NAISSANCE DE L'ART ROMANTIQUE . PEINTURE ET THEORIE DE L'IMITATION
Wat Pierre
FLAMMARION
28,01 €
Épuisé
EAN :9782080107855
En France, qui dit romantisme dit Delacroix, Victor Hugo, le spleen, le goût de la ruine, l'attirance pour la nuit, pour la mort... Autant d'images toutes faites, de clichés si souvent reconduits que l'on a coutume de considérer, en accord avec Paul Valéry, qu'il faut «avoir perdu tout sentiment de la rigueur» pour tenter de définir le romantisme.C'est contre cette affirmation, et avec la volonté de débarrasser le romantisme de cette réputation plus encombrante qu'éclairante, qu'a été construit cet essai.Il s'est agi, tout d'abord, de proposer une définition opérante. Une définition qui aborde le romantisme par son versant théorique : l'analyse de la théorie de l'imitation. Cet ouvrage tente de montrer - en se concentrant sur l'Allemagne et l'Angleterre, les deux pays où «s'inventent» conjointement une nouvelle pratique et une nouvelle théorie de l'art - comment le romantisme se construit sur la subversion de l'imitation néo-classique.L'étude successive des rapports de l'art et de la science, de la question du symbole, du rôle prépondérant de la peinture de paysage, et du projet romantique d'une peinture du «rien», retrace et analyse les étapes de cette subversion.C'est aussi un autre parcours, de plus grande ampleur, qui se donne à lire : celui d'une ambition. La critique romantique de la mimesis néo-classique porte le projet d'un art nouveau : un art nouveau pour un monde nouveau, un art qui soit le fruit de la destruction de la norme classique, et un art sans norme mais éternellement classique. Un art absolu dont ce livre relate la naissance.
Nombre de pages
160
Date de parution
01/11/1998
Poids
335g
Largeur
172mm
Plus d'informations
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EAN
9782080107855
Titre
NAISSANCE DE L'ART ROMANTIQUE . PEINTURE ET THEORIE DE L'IMITATION
Auteur
Wat Pierre
Editeur
FLAMMARION
Largeur
172
Poids
335
Date de parution
19981101
Nombre de pages
160,00 €
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Première grande monographie depuis près de trente ans sur l'oeuvre de Hans Hartung (1904-1989), figure centrale de l'art moderne, cet ouvrage suit le peintre à la trace : dans ses travaux, dans ses mots, dans ses archives. Artiste prolifique, Hartung a laissé une oeuvre immense, dont l'auteur de ce livre a pu s'imprégner, pas à pas, année après année, parfois heure par heure, des premières aquarelles abstraites de 1922 aux dernières toiles peintes à la sulfateuse de jardin, en 1989. En se laissant guider par la logique interne de l'oeuvre, Pierre Wat met en évidence, au-delà des changements de rythme, de méthode, d'instrument, la continuité profonde qui guide le peintre, dés l'origine. Le temps de Hartung est spiralé, il avance en prenant en compte le passé, afin d'en produire, sans cesse, la relève. Dans ce jeu entre connaissance et sensation, émerge un artiste incroyablement singulier, loin des clichés "lyriques qui lui ont longtemps collé à la peau. Un homme pour qui l'art est à la fois exploration et mémoire, enquête sur soi et captation du monde, infiniment. rs 156,4 .978 niai 108x2
Résumé : Photographe plasticien français, Antoine Schneck adopte très tôt les outils de prises de vues numériques dont il apprécie l'extrême qualité et le potentiel créatif. Son oeuvre se développe dès lors par séries, au fil des voyages, des envies, des projets, toujours sous le signe de la rencontre. Pour ses portraits sur fond noir, il adopte à chaque fois la même démarche. Loin de tout exotisme, son but est d'approcher un visage de la manière la plus directe. Ses modèles sont invités à prendre place dans une tente translucide. Assis dans ce décor totalement neutre, protégé des sollicitations extérieures le sujet se détache sur un fond noir tandis qu'Antoine Schneck, invisible, opère de l'extérieur. Outre ses portraits aux quatre coins du monde, ses photographies sur fond noir comptent aussi une série de chiens célèbres pour le Musée de la chasse et de la nature, d'oliviers millénaires, de soldats de la première guerre mondiale au sommet de l'Arc de triomphe à Paris et des gisants de la Basilique Saint-Denis pour le Centre des monuments nationaux. Ces dernières années il a exploré d'autres techniques, notamment le collodion humide avec lequel il a fait une série sur les fleurs et les carburateurs. Il travaille en ce moment sur une nouvelle série de photographies d'artistes français dans leur studio en recomposant l'image et en démultipliant le sujet à travers l'espace. Son travail d'artiste plasticien doit également beaucoup à des techniques glanées à travers l'histoire de la peinture classique, pour la lumière et les retouches à la palette graphique.
