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Des vols de Vanessa
Walter Georges
GRASSET
20,10 €
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EAN :9782246850618
Venu passer un mois dans l'île, j'y séjourne depuis au moins cinq semaines, sans vraiment savoir si je rejoindrai le monde des vivants. Tout peux m'arriver ici, désormais. Si je veux téléphoner, ils disent qu'il n'y a pas de ligne. Pour le bateau, il faut attendre que la mer soit moins agitée, et, quand elle sera calmée, ils trouveront autre chose. Quand, comment, où ai-je surpris leur premier mensonge ? à Peu avant le lever du soleil, je m'aperçus qu'ils se dirigeaient tous vers les cent marches au même moment et sans que f-t donné aucun signal visible : il parut évident que c'était là que quelque chose allait se passer. à Délie-Délira ne parle pas comme chacun de nous. A présent, je suis habitué à sa voix comme aux pénombres de sa chambre, à ses livres, à ses disques et à son cher univers horizontal et parfumé. Jamais je ne l'ai vue debout. Née dans les îles, elle ne peut vivre qu'à l'abri de la lumière. à C'est au mois de juillet 1921, lors de mon voyage d'Angleterre en Egypte que j'ai vu de mes yeux pour la première fois un vol de Vanessa de l'espèce Belle-Dameà L'événement eut lieu en mer, à trente milles des côtes africainesà Les lépidoptères avançaient sur un front d'au moins cent kilomètres. à On raconte bien ses rêves. Est-il plus difficile de raconter ce qu'on n'a pas rêvé ? à Je voudrais être un conteur, c'est-à-dire celui qui n'invente rien. Marc Gautier, le héros des Vols de Vanessa, prisonnier d'une île qui a toutes les apparences d'un piège tropical, s'enlise, peu à peu, dans une enquête dont les pistes multiples deviennent des jeux de miroirs ouverts sur l'impossible. Le regard de Georges Walter se plaît à déceler, sous les trompe-l'oeil de notre monde, d'insoupçonnables relations. Quels liens unissent dans la même île des personnages tels que la trop belle Délie-Délira, Waldo le gardien du phare du Cyclope ou le vice-consul qui, entre deux parties de loto, devient le maître de cérémonie d'on ne sait quelle fête cosmique ? Pourquoi le professeur Lambert observe-t-il les migrations océaniques des papillons Vanessa ? Et que penser de la coïncidence singulière entre ces vols et certains événements qui viennent de bouleverser le visage de notre planète ? L'énigme de l'île ne se résume pas. Il faut pour la pénétrer tout le pouvoir de suggestion du style de Georges Walter, dont la limpidité rappelle, ici, celle des grands conteurs populaires. Sur une voie ouverte par Edgar Poe, Lovecraft ou Max Ernst le fantastique et aussi l'humour baroque de ces Vols de Vanessa exercent une fascination irrésistible. Frédéric de Towarnicki.
Nombre de pages
234
Date de parution
10/10/1972
Poids
259g
Largeur
127mm
Plus d'informations
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EAN
9782246850618
Titre
Des vols de Vanessa
Auteur
Walter Georges
Editeur
GRASSET
Largeur
127
Poids
259
Date de parution
19721010
Nombre de pages
234,00 €
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Que Jérôme, à dix-huit ans, règne sur les jours et les nuits blanches d'une cohorte subjuguée a de quoi exalter la rumeur dans une ville du Sud ombrageuse. Entre le vieux palais Gonsalvi et les palaces du littoral, une insolente tribu d'enfants prodigues, chercheurs d'inespéré, frères des exilés bizarres, a fait de sa jeunesse un royaume. N'est-ce pas assez pour qu'on les qualifie de Pâles Fainéants ? Dans le désert, disait Jérôme, se trouve le centre des choses. Va-t-il, à la fin de la guerre, rejoindre le mystérieux nègre Janvier qui, à Paris, rue du Moulin-d'Auvergne, lavait son chien dans le ruisseau avant de retourner vers ses palais de sable ? Mais si le Sahara n'était qu'un ultime trompe-l'oeil ? Et Jérôme, un homme de nulle part ?
