
Respublica academica. Rituels universitaires et genres du savoir (XVIIe-XXIe siècle)
Offrir des mélanges, faire une leçon inaugurale, écrire une lettre de recommandation, présenter un poster, ce sont là quelques exemples des nombreux rituels et genres du savoir qui font le sujet de ce livre. Relevant de l'ordre symbolique aussi bien que scientifique, ils sont le lieu d'une exploration originale du monde universitaire, depuis le XVIIe siècle jusqu'à nos jours. L'étude de ces pratiques exceptionnelles ou ordinaires révèle les règles, souvent implicites, qui organisent la communication du savoir. Elle montre les configurations fascinantes qui, hier comme aujourd'hui, se créent entre l'écriture, l'imprimé, la parole, le geste, l'image. Une authentique culture multimédia se déploie au-delà les bornes de la civilisation du livre : dans les opérations intellectuelles, écrire et imprimer vont de pair avec parler, voir et montrer. Au fil des formes et des civilités régissant la vie savante, ressortent les liens multiples qui unissent des personnes entre elles et dessinent des communautés vivantes avec leurs autorités, leurs légendes, leurs panthéons. Un univers fortement contrasté apparaît, où les émotions ont place à côté de la raison, où l'oeuvre la plus individuelle a une dimension collective, où la générosité entre dans l'économie du savoir. Sous le signe des passions académiques, se révèle l'ambivalence d'un monde fait de jeux de pouvoir violents et de sentiments tout aussi puissants.
| Nombre de pages | 250 |
|---|---|
| Date de parution | 16/12/2010 |
| Poids | 437g |
| Largeur | 160mm |
| EAN | 9782840507109 |
|---|---|
| Titre | Respublica academica. Rituels universitaires et genres du savoir (XVIIe-XXIe siècle) |
| Auteur | Waquet Françoise |
| Editeur | SUP |
| Largeur | 160 |
| Poids | 437 |
| Date de parution | 20101216 |
| Nombre de pages | 250,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

LE LATIN OU L'EMPIRE D'UN SIGNE. XVIème-XXème siècle
Waquet FrançoiseLe signe européen, c'est le latin", écrit en 1819 Joseph de Maistre. L'expression dit assez l'importance du latin dans la culture occidentale, et ce jusqu'à une date relativement récente. Langue de l'école, de l'Eglise, de la République des lettres, le latin en vint, en dépit de son altérité, à constituer un univers familier. Les apprentissages n'en furent pas moins laborieux et les performances médiocres. A l'époque moderne, le latin fut-il jamais une langue à écrire et à parler? Bien davantage, il s'imposa comme un instrument destiné à d'autres fonctions: former les hommes et les "classer", traduire l'indicible, exprimer les choses les plus crues, communiquer avec l'univers, conjurer Babel. Ainsi, le latin devrait sa légitimité et sa durée moins à ce qu'il disait qu'à ce qu'il signifiait. L'enquête originale et novatrice de Françoise Waquer, directeur de recherche au C.N.R.S. et spécialiste d'histoire intellectuelle, retrace les usages multiples de cette langue, analyse les discours éminemment passionnels qui fondent ses emplois quand, entre les XVIe et XXe siècles, le latin, investi de vertus aussi nombreuses que contradictoires, se constitua en un système de valeurs étroitement calqué sur les idéaux et les normes qui régissaient la civilisation occidentale. Ce fut là le gage de son empire, c'était là le germe de sa perte.EpuiséVOIR PRODUIT26,05 € -

