CONSTRUIRE LA CULTURE MATERIELLE. L'homme qui pensait avec ses doigts
Warnier Jean-Pierre
PUF
21,50 €
Épuisé
EAN :9782130499190
Pour un apprenti conducteur, la voiture, un objet pourtant familier de son environnement quotidien, est un corps étranger. Ses gestes sont gauches. Son corps ne répond pas. L'apprentissage terminé, le conducteur fera corps avec son auto. Il conduira sans presque plus penser aux automatismes gestuels qu'il a eu tant de mal à acquérir. Il aura réalisé ce que Paul Schilder appelle sa synthèse corporelle. Il intègre dans son corps une perception implicite du volume de la carrosserie, de la dynamique de l'accélération et du freinage ou de la distance à sauvegarder par rapport aux autres véhicules. L'objet s'est intériorisé. Le sujet-conducteur s'est transformé. Il participe d'une nouvelle culture matérielle.Il existe de par le monde une grande diversité de cultures matérielles depuis celle du pilote de ligne qui doit maîtriser son Boeing 747 jusqu'à celle du paysan nigérian qui manie sa houe, en passant par la ménagère qui repasse son linge au fer électrique dans un habitat urbain européen. La thèse centrale de Jean-Pierre Warnier, dans la lignée des travaux de Schilder, Mauss, Leroi-Gourhan ou Merleau-Ponty hier, ou de Pierre Parlebas aujourd'hui sur le sport, est que l'action motrice du corps permet une "mise en objet" des sujets, hommes ou femmes, en fonction de leurs différentes cultures matérielles. L'objet n'est plus seulement un signe extérieur, il est une partie incorporée de l'action en société. Il révèle la partie la plus opaque du sujet, celle où la verbalisation ne suffit plus, celle où seul le corps peut exprimer ce que la matérialité veut dire.Livre anthropologique, il intéressera tous ceux, historiens, psychologues, sociologues ou professionnels des objets qui prennent au sérieux la place de la matérialité dans la vie sociale, comme un ensemble de techniques de construction du soi qui différent de sujet à sujet et de société à société.
Nombre de pages
176
Date de parution
01/09/1999
Poids
248g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782130499190
Titre
CONSTRUIRE LA CULTURE MATERIELLE - L'HOMME QUI PENSAIT AVEC SES DOIGTS
Auteur
Warnier Jean-Pierre
Editeur
PUF
Largeur
150
Poids
248
Date de parution
19990901
Nombre de pages
176,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'auteur, professeur d'anthropologie, et socialiste de conviction revisite le "socialisme" (d'où le s final du titre), de manière historique et critique. Le livre est écrit de manière non académique, sans aucune note de bas de page ; il est donc d'une lecture simple et s'adresse à tout "honnête homme" , quelles que soient par ailleurs ses opinions politiques. Un CD, comportant toutes les sources et références, sera fourni gracieusement (bon de commande à la fin de l'ouvrage) à tout lecteur qui voudrait en savoir plus.
Résumé : La mondialisation se caractérise par la contraction de l'espace-temps planétaire et l'augmentation exponentielle des flux financiers, marchands, médiatiques et culturels, liés à la dynamique du capitalisme. Son impact culturel est triple : au cours du siècle écoulé, le patrimoine culturel et linguistique des sociétés de la tradition s'est réduit comme peau de chagrin ; en second lieu, les perdants de la mondialisation se sentent agressés, assiégés, et se replient sur des identités nationales et locales ; enfin les systèmes politiques fonctionnent comme une machine à produire de la différence, par la mobilisation de la culture. Seule une réflexion anthropologique est susceptible de fournir des outils conceptuels pour progresser dans l'analyse de ces turbulences. C'est ce que propose la cinquième édition, entièrement refondue, de ce livre rigoureux et accessible.
Résumé : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d'entretien, un start-upper, une aide soignante et une " curatrice de contenus " ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le " néotravail " étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s'est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à " aller plus vite ", à nous " adapter " et à " nous engager à fond dans nos projets ". Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu'à celles d'exercer notre propre jugement. Il fait de nous des " dépossédés de l'open space ". Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet " écotravail " contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une " société écologique ".
Année fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.
Anatomie d'un parti sulfureux Le succès du Rassemblement national n'est plus à démontrer, tant ses récents résultats électoraux en témoignent. Pour comprendre cette percée frontiste, il faut remonter aux causes structurelles et aux phénomènes de longue durée démantèlement de l'Etat social, mutations du système scolaire, disqualification des intellectuels traditionnels (scientifiques, instituteurs, syndicalistes...) au profit des "imposteurs" de toutes sortes, enfin, réémergence et progression des idées nativistes Mais un paradoxe demeure si la présence frontiste est de plus en plus centrale, elle est presque indépendante de toute véritable implantation sociale. Comment une organisation partisane aussi fragile a-t-elle pu capitaliser de tels succès électoraux ? Pourquoi, en Europe occidentale, la France est-elle le seul pays dans lequel une formation d'extrême droite parvient à rassembler, sans interruption depuis 1984, au moins un électeur sur dix - souvent beaucoup plus Cet ouvrage offre une synthèse historique inédite de ce parti, en même temps qu'il tente de résoudre l'énigme de sa réussite
Comment naissent les fake news, les théories du complot, les légendes urbaines ? Quelles personnes sont-elles susceptibles d'y croire ? Dans cet ouvrage regorgeant d'exemples, Gérald Bronner analyse les mécanismes sociologiques, ainsi que les biais cognitifs qui nous mènent à tirer des conclusions hâtives ou erronées, et à persister à y croire. Un ouvrage complet, passionnant et éclairant !