionnant. Watts est un auteur majeur, de ceux qui feront date. NooSFere. Hors-normes. L'une des plus grandes oeuvres de la science-fiction. Le Culte d'Apophis. Traduit de l'anglais (Canada) par Gilles Goullet.
Né en 1961 en Californie, Todd Haynes appartient aujourd'hui, aux côtés de cinéastes tels que Kelly Reichardt et Gus Van Sant, à une famille de cinéastes indépendants américains, grandis au coeur de la contre-culture. S'il s'amuse à dire qu'il a découvert le cinéma à travers la figure éminemment populaire de Mary Poppins, l'ensemble de son oeuvre - débutée alors qu'il n'a que 17 ans avec un court métrage au titre volontairement provocateur, "The Suicide" - retourne méticuleusement les mythes fondateurs de l'Amérique. Dès "Superstar : The Story of Karen Carpenter", moyen métrage qui revient sans fard sur le destin de la chanteuse iconique au moyen de poupées Barbie - achevé en 1987, mais interdit dès sa sortie - et Safe, second long métrage dans lequel Haynes dirige l'actrice Julianne Moore pour la première fois, en 1995, le cinéaste, ouvertement gay, questionne les normes, sociales, sexuelles, artistiques, pour mieux les dépasser. Concevant le cinéma comme l'art de l'artifice, Todd Haynes signe des mises en scènes flamboyantes. Mêlant fascination du sujet et puissance du cinéma, il interroge les figures artistiques les plus éminentes du 20e siècle - Rimbaud, Genet, Dylan, le Velvet Underground, mais aussi le glam rock à travers le long métrage "Velvet Goldmine", en 1998, ou encore le genre du mélo, en s'inspirant de Douglas Sirk dans "Loin du Paradis", en 2002 - et à travers elles, la relation à nos identités. En 2015, Todd Haynes dirige Cate Blanchett et Rooney Mara dans "Carol", qui remporte la Queer Palm au festival de Cannes. Il est l'auteur de seize films et s'apprête à tourner son nouveau long métrage.
Loin de revenir à une interprétation culturaliste et zen du cinéma de Yasujirô Ozu, cette étude philosophique révèle la déraison perceptive à l??uvre dans ses films, dont témoigne leur actualité toujours vive. Au travers d'une observation approfondie des variables perceptives qui construisent ses images, du potentiel subversif de ses narrations, de la présence fantomatique de la guerre, le texte tisse des allers-retours entre la réception critique d'hier et les reprises d'Ozu aujourd'hui, à la fois dans le cinéma (Takeshi Kitano, Hirokazu Kore-eda, Shô Miyake) et dans l'art contemporain (Michiko Tsuda, Ho Tzu Nyen, Meiro Koizumi, Rinko Kawauchi). Au croisement de la philosophie, de la psychologie de la perception et de l'esthétique comparative, l'analyse révèle comment Ozu maîtrise l'art de la double vue, où l??il affectif et l??il optique se conjuguent pour faire remonter le fond à la surface.