Militants catholiques de l'Ouest. De l'action religieuse aux nouveaux militantismes XIXe-XXe siècle
Waché Brigitte
PU RENNES
22,00 €
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EAN :9782868479624
La notion de " militant " fait partie de la vision la plus traditionnelle de l'Eglise, même si la banalisation du terme est relativement récente et doit beaucoup à l'action catholique telle qu'elle s'est organisée au XXe siècle. Elle acquiert en France une connotation institutionnelle dans l'entre-deux-guerres, sous le pontificat de Pie XI (1922-1939), époque à laquelle s'impose la spécialisation c'est-à-dire, selon l'expression devenue consacrée mais bien antérieure, l'" apostolat du milieu par le milieu ". Cette situation hérite du XIXe siècle, même si les priorités du militantisme catholique évoluent. Le XIXe siècle est celui des " hommes d'?uvres ". La montée de l'anticléricalisme et la Séparation placent bientôt la défense religieuse au premier rang des préoccupations de beaucoup de catholiques et cet aspect ressurgit dans les périodes de crise. Pourtant, dès avant la Première Guerre mondiale, et sous l'impulsion de l'ACJF née en 1886, le militantisme des laïcs catholiques, en même temps qu'il assume la défense religieuse, prend une autre dimension et se voue à un travail de formation et d'actions sociales. Aussi, les militants catholiques deviennent-ils des acteurs de la vie sociale, au point qu'ils contribuent à un véritable renouvellement des élites locales. Le recours au témoignage de militants du monde rural et du monde ouvrier appartenant à la deuxième génération de l'action catholique spécialisée - celle qui arrive à l'âge adulte avec la Seconde Guerre mondiale -, confirme cet aspect. Le Grand Ouest français constitue à cet égard un lieu d'observation privilégié du fait de la forte présence du catholicisme, l'existence d'un militantisme actif dans le monde rural et dans le monde ouvrier, d'autant qu'on y découvre les manifestations de nouvelles formes de militantisme.
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Nombre de pages
250
Date de parution
09/12/2004
Poids
420g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782868479624
Titre
Militants catholiques de l'Ouest. De l'action religieuse aux nouveaux militantismes XIXe-XXe siècle
Auteur
Waché Brigitte
Editeur
PU RENNES
Largeur
153
Poids
420
Date de parution
20041209
Nombre de pages
250,00 €
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Pèlerinages et processions connaissent aujourd'hui un net regain de ferveur. La Société Française d'Etudes Mariales, à l'occasion du Millénaire du Saint-Cordon à Valenciennes, a voulu approfondir l'histoire, la diversité territoriale, la signification de ces " marches " liturgiques souvent associées aux lieux de pèlerinage. Une approche biblique, théologique, anthropologique qui a mis en lumière la permanence, la capacité d'adaptation, l'actualité de cette pratique, soulignant un certain nombre de caractères communs aux processions, quelle que soit l'époque considérée.
Inhérents à la civilisation occidentale, les liens entre religion et culture sont encore très forts au XIXe siècle. La religion imprègne la politique, nourrit les domaines philosophique, littéraire et artistique. Son rôle dans les institutions culturelles est essentiel. Par ailleurs, elle développe des pratiques qui lui sont propres, à travers les théologien, les courants de spiritualité, les formes de dévotion et la littérature religieuse. Parallèlement, le XIXe siècle hérite d'un lent processus de sécularisation, amorcé à l'époque de l'humanisme et de la Renaissance, avivé par la philosophie des Lumières et radicalisé par la Révolution. Il ne se traduit pas de manière linéaire, mais par des mouvements de flux et de reflux, depuis les différentes formes de critique des Lumières, aux lendemains de la Révolution, jusqu'à la crise du modernisme, au tournant des XIXe et XXe siècles. Les principaux pays européens (France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni) sont touchés par cette évolution, même si chacun d'entre eux l'enregistre d'une manière spécifique. Ce contexte ne provoque pas la disparition de la religion, qui continue à marquer fortement les sociétés, mais appelle néanmoins un renouvellement des relations entre religion et culture.
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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