Respublica academica. Rituels universitaires et genres du savoir (XVIIe-XXIe siècle)
Waquet Françoise
SUP
20,00 €
Épuisé
EAN :9782840507109
Offrir des mélanges, faire une leçon inaugurale, écrire une lettre de recommandation, présenter un poster, ce sont là quelques exemples des nombreux rituels et genres du savoir qui font le sujet de ce livre. Relevant de l'ordre symbolique aussi bien que scientifique, ils sont le lieu d'une exploration originale du monde universitaire, depuis le XVIIe siècle jusqu'à nos jours. L'étude de ces pratiques exceptionnelles ou ordinaires révèle les règles, souvent implicites, qui organisent la communication du savoir. Elle montre les configurations fascinantes qui, hier comme aujourd'hui, se créent entre l'écriture, l'imprimé, la parole, le geste, l'image. Une authentique culture multimédia se déploie au-delà les bornes de la civilisation du livre : dans les opérations intellectuelles, écrire et imprimer vont de pair avec parler, voir et montrer. Au fil des formes et des civilités régissant la vie savante, ressortent les liens multiples qui unissent des personnes entre elles et dessinent des communautés vivantes avec leurs autorités, leurs légendes, leurs panthéons. Un univers fortement contrasté apparaît, où les émotions ont place à côté de la raison, où l'oeuvre la plus individuelle a une dimension collective, où la générosité entre dans l'économie du savoir. Sous le signe des passions académiques, se révèle l'ambivalence d'un monde fait de jeux de pouvoir violents et de sentiments tout aussi puissants.
Nombre de pages
250
Date de parution
16/12/2010
Poids
437g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782840507109
Titre
Respublica academica. Rituels universitaires et genres du savoir (XVIIe-XXIe siècle)
Auteur
Waquet Françoise
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
437
Date de parution
20101216
Nombre de pages
250,00 €
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Le signe européen, c'est le latin", écrit en 1819 Joseph de Maistre. L'expression dit assez l'importance du latin dans la culture occidentale, et ce jusqu'à une date relativement récente. Langue de l'école, de l'Eglise, de la République des lettres, le latin en vint, en dépit de son altérité, à constituer un univers familier. Les apprentissages n'en furent pas moins laborieux et les performances médiocres. A l'époque moderne, le latin fut-il jamais une langue à écrire et à parler? Bien davantage, il s'imposa comme un instrument destiné à d'autres fonctions: former les hommes et les "classer", traduire l'indicible, exprimer les choses les plus crues, communiquer avec l'univers, conjurer Babel. Ainsi, le latin devrait sa légitimité et sa durée moins à ce qu'il disait qu'à ce qu'il signifiait. L'enquête originale et novatrice de Françoise Waquer, directeur de recherche au C.N.R.S. et spécialiste d'histoire intellectuelle, retrace les usages multiples de cette langue, analyse les discours éminemment passionnels qui fondent ses emplois quand, entre les XVIe et XXe siècles, le latin, investi de vertus aussi nombreuses que contradictoires, se constitua en un système de valeurs étroitement calqué sur les idéaux et les normes qui régissaient la civilisation occidentale. Ce fut là le gage de son empire, c'était là le germe de sa perte.
Résumé : Maître et disciple. Ces mots gardent-ils encore un sens aujourd'hui, alors que des bouleversements nombreux ont modifié l'économie traditionnelle des connaissances et affecté bien des croyances qui ont longtemps fondé la civilisation occidentale ? Un libre parcours entre le XVIIe siècle et nos jours révèle, au fil des récits, des rituels et des pratiques, la profondeur de sens que ces mots simples contiennent. Des exemples pris dans des champs disciplinaires multiples restituent la variété des figures magistrales qui ont leurs archétypes dans Socrate et l'image du père. Ils traduisent la diversité et la complexité d'une relation fondée sur le pouvoir et l'affection, dévoilant "un lien d'âme", quand ce n'est pas une filiation. Cette relation de personne à personne apparaît, dans le contraste avec les institutions et les livres, comme le mode par excellence de la transmission du vrai savoir : celui qui passe en écoutant le maître parler et en le voyant travailler ; celui qui ne se paie pas, mais qui se donne. Une relation ambivalente qui peut figer les connaissances en orthodoxie et produire des clones ou, au contraire, liant pour le meilleur la tradition et l'originalité, engendrer de nouveaux maîtres qui continuent la longue chaîne du savoir.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.