Né en 1939, ayant, un temps, appartenu à la mouvance de Supports-Surfaces, Pierre Buraglio est un "peintre sans pinceaux", qui passe sans cesse de l'abstraction à la figuration, de l'assemblage au dessin, de la pratique la plus résolument ancrée dans la contemporanéité à la référence explicite à l'art du passé. Artiste "hétérodoxe", n'ayant de cesse de brouiller les pistes et d'échapper aux classifications hâtives dont est friande l'histoire de l'art, il construit, depuis le milieu des années 1960 une oeuvre dont la diversité formelle va de pair avec une totale constance dans la visée. En 1977, Gilles Aillaud écrivait : "Depuis qu'il a commencé à faire des tableaux, Buraglio a toujours cherché à rendre présentes des opérations en acte". Ce sont ces opérations, et les modalités de leur présence, que tente de présenter cet essai.
Le paysage n'existe que dans l'oeil de celui qui le regarde. Il faut donc suivre les pas de l'homme en marche si l'on veut comprendre comment notre rapport au monde et à l'histoire se dessine : par la confrontation de l'individu et de la nature. Car le paysage, c'est la nature éprouvée : nature traversée, nature possédée, nature sublimée, nature terrifiante, nature qui échappe à qui tente de la conquérir. L'artiste qui s'adonne au genre du paysage nous offre bien plus qu'une simple représentation de morceaux de nature. Il se fait archéologue, scrutant comme dans un livre le sol où affleure la mémoire de l'histoire humaine, sous forme de traces. Ecrire l'histoire du paysage à l'époque contemporaine c'est aussi faire le constat d'une relève : celle qui voit, à partir du début du XIXe siècle, la peinture de paysage se substituer progressivement à la peinture d'histoire afin de porter le grand récit de l'humanité dans ses tentatives de connaître et de façonner le monde. Un genre s'épuise, un autre s'épanouit afin d'explorer d'autres formes de représentation, et d'interrogations. Lorsque le sculpteur français David d'Angers, contemplant La Mer de Glace dans l'atelier de Caspar David Friedrich, à Dresde, dit que le peintre est l'inventeur d'un genre nouveau, "la tragédie du paysage", c'est cela qu'il désigne. Cette manière, qui va traverser toute la période contemporaine, de faire du paysage le lieu de l'enfouissement et de l'émergence de l'histoire. Parce que l'histoire devient un présent qui saute à la gorge - révolutions, guerres, massacres, génocides -, les artistes se tournent de façon privilégiée vers le paysage comme une forme capable d'accueillir l'innommable en son sein et d'exprimer ce qui aveugle, terrifie, ou fascine. Peintres, dessinateurs, photographes, de Goya à Sophie Ristelhueber, d'Otto Dix à Zoran Music et Anselm Kiefer, vont s'affronter au paysage comme à ce lieu où peut se manifester l'inquiétude de l'homme face à l'histoire. Mais aussi son désir, ses croyances, et sa liberté. Ce sont les étapes de cette aventure de l'homme au monde que nous suivons dans cet ouvrage : paysages de ruines, paysages en guerre, paysages où l'on foule une histoire oscillant entre affleurement et invisibilité, paysages qui nous confrontent à l'indifférence du monde, sont quelques-uns des thèmes qui racontent les pérégrinations inquiètes de l'homme contemporain marchant dans le monde à la recherche de sa propre trace. C'est enfin une méditation personnelle sur la nécessité qu'éprouvent tant d'artistes, aujourd'hui, d'avoir recours au paysage pour affronter ce que le XX° siècle nous a légué de plus terrible : l'anéantissement sans traces. Le paysage s'impose comme l'une des formes majeures, pudique et émouvante, de l'histoire contemporaine.