Le tableau vivant. Phryné, l'orateur et le peintre
Vouilloux Bernard
FLAMMARION
39,90 €
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EAN :9782080126948
Phryné, courtisane grecque du IVe siècle avant J.-C. célèbre pour sa beauté, aura par deux fois fait tableau: une première fois, en servant de modèle à l'Aphrodite de Cnide de Praxitèle et à l'Aphrodite Anadyomène d'Apelle, chefs-d'?uvre disparus qui ne vont cesser de hanter la longue mémoire de l'art occidental; une seconde fois, en laissant son avocat découvrir sa nudité (ou en se dévêtant elle-même) devant les juges qui allaient la condamner pour son impiété, "tableau" ou "spectacle" où les rhéteurs ont pu voir aussi bien un comble qu'une limite de l'action oratoire. Cette topique de la beauté représentée et montrée croise le verbal et le visuel, et là réside sans doute l'explication de la singulière fortune qu'a connue la figure de Phryné jusqu'au seuil de l'époque contemporaine. Sous ces deux destins, plastique et judiciaire, le légendaire phrynéen exemplifie la structure du "tableau vivant", comme l'a bien compris le XIXe siècle, qui a pratiquement inventé ce genre. Genre composite, le tableau vivant s'inscrit au croisement des arts du spectacle, des divertissements de société et des arts visuels (peinture, sculpture, et même photographie). Genre ambigu, il joue sur les sortilèges de l'illusion (la figure s'anime, le corps se fige), sur les limites de la représentation (le corps vit mais reste muet) et sur les paradoxes de la présentation: exposé, s'exposant, le corps en appelle à un geste qui découvre pour montrer et dont l'efficace n'a d'égale que celle du geste qui ne montre qu'en couvrant. Par delà les effets particuliers liés à une pratique historiquement circonscrite, ce livre veut relancer la réflexion sur l'effet "tableau" du corps dans l'histoire et la théorie de l'art et dans la théorie rhétorique de l'éloquence. A l'une on demandera comment s'articulent la perception esthétique du corps faisant tableau, l'idéalisation artistique du modèle et la composante libidinale qui intervient dans la perception de ses représentations figurées. A l'autre, ce qu'il en est de la soumission du discours à la force de la vue, de sa démission devant un spectacle muet, de son relayage par un geste qui "embraye" directement sur la chose même. La sémiotique, la linguistique, la pragmatique, éclairées par le recours à la "métapsychologie" freudienne, ne sont parties prenantes à cette enquête que dans la mesure où elles peuvent concourir à une anthropologie culturelle du verbal et du visuel. Ainsi, plus qu'à une histoire des rapports entre la rhétorique et les arts visuels, c'est bien à une réflexion sur la puissance du rhétorique que ce livre souhaite inviter.
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Nombre de pages
540
Date de parution
03/04/2002
Poids
1 160g
Largeur
152mm
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EAN
9782080126948
Titre
Le tableau vivant. Phryné, l'orateur et le peintre
Auteur
Vouilloux Bernard
Editeur
FLAMMARION
Largeur
152
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1160
Date de parution
20020403
Nombre de pages
540,00 €
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Parmi les nombreuses correspondances qu'André Breton a entretenues tout au long de sa vie, celle-ci occupe une place à part. Julien Gracq, que l'on y découvre comme épistolier, est toujours demeuré en lisière du groupe surréaliste. Du grand aîné dont il a découvert les oeuvres alors qu'il avait vingt ans, qu'il admire et auquel le liera jusqu'à la fin une affection véritable, il n'a pas attendu autre chose que d'être reconnu, au moment où il lui envoya son premier livre, Au château d'Argol. Commencée en 1939, interrompue par la guerre, leur relation reprend à la Libération, alors que leurs parcours respectifs tendent à s'inverser : revenu en France en 1946, Breton, peu à peu miné par les crises qui déchirent le groupe et sollicité par mille tâches, ne retrouvera jamais la place qui était la sienne entre les deux guerres ; poursuivant son oeuvre propre d'écrivain, Gracq gagne en notoriété en concédant le moins possible à la "vie littéraire". "Ensemble", ils furent, mais "séparément", comme Breton l'écrivit dans le dernier message qu'il lui adressa, quelques mois avant sa mort. Leur amitié leur fut d'autant plus précieuse que chacun conservait sa liberté. B. V.