Parler comme un livre. L'oralité et le savoir (XVIème-XXème siècle)
Waquet FrançoiseComment penser l'oralité dans la civilisation de l'imprimé, c'est-à-dire celle de l'Europe savante du XVIe au XXe siècle (universités, académies, laboratoires de recherche)... À lire les travaux sur les milieux intellectuels, tout se passe comme si, depuis l'invention de l'imprimerie, l'oralité avait, non seulement perdu sa valeur mais, qui plus est, complètement disparu. Pourtant, savants et lettrés ont enseigné, siégé dans les académies, participé à des colloques, conversé entre eux; aujourd'hui encore comment imaginer le monde intellectuel ? « notre » monde ? sans l'oralité, celle des cours et des conférences, des séminaires et des congrès, des interminables discussions dans les couloirs et au téléphone? Or, ces activités de parole qui constituent une part notable de l'emploi du temps scientifique ont été historiographiquement cantonnées dans le contexte muet de la vie intellectuelle; on ne les a jamais étudiées en tant que telles. À l'inverse, le contraste est saisissant pour les études portant sur les formes de culture qualifiées de « populaires », c'est-à-dire la culture orale. On a donc assimilé, d'une part, écrit à cultivé et savant, de l'autre, oral à populaire, illettré, inculte. En plaçant le monde intellectuel sous le signe majeur de l'écrit et de l'imprimé, en réduisant les ?uvres de l'esprit à des textes à lire, on a oublié ce par quoi le savoir a aussi circulé et circule encore à son plus haut niveau: la parole. Ce que Françoise Waquet entreprend donc dans ce nouveau livre, c'est d'écrire une histoire culturelle de l'oralité dans la civilisation de l'imprimé, et, par là même, de restituer à l'oralité sa place dans l'histoire intellectuelle.Au bout de ce parcours passionnant (de la leçon magistrale à la leçon d'agrégation, du séminaire à la session poster), Françoise Waquet montre bien que, même dans ses plus hautes sphères, la civilisation de l'imprimé est également une civilisation orale, que le dialogue, l'échange de mots dans la communication des connaissances assurent non seulement la transmission du savoir, mais aussi son invention, et que l'oralité, en fin de compte, est une « technologie de l'intelligence ».EpuiséVOIR PRODUIT28,50 € -

Les enfants de Socrate. Filiation intellectuelle et transmission du savoir XVIIe-XXIe siècle
Waquet FrançoiseMaître et disciple. Ces mots gardent-ils encore un sens aujourd'hui, alors que des bouleversements nombreux ont modifié l'économie traditionnelle des connaissances et affecté bien des croyances qui ont longtemps fondé la civilisation occidentale ? Un libre parcours entre le XVIIe siècle et nos jours révèle, au fil des récits, des rituels et des pratiques, la profondeur de sens que ces mots simples contiennent. Des exemples pris dans des champs disciplinaires multiples restituent la variété des figures magistrales qui ont leurs archétypes dans Socrate et l'image du père. Ils traduisent la diversité et la complexité d'une relation fondée sur le pouvoir et l'affection, dévoilant "un lien d'âme", quand ce n'est pas une filiation. Cette relation de personne à personne apparaît, dans le contraste avec les institutions et les livres, comme le mode par excellence de la transmission du vrai savoir : celui qui passe en écoutant le maître parler et en le voyant travailler ; celui qui ne se paie pas, mais qui se donne. Une relation ambivalente qui peut figer les connaissances en orthodoxie et produire des clones ou, au contraire, liant pour le meilleur la tradition et l'originalité, engendrer de nouveaux maîtres qui continuent la longue chaîne du savoir.EpuiséVOIR PRODUIT24,99 € -

LE PRINCE ET SON LECTEUR. AVEC L'EDITION DE CHARLES DANTAL : LES DELASSEMENTS LITTERAIRES OU HEURE
WAQUET FRANCOISEJ'ai bien lu... et je suis heureux comme un roi", s'exclama un jour Frédéric II. De ce bonheur de lire, le journal tenu par Charles Dantal, son dernier lecteur, offre de nombreux exemples. Il révèle aussi que cette passion pour les livres était fondée sur une pratique méthodique de la lecture dont le roi attendait tout à la fois divertissement, instruction, exercice de la mémoire et maîtrise de la prononciation française. D'autre part, les "plus petits détails" notés par Dantal dans ses Délassements littéraires ou heures de lecture de Frédéric II constituent un témoignage de premier ordre sur la fonction encore mal connue de lecteur du roi, sur les qualités requises pour cet emploi aussi bien que sur la réalité de son exercice.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER37,00 €
Du même éditeur
-

Le plastique, un poison si pratique
Prazuck ChristopheNous sommes accros aux plastiques.Nous sommes accros aux plastiques. Leur production explose année après année, ils sont présents dans notre vie quotidienne sous de multiples formes. De quoi sont-ils faits ? Comment interagissent- ils avec leur environnement ? avec nous ? comment se transforment-ils, se dégradent-ils en déchets micro puis nano scopiques ? Peut-on les recycler, les « bio-dégrader » ? comment finissent-ilsdans les sols, les rivières et les océans, nos propresorganismes ? Peut-on maîtriser cette submersion plastique ? Quarante chercheurs de Sorbonne Université, du Muséum national d'Histoire naturelle, des diplomates, des élus répondent à ces questionsdans une langue simple et pédagogique. Une lecture éclairante à l'heure où les Nations Unies tentent d'élaborer un traité international pour endiguer la pollution plastique.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER13,90 € -

