L'empire des Habsbourg a volé en éclats comme un cristal de Bohême. Les enfants d'Attila, c'est la horde cosmopolite des déracinés venus des rives du Danube, projetés dans l'exil, assoiffés d'Amérique... et qui devront se contenter de Paris sur Seine... "L'histoire de Georges Walter est dictée par le génie. On ne sait pas par où l'attraper, tant elle déborde de partout, une chatte n'y retrouverait pas ses petits, mais elle tient par où qu'on l'attrape. C'est le roman le plus hirsute du XXe siècle, c'est une tignasse, c'est une crinière de lion... Je garantis pur chiendent Les Enfants d'Attila. Mais ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que le chiendent a une fleur adorable et qu'il tue toute la mauvaise herbe. Georges Walter est un grand écrivain!" Alexandre Vialatte. "On s'enfonce avec passion dans ce magma humain... Le talent de Georges Walter - talent de somnambule qui rend somnambule le lecteur - a raison de la raison!" Alain Bosquet. "Un roman qui enchante." Pierre Dumayet. "Baroque, endiablé, déconcertant, désespéré, enthousiaste. On y brise du faux cristal mais on y verse de vraies larmes." Yvan Audouard.
Nombre de pages
362
Date de parution
06/05/2005
Poids
320g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782752900364
Titre
Les enfants d'Attila. Ou le siècle de Mathias
Auteur
Walter Georges
Editeur
LIBRETTO
Largeur
120
Poids
320
Date de parution
20050506
Nombre de pages
362,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Venu passer un mois dans l'île, j'y séjourne depuis au moins cinq semaines, sans vraiment savoir si je rejoindrai le monde des vivants. Tout peux m'arriver ici, désormais. Si je veux téléphoner, ils disent qu'il n'y a pas de ligne. Pour le bateau, il faut attendre que la mer soit moins agitée, et, quand elle sera calmée, ils trouveront autre chose. Quand, comment, où ai-je surpris leur premier mensonge ? à Peu avant le lever du soleil, je m'aperçus qu'ils se dirigeaient tous vers les cent marches au même moment et sans que f-t donné aucun signal visible : il parut évident que c'était là que quelque chose allait se passer. à Délie-Délira ne parle pas comme chacun de nous. A présent, je suis habitué à sa voix comme aux pénombres de sa chambre, à ses livres, à ses disques et à son cher univers horizontal et parfumé. Jamais je ne l'ai vue debout. Née dans les îles, elle ne peut vivre qu'à l'abri de la lumière. à C'est au mois de juillet 1921, lors de mon voyage d'Angleterre en Egypte que j'ai vu de mes yeux pour la première fois un vol de Vanessa de l'espèce Belle-Dameà L'événement eut lieu en mer, à trente milles des côtes africainesà Les lépidoptères avançaient sur un front d'au moins cent kilomètres. à On raconte bien ses rêves. Est-il plus difficile de raconter ce qu'on n'a pas rêvé ? à Je voudrais être un conteur, c'est-à-dire celui qui n'invente rien. Marc Gautier, le héros des Vols de Vanessa, prisonnier d'une île qui a toutes les apparences d'un piège tropical, s'enlise, peu à peu, dans une enquête dont les pistes multiples deviennent des jeux de miroirs ouverts sur l'impossible. Le regard de Georges Walter se plaît à déceler, sous les trompe-l'oeil de notre monde, d'insoupçonnables relations. Quels liens unissent dans la même île des personnages tels que la trop belle Délie-Délira, Waldo le gardien du phare du Cyclope ou le vice-consul qui, entre deux parties de loto, devient le maître de cérémonie d'on ne sait quelle fête cosmique ? Pourquoi le professeur Lambert observe-t-il les migrations océaniques des papillons Vanessa ? Et que penser de la coïncidence singulière entre ces vols et certains événements qui viennent de bouleverser le visage de notre planète ? L'énigme de l'île ne se résume pas. Il faut pour la pénétrer tout le pouvoir de suggestion du style de Georges Walter, dont la limpidité rappelle, ici, celle des grands conteurs populaires. Sur une voie ouverte par Edgar Poe, Lovecraft ou Max Ernst le fantastique et aussi l'humour baroque de ces Vols de Vanessa exercent une fascination irrésistible. Frédéric de Towarnicki.
Présentation de l'éditeur Originaire de province, issu « de la race des fils de petits commerçants », le narrateur est confronté à son passé lorsque la maison de la presse-librairie familiale dans laquelle il a grandi va fermer. Cet événement, qui lui paraît tout d'abord dans l'ordre des choses, le conduit à accompagner sa mère, prise au piège de bouleversements aussi brusques qu'inéluctables. Peut-il l'aider quand les commerces de proximité et les librairies sont chassés des centres-villes ? Qui remplacera les discussions avec les habitués du petit matin, les coups de c ur et les vitrines ? Le rideau métallique va tomber. Entre silences et non-dits, entre délicatesse et questionnement, Rideau !, hommage à la librairie traditionnelle et à tous ceux qui la défendent, témoigne de ces vies que l'on affirme minuscules et des liens sociaux quotidiens qui se tissent dans les rayons.
Un beau jour de l'été 1935, un gamin chômeur issu de la campagne anglaise profonde quitte son village, un violon sous le bras, et prend la route de l'Espagne, un pays dont il ne sait rien. Un pays, surtout, qui vit encore pour l'essentiel à l'heure d'une sorte de moyen âge immémorial. Notre jeune marcheur va parcourir en un an un peu plus de mille kilomètres à pied, de Vigo jusqu'à l'Andalousie. Chaque étape - il n'a pas un sou en poche - l'entraîne un peu plus loin sur le chemin de la pauvreté absolue... et de la fraternité qui en est l'incompréhensible corollaire. Et il finit par se prendre d'amour pour ce peuple qui, du haut de sa misère, l'accueille avec une si touchante générosité, et l'invite bientôt à partager sa révolte.
Le 1er janvier 1938, Josef Erdman, un homme d'affaires autrichien, descend en gare de Maribor, petite ville slovène où sa famille a vécu avant la Première Guerre mondiale. En attendant d'y retrouver son associé Jaroslav, il lie connaissance avec différents notables, séduit la troublante Margerita, traîne dans les cafés. Mais Jaroslav ne vient pas. Existe-t-il seulement ? Tandis que le monde est sur le point de basculer dans l'abîme, Erdman s'enlise dans une attente sans objet, comme prisonnier de son personnage et de Maribor. L'apparition d'une aurore boréale lui semble pourtant annoncer de nouveaux bouleversements dans son existence... Avec ce récit aux accents évocateurs de Franz Kafka et de Joseph Roth, Drago Jan?ar confirme sa place parmi les grandes voix littéraires d'Europe centrale.
4e de couverture : Édition intégrale établie, traduite et présentée par René R. Khawam (XIIe-XIIIe siècle) Le monde musulman au début du XIIIe siècle est le théâtre de bien des crises : pouvoir contesté, désordres dans la rue comme dans l'intimité des demeures... La femme, mille et une ruses à l'appui - et malgré le carcan de la loi -, n'est pas la dernière à tirer parti de ce climat. Au fil des contes imaginés par la belle Schéhérazade, c'est toute la face cachée d'un monde qui se révèle, un monde où la passion parle haut et où la magie fait corps avec le quotidien... La présente édition est la seule, de par le monde, à avoir été établie à partir des manuscrits originaux, la seule à être rigoureusement fidèle au texte arabe, et à en restituer les vertus natives : impertinence, âpreté visionnaire, voluptueuse crudité.