Résumé : Phryné, courtisane grecque célèbre pour sa beauté, aura par deux fois fait tableau : une première fois en servant de modèle à l'Aphrodite de Cnide de Praxitèle et à l'Aphrodite Anadyomène d'Apelle, chefs-d'oeuvre disparus qui ne vont cesser de hanter la longue mémoire de l'art occidental ; une seconde fois en laissant son avocat découvrir sa nudité (ou en se dévêtant elle même) devant ses juges, "tableau" ou "spectacle" où les rhéteurs ont pu voir aussi bien un comble qu'une limite de l'action oratoire. Sous ces deux destins, plastique et judiciaire, le légendaire phrynéen exemplifie la structure du "tableau vivant". Composite, le tableau vivant s'inscrit au croisement des arts du spectacle, des divertissements de société et des arts visuels. Ambigu, il joue sur les sortilèges de l'illusion (la figure s'anime, le corps se fige), sur les limites de la représentation (le corps vit, mais reste muet) et sur les paradoxes de la présentation : le corps en appelle à un geste qui découvre pour montrer et dont l'efficace n'a d'égale que celle du geste qui ne montre qu'en couvrant. Par-delà les effets particuliers liés à une pratique historiquement circonscrite, ce livre veut interroger l'effet "tableau" du corps dans l'histoire et la théorie de l'art et dans la théorie rhétorique de l'éloquence.
La question du médium est au centre de cet essai. D'une part, le médium des artefacts visuels traditionnellement considérés comme des "images" (dessins, tableaux, estampes, etc.) est défini par la nature de leurs supports. En appliquant aux oeuvres d'art le même traitement qu'à tout autre objet, la photographie n'a pas fait qu'élargir la famille des images, elle en est devenue le paradigme, de sorte que la reproduction d'une oeuvre d'art qui n'est pas une image est une image. La condition définitoire de ce qui fait image s'en trouve dès lors modifiée. D'autre part, on donne le nom de "médium" à une personne que ses pouvoirs suprasensibles mettent en communication avec les "esprits". Parce qu'ils situent l'image au confluent de ces deux grandes déterminations (le renvoi et la transmission), les textes de Pascal Quignard peuvent nous éclairer sur les pouvoirs qui lui sont attribués. L'hypothèse est la suivante : non seulement toute image actuelle a un médium, mais toute image, en tant qu'elle est image de ce qui est sans image ("image qui manque à nos jours"), est un médium. La médialité (les "supports") est aussi une affaire de médiumnité (les "transports"). Médée, l'infanticide, la magicienne, empoisonneuse et guérisseuse, dotée des pouvoirs d'un médium (d'une chamane), est précisément la figure générale de la médiation.
Résumé : Habiter poétiquement la terre, c'est, comme les livres de Julien Gracq y invitent, se montrer attentif au courant d'échanges qui rattachent l'un à l'autre l'organisme et son habitat ; mieux, si le poète est celui qui fait, c'est réactiver ce courant. Ce qui, pour l'écrivain, se pratique avec les moyens dont il dispose, dans cette activité particulière qui a nom " littérature ". Littérature habitable ? Ce serait d'abord une littérature où le lecteur trouve à se loger, un peu comme ces organismes qui colonisent une coque qu'ils n'ont pas formée, mais qui, s'y glissant, s'aperçoivent que, oui, elle leur va comme un gant. Le lecteur peut alors se dire qu'il y a là une forme qu'il pourrait habiter, comme s'il l'avait de lui-même formée.