Lire Le Spleen de Paris
Guyaux André ; Scepi HenriConçu pour les étudiants qui passent les agrégations de lettres modernes et classiques 2015, ce volume valorise les recherches historiques et intertextuelles qui éclairent le sens du Spleen de Paris, écrit par Baudelaire, ainsi que de nouveaux outils méthodologiques et critiques qui permettent de reconsidérer l’approche du poème en prose.L'ouvrage est destiné aux étudiants qui préparent les agrégations de lettres modernes et de lettres classiques en 2015, ainsi qu'aux chercheurs qui s'intéressent à Baudelaire. Longtemps négligé au profit des Fleurs du mal, Le Spleen de Paris suscite aujourd'hui un regain d'intérêt. Les études recueillies dans ce volume valorisent les recherches historiques et intertextuelles qui éclairent le sens de l??uvre, ainsi que de nouveaux outils méthodologiques et critiques qui permettent de reconsidérer l'approche du poème en prose. La « fortune » du Spleen de Paris jusqu'à aujourd'hui n'est pas en reste et fait l'objet d'une attention particulière.EpuiséVOIR PRODUIT16,00 € -

La XIIIe Dynastie. Histoire de la fin du Moyen Empire égyptien
Siesse Julien ; Valbelle DominiqueSouvent méprisée, délaissée ou simplement oubliée des manuels d'histoire de l'Antiquité, la XIII dynastie d'Egypte (XVIIIe siècle av. J.-C.) n'a jamais fait l'objet d'un essai de synthèse historique. Associée au déclin général de la Deuxième Période intermédiaire (XVIIe-XVIe siècles av. J.-C.), prélude à la soi-disant "invasion Hyksõs", ou bien reléguée dans les ténèbres de la fin du Moyen Empire, elle est restée dans l'ombre d'une XIIe dynastie généralement considérée comme l'âge d'or égyptien. Cette vision caricaturale résulte d'une méconnaissance de la documentation de cette époque, dont la richesse a largement été sous-estimée. A travers cet ouvrage, Julien Siesse remédie à ce manque et tente de réhabiliter la XIIIe dynastie. Il propose une nouvelle chronologie de la fin du Moyen Empire et de la Deuxième période intermédiaire, un état de la question de la famille royale et des modes de succession. Il étudie en outre l'environnement social des hauts fonctionnaires de l'administration centrale et des élites provinciales. Il en résulte une vision nouvelle de l'histoire de la XIIIe dynastie, qui marque l'apogée du Moyen Empire sur le plan administratif. Cette force des institutions vient modérer la vision traditionnelle d'une époque trop souvent définie par une instabilité politique largement exagérée. Le catalogue exhaustif des sources royales, présenté en annexe, est un outil essentiel pour quiconque s'intéresse à cette époque.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER52,00 € -

Japonisme et imprimé. en France, du XIXe siècle à l'entre-deux-guerres
Basch Sophie ; Marquet ChristopheComment la découverte de l'art japonais a révolutionné le livre imprimé français Le japonisme, nom donné à l'influence du Japon sur les artistes et les écrivains, est un sujet majeur pour l'histoire des arts en France au xixe siècle. Pourtant, l'imprimé japoniste - qui va des splendides éditions bibliophiliques aux éphémères prospectus de théâtre, en passant par les revues illustrées - n'avait jamais fait l'objet d'une publication spécifique. Retraçant son histoire depuis la découverte des arts du Japon lors de l'Exposition universelle de 1867 à Paris jusqu'à la publication du livre de haïkus de Paul Claudel Cent phrases pour éventails en 1927, cet ouvrage apporte un éclairage nouveau sur la façon dont l'imprimé diffusa l'esthétique et la culture japonaises et fut un laboratoire de techniques innovantes qui transformèrent l'industrie du livre. Evoquant le rôle d'écrivains célèbres, comme les frères Goncourt, Emile Verhaeren ou Judith Gautier, il met aussi en lumière des dessinateurs, imprimeurs et relieurs souvent restés dans l'ombre d'un courant artistique dont on retient surtout les figures plus illustres des peintres comme Van Gogh, Manet ou les Nabis. Sophie Basch est professeur de littérature française à Sorbonne-Université, spécialiste de la relation entre la littérature et les arts. Son dernier livre, Le Japonisme, un art français, a paru aux Presses du réel en 2023. Christophe Marquet est ancien directeur de l'Ecole française d'Extrême-Orient. Parmi ses publications récentes : Hiroshige. Les éventails d'Edo (In Fine, 2022), Cent vues de Naniwa. Osaka au xixe siècle (Picquier, 2024), Hokusai. La Révolution bleue (Seuil, 2025).PréventePRÉCOMMANDER39,00 €
