Hier délaissée, considérée comme dépassée, l'industrie fait son retour : donner à nouveau la priorité à l'industrie, dans un pays comme la France, s'impose comme une nécessité ! L'industrie française est en train de se transformer en profondeur sous l'impulsion de la révolution du numérique et de la transition écologique. Si de nombreuses opportunités se présentent, il est d'abord nécessaire de reconstruire le récit des années de la désindustrialisation et de l'abandon de cette activité vitale pour l'économie nationale. On ne construit pas un futur, sans assumer son passé. Longtemps, ce récit a été parcellaire, douloureux à écrire pour ceux que la désindustrialisation a touché en profondeur dans les territoires. Il a été partiellement occulté par le dogme d'une économie de services, alors que la création de richesse se concentrait dans les métropoles et fragilisait la cohésion nationale. Aujourd'hui l'innovation, l'économie de la fonctionnalité, la recomposition des chaînes de valeur et d'autres facteurs laissent entrevoir une renaissance de l'industrie. Cette renaissance appelle à une mobilisation renouvelée des acteurs, des savoir-faire, des territoires et des pouvoirs publics. Au fil de l'ouvrage - illustré avec une iconographie originale -, les auteurs appuient leurs analyses sur leurs expertises, mais aussi sur des "regards croisés". Débattre du futur de notre industrie est une question de cohésion nationale, de souveraineté technologique, d'indépendance économique et donc l'affaire du plus grand nombre. La renaissance de notre industrie est une nécessité, non seulement pour notre prospérité collective, notre indépendance mais aussi pour la cohésion de nos territoires et du corps social français. Ceci mérite une discussion ouverte et documentée ; ce livre y contribue avec succès.- Louis Gallois.
Du Brexit aux élections européennes de 2019, en passant par la qualification de Marine Le Pen pour le second tour de l'élection présidentielle de 2017, les partis nationalistes-identitaires ont le vent en poupe dans toute l'Union européenne. V. Orbán, M. Salvini ou M. Le Pen sont les dirigeants de ces partis qui, ensemble, pourraient menacer l'édifice européen. Ces partis siègent au sein de différents groupes au Parlement européen. S'ils s'accordent sur l'immigration, d'autres sujets constituent de véritables lignes de fractures. Anaïs Voy-Gillis, analysant leurs stratégies, questionne le mythe d'une grande coalition nationaliste-identitaire et prouve que ces partis défendent, avant tout, des visions nationales. Leur progression électorale s'explique par plusieurs facteurs, notamment l'idée de trois crises (économique, migratoire, représentativité) ayant montré les fragilités de l'édifice européen. Au-delà des discours, ces partis ont réussi à construire une représentation du monde excluante, mais cohérente, répondant aux questionnements d'une partie de la population. Anaïs Voy-Gillis est docteur en géographie de l'Institut Français de Géopolitique. Ses recherches concernent la montée des nationalismes et des droites extrêmes en Europe.
Et si la France osait écrire un nouveau chapitre de son histoire, où l'industrie allierait progrès et respect du vivant ? Le défi est colossal, mais il porte en lui une promesse : celle de se réinventer, de repenser nos modes de production pour bâtir un avenir durable et désirable pour tous. Longtemps perçue comme le moteur infatigable du développement des sociétés modernes, l'industrie est encore associée à des images négatives : pollution, travail aliénant, course effrénée à la rentabilité, délocalisations sans scrupule... A l'heure de la dégradation accélérée de nos écosystèmes, une bataille des imaginaires s'est engagée entre le déclin d'un monde usé et les contours incertains d'un avenir à inventer. Or, pour repenser nos modèles obsolètes et tisser des liens entre innovation et éthique, performance et environnement, il est urgent de réfléchir à la place de l'industrie dans nos sociétés.
C'est un fait, les entreprises qui avaient anticipé leur transformation digitale avant la pandémie de Covid ont mieux résisté que les autres. Et le meilleur exemple est... Tesla, qui a multiplié sa capitalisation boursière par quinze pendant cette période. Le Modèle Tesla détaillait les 7 principes qui régissent le modèle industriel révolutionnaire imaginé par Elon Musk. Fruit de cinq années de travail aux côtés d'industriels de secteurs très variés (luxe, agro-alimentaire, chimie, automobile, aéronautique, industrie lourde, bois...) et de tailles allant du grand groupe international à la PME, ce nouvel ouvrage de Michaël Valentin explique comment appliquer concrètement ces principes grâce à 20 recettes éprouvées issues de ces expériences. Illustré de nombreux témoignages, enrichi de check-lists permettant un auto-diagnostic, les dirigeants industriels y découvriront les nouveaux principes à maîtriser et leur mise en application pour offrir à leur entreprise de nouvelles perspectives dans un monde aux ressources finies et où tout va de plus en plus vite.