La jeep s'aventure dans le ventre de la baleine Europe. Ao-t 1944 : le débarquement sur la Riviera. En réalité l'atterrissage de l'Amérique sur l'Europe. Une armée qui apporte avec elle ses supermarchés et les odeurs oubliées du tabac blond et du café en poudre. L'apparition de la première jeep dans la montagne où vivent les Bâtards. Aventuriers fraîchement sortis du lycée, comédiens devenus hommes des bois, ils avaient trouvé, à une heure de Nice, un désert pour s'y tenir à l'écart de leur temps. Mais les mutants qui descendent de la jeep - les G. I. 's - et surtout l'Homme Interminable, Sacramento Slim, ne sont pas pour eux des étrangers. Engin d'une autre planète, la jeep emporte les Bâtards, et partout explose, entre Nice et Monte-Carlo, une étrange fête appelée Libération. L'Europe ne sera jamais plus la même, ni aucun des personnages de ce récit. Pourquoi Sacramento Slim porte-t-il, tatoué sur son bras, le mot Nevada, alors qu'il est de Californie ? Pourquoi, lui qui aime exclusivement les éléphants et les petits canards, doit-il, après les enfers du Pacifique, se battre dans une charcuterie de Nice pour une fille tondue ? Pourquoi la Military Police le poursuivra-t-elle jusqu'à Monte-Carlo ? Et pourquoi l'horloger Mathias - le héros des Enfants d'Attila, le premier roman de G. Walter - doit-il dormir en classe de huitième dans le lycée où un certain Louis XVI fait des dictées, alors qu'il a aidé un lieutenant de la Wehrmacht à déserter ? Tout cela est dans la logique d'une fête que de vieilles milliardaires suivent à la jumelle du balcon de leur place. A Monte-Carlo, jamais un instant la petite boule de la roulette n'a cessé de tourner. C'est en vain que le nommé Nostradamuste initie Sacramento Slim aux lois de la probabilité en même temps qu'au Riviera cocktail. Comme l'horloger Mathias, le G. I. Sacramento Slim doit finir en prison : la Military Police a toujours le dernier mot, mais non sans mal en l'occurrence. Les Bâtards, dispersés, retournent au théâtre du quai où sont leurs enchantements et leurs amours. La pièce qu'ils vont reprendre est de Calderon, elle s'appelle La vie est un songe. Le sens de l'humour, où se mêlent cocasserie et tendresse, le go-t de l'image baroque, qui le conduit à de surprenantes trouvailles et un extraordinaire allant (l'équivalent du brio des sportifs) font de Georges Walter un des jeunes écrivains les plus importants de ce temps.
L'empire des Habsbourg a volé en éclats comme un cristal de Bohême. Les enfants d'Attila, c'est la horde cosmopolite des déracinés venus des rives du Danube, projetés dans l'exil, assoiffés d'Amérique... et qui devront se contenter de Paris sur Seine... "L'histoire de Georges Walter est dictée par le génie. On ne sait pas par où l'attraper, tant elle déborde de partout, une chatte n'y retrouverait pas ses petits, mais elle tient par où qu'on l'attrape. C'est le roman le plus hirsute du XXe siècle, c'est une tignasse, c'est une crinière de lion... Je garantis pur chiendent Les Enfants d'Attila. Mais ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que le chiendent a une fleur adorable et qu'il tue toute la mauvaise herbe. Georges Walter est un grand écrivain!" Alexandre Vialatte. "On s'enfonce avec passion dans ce magma humain... Le talent de Georges Walter - talent de somnambule qui rend somnambule le lecteur - a raison de la raison!" Alain Bosquet. "Un roman qui enchante." Pierre Dumayet. "Baroque, endiablé, déconcertant, désespéré, enthousiaste. On y brise du faux cristal mais on y verse de vraies larmes." Yvan Audouard.
« La révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l’image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au cœur du d’une réalité qui semble elle-même s’effacer ...Telle n’était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l’hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l’homo sapiens ? »Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d’idées, d’hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.
« Quel genre de jeune homme faut-il être pour écrire une chose pareille ? L’écriture est soignée, la calligraphie appliquée. Tout cela rend le texte plus dérangeant encore. Comme si l’auteur savait qu’il serait lu. Qu’il m’attendait. » Une mère, la narratrice, dépose son jeune fils chez sa nourrice, Mina. Elle a ainsi du temps pour écrire. Mina vit seule et a aussi un enfant, Rafael, plus âgé. Il a disparu sans raison et a laissé un mystérieux carnet. En découvrant le contenu du carnet que lui a confié la nourrice, la narratrice est bouleversée. Il n’en fallait pas plus pour que la menace plane, qu’elle contamine tout. Les souvenirs refont surface. Qu’est devenue son amie d’enfance disparue vingt-cinq ans auparavant ? Des questions restées sans réponses reviennent la hanter. Passé et présent se confondent et le lecteur découvre peu à peu l’histoire de Rafaël. S’il est un spécimen, unique, ou s’il est à l’image de son espèce, qui sera en mesure de l’affronter ? Pauline Claviere nous offre un roman diabolique, travaillé par le grand sujet de notre époque : jusqu’où irions-nous pour protéger nos enfants, et de qui ? Son intrigue implacable nous conduit dans un Marseille intime et inquiétant où toute la société se désaxe. Entre nos mains, le roman d’une enquêtrice au-dessus de tout soupçon… Vous ne dormirez plus avant de savoir qui est vraiment « le spécimen ». Ce texte impossible à lâcher est en cours d’adaptation par RT Features, société de production du brésilien Rodrigo Teixeira, notamment producteur de « Call me by you name » (2017) et « Je suis toujours là » (Oscar du meilleur film 2025). « Il y a des romans qu’on lit et d’autres, comme celui-ci, qu’on dévore. Rarement, la fin d’un roman, m’aura à ce point surpris, et donné l’envie immédiate de le relire. » (Maxime Chattam).
Si la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.