L'âme en cendres du Centre artisanal de Maroua au Cameroun (1955-2015)
Wassouni François ; Issa Saïbou
L'HARMATTAN
Nouveauté
21,00 €
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EAN :9782336638560
Construit en 1955 sous l'administration coloniale française, le Centre Artisanal de Maroua a constitué pendant six décennies un haut lieu du patrimoine culturel et économique de l'Extrême-Nord camerounais. Jusqu'à sa destruction par un incendie en février 2015, il a abrité un espace de vente, un musée d'art local et une coopérative artisanale, tout en constituant un pôle majeur du tourisme national et international. Le présent ouvrage retrace l'histoire de cette institution, de sa genèse à sa disparition. Il en restitue les modes de fonctionnement, l'organisation administrative, les filières de production et les réseaux de commercialisation. Il s'intéresse également aux acteurs qui ont fait vivre ce lieu - administrateurs, interprètes, commerçants et artisans - ainsi qu'aux tensions qui ont jalonné son évolution. S'appuyant sur des archives, des sources orales et une documentation iconographique inédite, cette monographie contribue à la sauvegarde d'une mémoire locale menacée d'oubli. Elle s'adresse aux historiens, aux acteurs du tourisme et de la culture, ainsi qu'à tout lecteur soucieux des dynamiques patrimoniales en contexte africain.
Nombre de pages
188
Date de parution
03/09/2026
Poids
230g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336638560
Auteur
Wassouni François ; Issa Saïbou
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
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Date de parution
20260903
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188,00 €
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Wassouni François ; Gwoda Adder Abel ; Issa Saïbou
Si le déclenchement du phénomène Boko Haram et ses attaques spectaculaires ont sérieusement perturbé le cours de l'histoire des pays comme le Nigeria, le Cameroun, le Tchad et le Niger, ils ont également suscité chez les chercheurs des interrogations pour comprendre les changements et les mesures prises à différents niveaux pour y faire face. Les réflexions des chercheurs seniors et juniors du monde universitaire, de la recherche, des médias, de l'armée et autres corps sociaux, rassemblées dans ce livre, mettent en exergue ces dynamiques diverses dérivées de ce phénomène qui a constitué l'un des plus grands défis auquel l'Etat camerounais a fait face depuis son indépendance en 1960. Les analyses montrent le degré de bouleversement de divers pans de la société : économie, politique, patrimoine, diplomatie, armée, éducation, ... Des villages se sont vidés de leurs populations, laissant de nombreux morts sur le carreau, des dégâts matériels considérables, l'économie du pays en général et celle de l'Extrême-Nord a été fortement ébranlée, la circulation des biens et des services a connu des restrictions sans précédent, tout comme la forte militarisation de certaines villes a créé une psychose. Des écoles ont été fermées tandis que les fonctionnaires appelés à servir dans l'Extrême-Nord du Cameroun se sont inscrits fréquemment dans des postures de retrait, d'évitement, voire de résistance. In fine, cet ouvrage, qui constitue l'une des meilleures synthèses actuelles sur cette crise sécuritaire, abonde de données empiriques et d'observations ancrées dans la réalité du terrain camerounais. Aussi rend-t-il compte de la manière dont la société camerounaise a vécu le phénomène Boko Haram et les réponses élaborées par l'Etat et les acteurs locaux, nationaux, internationaux pour juguler ce contexte particulièrement rude.
Cet ouvrage explore la pensée et le parcours de DIOP, FANON et ELA, qui font partie des premières générations de chercheurs africains, et représentent les symboles majeurs de ce que le continent a produit en termes d'éminences grises. Leurs travaux sont considérés comme références en matière de production de savoirs et d'élaboration d'outils pour une révolution intellectuelle, politique, économique, culturelle africaine. Dans une Afrique en quête de marques, face à un monde dominé par la loi du plus fort, leurs travaux ne peuvent-ils pas inspirer et servir à l'élaboration de modèles de développement plus adaptés aux réalités africaines ? Dans le contexte de crise multisectorielle qui la place à la croisée des chemins, en quoi les oeuvres de ces trois grandes figures peuvent-elles contribuer à former et à éveiller les consciences pour un développement endogène ? Loin d'être un simple hommage à ces auteurs, l'ouvrage prône un recours aux sources de la pensée africaine de la libération.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...