Soigneusement notées dans un cahier d'écolière, les recettes normandes de Tante Jeanne ont le bon goût du beurre frais et de la crème onctueuse. Sa nièce Martine Nouet, journaliste culinaire et elle-même fin cordon-bleu, a réuni et complété avec le concours de toute la famille, ces recettes qui continuent à faire la saveur des réunions familiales. Marie-Brigitte Voy, normande elle aussi, a su recréer avec beaucoup de passion les pages d'écriture des recettes intimes de Tante Jeanne. CE carnet nous révèle encore des secrets de la déjà célèbre gastronomie normande.
Peut-on sérieusement compter sur San-Antonio pour nous donner des cours d'économie ? On peut a priori en douter car le commissaire est davantage connu pour ses jeux de mots et ses conquêtes féminines que la rigueur de ses analyses économiques... Et pourtant, dans les ouvrages de San-Antonio, les références économiques abondent : argent, dette, travail, confiance, consommation, ... Et au-delà, elles montrent même une sorte de bon sens économique populaire. Quand le commissaire dit : "on ne prête qu'aux riches et on a tort. Si on prêtait aux pauvres, on aurait des surprises", n'annonce-t-il pas le micro-crédit ? le pari du livre est précisément de partir d'une série de citations choisies de San-Antonio pour développer une présentation parfaitement sérieuse des grandes notions de base de l'économie. Celles que l'on entend tous les jours, sans toujours bien les comprendre. Bref, un livre sérieux et rigoureux dans le fond, mais, bien entendu, décalé et distrayant. Des citations de San-Antonio cohabitant avec des références à Adam Smith, Karl Marx, Paul Krugman ou Pierre Bourdieu. Pour découvrir ou re-découvrir l'économie, en se remémorant les plus savoureuses pages du célèbre commissaire San-Antonio.
Ce livre est un merveilleux prétexte à évoquer le bijou et le verre, à travers l'histoire de la parure. Il n'a pas vocation d'exhaustivité et je sollicite par avance l'indulgence des historiens et spécialistes en ces matières. Il ne s'agit là que d'un point de vue, un ressenti personnel qui me permettent de partager deux passions, de mettre en avant des savoir-faire rares, de valoriser le travail de la main, la beauté des gestes, la créativité d'artisans-artistes français. J'ai choisi pour l'illustrer de faire appel au talent et à l'oeil du photographe Thierry Malty, complice de longue date. La richesse du sujet nous a bien souvent rendus perplexes quant au choix des objets pouvant illustrer ce propos. Mon ami Philippe Fagot historien de la couleur, "arcenciologue" a par ailleurs accepté de se joindre à nous et de nous conter les multiples nuances du verre de couleur.
La déconstruction marque la fin des grandes idéologies et la naissance d'une génération face à l'apogée d'un capitalisme libéral insécurisant. Comment la jeunesse d'aujourd'hui peut-elle relever les défis majeurs du siècle ? De la déshumanisation d'un monde bientôt dirigé par les algorithmes à l'émergence inéluctable de la robotisation et de la réalité virtuelle, les auteurs, dans cet essai sans filtre, analysent les mutations de la jeunesse occidentale. Ils s'interrogent sur sa relation aux anciens, abordent les questions de la religion, du rapport à la croyance, la notion d'identité et la place réservée à la jeunesse dans une société où la compétition exacerbée amène à un individualisme effréné. Ils abordent le thème de la surconsommation, d'une certaine vacuité des relations humaines, ainsi que de l'apparition de tensions sociales qui ne manqueront pas de surgir violemment dans notre pays. Les auteurs définissent trois étapes-clés de la vie de tout enfant de la déconstruction : me faire, m'aimer, me battre, puis, devant une situation générale pour le moins anxiogène, prônent avec espoir trois remèdes pour reconstruire : la Terre, la Culture et les Sciences.
Epicurienne un jour, épicurienne toujours! Dans son premier livre, Malika Nas-Gutbrod retrace avec humour et spontanéité les étapes marquantes de son parcours entre les couloirs feutrés de célèbres palaces parisiens et les coulisses de restaurants gastronomiques, enfilant parfois les gants de boxe au sens propre comme au figuré. Qu'ils soient attablés pour parler affaires, pour un dîner les yeux dans les yeux ou pour passer un bon moment entre amis, ses convives attendent discrétion et sens de l'hospitalité : recevoir est un art subtil qu'elle défend et pratique au quotidien. Au cours d'une vie, certains événements, certaines anecdotes parfois drôles, parfois graves marquent durablement une personnalité et restent présents à l'esprit, cependant l'obligation de retenue demeure toujours la règle.