Portraits d'ateliers. Un album de photographies fin de siècle
Wat Pierre ; Lesec Cédric ; Delatour Jérôme
UGA EDITIONS
28,01 €
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EAN :9782843102653
Nous sommes à Paris, vers 1890. Un amateur, pour sa délectation personnelle, se procure un album de près de cent photographies représentant des ateliers d'artistes parisiens, ornées, pour la plupart, de la présence de leur principal occupant. Ce recueil, aujourd'hui conservé dans les collections de la bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art, fait figure d'emblème pour le siècle qui l'a engendré. Car en lui deux trajectoires, en apparence contradictoires, se croisent sans s'annuler l'une l'autre : celle qui vit la sacralisation de la figure de l'artiste, et celle, non moins puissante, de sa sécularisation. Dans l'atelier, et plus encore dans sa représentation, le sacré et le commerce font bon ménage. C'est parce que l'art a connu, depuis le Romantisme, une véritable sacralisation que l'atelier y a gagné "l'aura d'un lieu de culte". Mais c'est parce que l'on s'est mis à pouvoir pénétrer dans ce "petit sanctuaire" qu'il a été possible de faire commerce de ses images. C'est bien le xixe siècle, avec ses religions mercantiles, sa nostalgie de Dieu et son commerce fétichiste des reliques, qui se donne à voir ici. Au-delà des amoncellements de bibelots, au-delà de l'incroyable promenade dans le désordre pittoresque des ateliers que proposent ces photographies, c'est une saisissante image de l'artiste dans les années 1880-1890 qui est donnée ici. Un homme capturé par l'objectif du photographe dans son environnement, tel un animal que l'on observerait dans son écosystème. A livrer ainsi son intimité aux regards, c'est au spectateur tout puissant qu'en cette fin de siècle l'artiste passe le flambeau de son autorité perdue.
Nombre de pages
217
Date de parution
14/12/2013
Poids
1 062g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782843102653
Titre
Portraits d'ateliers. Un album de photographies fin de siècle
Auteur
Wat Pierre ; Lesec Cédric ; Delatour Jérôme
Editeur
UGA EDITIONS
Largeur
220
Poids
1062
Date de parution
20131214
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217,00 €
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Né en 1939, ayant, un temps, appartenu à la mouvance de Supports-Surfaces, Pierre Buraglio est un "peintre sans pinceaux", qui passe sans cesse de l'abstraction à la figuration, de l'assemblage au dessin, de la pratique la plus résolument ancrée dans la contemporanéité à la référence explicite à l'art du passé. Artiste "hétérodoxe", n'ayant de cesse de brouiller les pistes et d'échapper aux classifications hâtives dont est friande l'histoire de l'art, il construit, depuis le milieu des années 1960 une oeuvre dont la diversité formelle va de pair avec une totale constance dans la visée. En 1977, Gilles Aillaud écrivait : "Depuis qu'il a commencé à faire des tableaux, Buraglio a toujours cherché à rendre présentes des opérations en acte". Ce sont ces opérations, et les modalités de leur présence, que tente de présenter cet essai.
En France, qui dit romantisme dit Delacroix, Victor Hugo, le spleen, le goût de la ruine, l'attirance pour la nuit, pour la mort... Autant d'images toutes faites, de clichés si souvent reconduits que l'on a coutume de considérer, en accord avec Paul Valéry, qu'il faut «avoir perdu tout sentiment de la rigueur» pour tenter de définir le romantisme.C'est contre cette affirmation, et avec la volonté de débarrasser le romantisme de cette réputation plus encombrante qu'éclairante, qu'a été construit cet essai.Il s'est agi, tout d'abord, de proposer une définition opérante. Une définition qui aborde le romantisme par son versant théorique : l'analyse de la théorie de l'imitation. Cet ouvrage tente de montrer - en se concentrant sur l'Allemagne et l'Angleterre, les deux pays où «s'inventent» conjointement une nouvelle pratique et une nouvelle théorie de l'art - comment le romantisme se construit sur la subversion de l'imitation néo-classique.L'étude successive des rapports de l'art et de la science, de la question du symbole, du rôle prépondérant de la peinture de paysage, et du projet romantique d'une peinture du «rien», retrace et analyse les étapes de cette subversion.C'est aussi un autre parcours, de plus grande ampleur, qui se donne à lire : celui d'une ambition. La critique romantique de la mimesis néo-classique porte le projet d'un art nouveau : un art nouveau pour un monde nouveau, un art qui soit le fruit de la destruction de la norme classique, et un art sans norme mais éternellement classique. Un art absolu dont ce livre relate la naissance.
Pierre Wat est Professeur à Paris I ? Chaire d'histoire de la peinture du XIXe siècle. Il a notamment publié Constable (Hazan, Paris, 2002) et Turner, menteur magnifique (Hazan, Paris, 2010).