Après l'extraordinaire succès de ses Téméraires, la grande saga des ducs de Bourgogne, Bart Van Loo entreprend cette fois de nous faire découvrir in situ les lieux emblématiques de cette épopée médiévale faite d'exploits, de passions, d'alliances trahies, mais aussi d'immenses chefs-d'oeuvre artistiques. Au gré des richesses locales et des trésors oubliés, Bart Van Loo arpente ce territoire aux frontières perdues, et ressuscite dans un périple jamais réalisé à ce jour cet Etat éphémère qui osa défier les deux grandes puissances de son temps, le royaume de France et le Saint Empire romain germanique. De Bruges à Dijon, de Bruxelles à Paris en passant par Anvers, Liège, Lille, Beaune, Nevers, Nancy ou encore Berne : Le Tour de la Grande Bourgogne offre une incursion fascinante dans l'automne du Moyen Age. Un récit haletant écrit d'une plume vive et alerte à travers la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse et la France. Et près de 500 images avec les plus grands chefs-d'oeuvre de l'âge d'or bourguignon : Claus Sluter, Jean Malouel, les Frères de Limbourg, Jan van Eyck, Rogier van der Weyden, et bien d'autres encore.
4e de couverture : Débordant de certitudes et bardé de diplômes, Benjamin sort d'une grande école de commerce avec tout pour réussir sa vie. Sauf que les lois du marketing ne servent à rien quand il s'agit de séduire Astrid, la fille la plus convoitée du campus. Tout se complique encore pour lui quand, du jour au lendemain, ses parents lui coupent les vivres! Avec l'aide de son coach, Adam Thims, il se lance à la recherche d'un emploi. Du rayon poissonnerie de l'hypermarché voisin aux usines de baskets en Chine, à dos de chameau dans le désert ou dans une chambre d'hôtel avec Astrid, le jeune homme découvre la dure réalité du monde. Si seulement il n'était pas aussi naïf! Dans Tout va pour le mieux!, Alain Monnier transpose les aventures du Candide de Voltaire à notre époque. Le résultat : une description au vitriol de la société contemporaine, doublée d'un récit d'apprentissage désopilant.Notes Biographiques : Après une carrière d'ingénieur, Alain Monnier commence à écrire des romans en 1994. Il est notamment l'auteur de Givrée et de Tout va pour le mieux. Côté jardin a été adapté au cinéma avec Pascal Greggory dans le rôle-titre. Diplômée de l'école Émile Cohl, Isabelle Maroger travaille régulièrement pour la presse et l'édition jeunesse. Elle est notamment l'illustratrice de la série «2 amies pour la vie» chez Flammarion jeunesse. Elle donne également des cours de bandes-dessinées à des enfants de 8 à 15 ans.
Londres, 1840. Arthur, un garçon à la mémoire prodigieuse né sur les rives de la Tamise, est engagé comme apprenti dans une imprimerie. Bientôt, son monde s'ouvre bien au-delà des taudis de la capitale anglaise, vers un autre fleuve, le Tigre, et une ancienne cité de Mésopotamie qui abrite les fragments d'un poème oublié. Turquie, 2014. Chassées de leur village au bord du Tigre, Naryn, une petite fille yézidie, et sa grand-mère entreprennent un long voyage, traversant des terres en guerre dans l'espoir d'atteindre la vallée sacrée de leur peuple, en Irak, pour que Naryn y soit baptisée. Londres, 2018. Zaleekhah, hydrologue fascinée par la mémoire de l'eau, emménage dans une péniche pour échapper à la faillite de son mariage. C'est alors qu'un curieux livre qui la ramène à ses origines vient chambouler son existence. Avec ce roman éblouissant, une traversée des siècles et des cultures suivant trois destinées entrelacées par le cours imprévisible de l'eau, Elif Shafak s'impose comme l'une des plus grandes conteuses de notre époque.
On dit que la réalité dépasse parfois la fiction, et rien n'est plus vrai dans le cas des trous noirs". Stephen Hawking Ce sont les objets les plus mystérieux de notre cosmos, des monstres si denses qu'ils engloutissent à jamais tout ce qui passe à leur portée, même la lumière. Du moins le croyait-on, jusqu'à ce que Stephen Hawking montre que les trous noirs s'évaporaient en émettant des particules dans l'espace... Pourquoi les trous noirs ne sont-ils pas si noirs ? Que deviennent les astres qui ont le malheur de s'en approcher de trop près ? Se pourrait-il qu'ils soient la porte d'entrée vers d'autres univers ? C'est bien ce que suggère le grand physicien qui nous livre ici le fruit d'une vie de recherche et les dernières et stupéfiantes nouvelles de ces entités fascinantes.