Figure incontournable de l’art moderne et acteur marquant de l’abstraction, Hans Hartung (1904-1989) n’a eu de cesse, sa vie durant, de laisser derrière lui des souvenirs de son activité : un « autoportrait » en mots, qu’il publie en 1976, d’autres mots encore, des archives, des œuvres, entrelacés… Pour mémoire.Ecrire sur Hans Hartung c’est suivre cet homme à la trace, c’est se confronter à ce legs, conservé aujourd’hui dans le lieu même de sa vie et de sa peinture : la maison qu’il a construite avec sa femme, l’artiste Anna-Eva Bergman, devenue Fondation Hartung-Bergman. Hartung voulait que cet endroit, et ce qu’il contenait, soient dédiés à la recherche.Cette monographie, née de ce souhait, est la première de cette ampleur. Pierre Wat l’a pensée comme une longue conversation avec le peintre. Confrontant les dires, les archives et les œuvres, quelque chose de cette vérité de Hartung, celle qu’il voulait qu’on cherche, surgit.Artiste prolifique, Hartung a laissé une œuvre immense, dont l’auteur a pu s’imprégner, pas à pas, année après année, parfois heure par heure, des premières aquarelles abstraites de 1922 au dernières toiles peintes à la sulfateuse de jardin, en 1989. Ce choix d’appeler dans chaque œuvre la mémoire d’un moment, d’un geste, d’une intention, a mis en évidence, au-delà des changements de rythme, de méthode, d’instrument, la continuité profonde qui guide le peintre, dès l’origine.Le temps de Hartung est spiralé, il avance en prenant en compte le passé, afin d’en produire, sans cesse, la relève. Dans ce jeu entre connaissance et sensation, un artiste incroyablement singulier, loin des clichés « lyriques » qui lui ont longtemps collé à la peau, émerge. Un homme pour qui l’art est à la fois exploration et mémoire, enquête sur soi et captation du monde, infiniment.
La disparition de la biodiversité s'accélère, et les politiques publiques développées depuis les années 1990 s'avèrent, si ce n'est impuissantes, du moins limitées face à cette crise. Quelle place est donnée aux espèces non-humaines, et à leurs milieux, dans les débats politiques, les luttes d'intérêts et les cadrages de problèmes publics ? A partir d'une enquête de terrain, cet ouvrage questionne la mise en politique publique de la biodiversité sur un territoire d'échelle régionale, celui de l'ex-région Nord-Pas-de-Calais. Il propose une sociologie politique environnementale qui intègre les dimensions biologiques et comportementales des autres vivants, et met en lumière la domination politique des humains sur eux ainsi que leur marginalisation dans la fabrique de l'action publique. Cette prise de pouvoir échoue pourtant partiellement à les contrôler, que ce soit pour endiguer l'évolution de certaines espèces ou la perte de la biodiversité.
Ce livre présente les récits de nombreuses voyageuses européennes en Orient, certaines bien connues du public, d'autres totalement oubliées. Natascha Ueckmann met en lumière les particularités du regard féminin sur l'Orient et observe les attitudes des voyageuses d'un point de vue résolument féministe. Le féminisme est ici utilisé comme instrument d'analyse littéraire mais sans aucune forme de complaisance sur les préjugés des voyageuses et leur attitude coloniale à l'égard des orientaux. En outre, sans nier le désir d'autonomie et de découverte de l'altérité des voyageuses, Natascha Ueckmann dessine ainsi les contours d'un orientalisme au féminin qu'elle examine avec les instruments des études postcoloniales. Elle cherche à mettre en évidence la façon dont les femmes européennes s'inventent elles-mêmes en se situant dans un champ de tension entre désir de découverte de l'ailleurs et désir de confirmer leurs idées préconçues. Un ouvrage résolument actuel sur les questions de féminisme et sur la notion d'orientalisme.
Le regard du voyageur qui emprunte la route reliant Sisteron à Manosque, le long de la vallée de la Durance, est immanquablement attiré par une curieuse formation rocheuse surplombant le village des Mées dont l'apparence évoque une procession de pénitents encapuchonnés. Ces falaises s'étirent sur 2,5 kilomètres et certains rochers atteignent 100 mètres de haut, formant un site très spectaculaire classé depuis 1941. La légende raconte qu'un seigneur local se fit un harem avec de belles et jeunes sarrasines rescapées de l'assaut d'une forteresse maure. Menacé d'excommunication, celui-ci dut se résoudre à relâcher ses affriolantes prisonnières et à les livrer à un monastère près d'Arles. Les moines chargés de leur transfert, sur le point de succomber à la tentation, furent pétrifiés par saint Donat. Dans cet essai sur l'imaginaire des rochers et le mythe des Sarrasins, l'auteur met son savoir et ses méthodes d'universitaire au service d'une enquête qui fait la part entre les éléments historiques et légendaires.
Pourquoi choisir Molière pour s'intéresser à la construction et à l'évolution de l'image de l'auteur classique dans les manuels scolaires depuis le début du xxe siècle jusqu'à aujourd'hui ? La réponse est simple : il suffit de prononcer le nom si familier de Molière pour qu'apparaissent aussitôt à l'esprit une série de motifs devenus quasiment des lieux communs : le plus grand auteur comique français, le premier représentant de notre culture, le dramaturge de génie du siècle de Louis xiv, le comédien supposément mort sur scène... Analysant d'abord la place de Molière dans les programmes successifs et dans les manuels scolaires, l'ouvrage va ensuite s'intéresser à la manière dont la critique exégétique a influencé la construction puis l'évolution de l'image scolaire de l'auteur-acteur. Ces deux premières étapes nous conduisent à nous pencher sur l'évolution du corpus scolaire des oeuvres de Molière puis sur l'influence qu'a pu avoir le nouveau " langage " iconographique sur la lecture de l'oeuvre de Molière.