Pour la première fois en France, un vaste panorama de l'activité multiple des artistes de l'exil portugais est ici esquissé : architecture, peinture, sculpture, dessin de presse, bande dessinée, musique, théâtre, photographie, cinéma. Avec un exemple régional de ces empreintes de l'art de l'exil portugais dans l'espace public français. Des entretiens avec des artistes encore en activité complètent l'ouvrage, abondamment illustré. Ainsi, des composantes bien connues de notre environnement culturel trouvent ici leur origine. Deux revues s'associent en ce numéro : Exils et migrations ibériques au XXe siècle et Riveneuve Continents. La première, publiée par des membres du Centre d'études et de recherches sur les migrations ibériques (CERMI) et du Centre de recherches ibériques et ibéro-américaines de l'Université Paris-Ouest Nanterre-La Défense (CRIIA) apporte la matière et sa spécificité pour aborder ce thème à portée universelle. La seconde, à l'écoute des littératures francophones contemporaines, fournit l'enveloppe et profite de l'occasion pour explorer à nouveau les traces profondes, artistiques et culturelles, laissées en France par l'exil républicain espagnol.
Nombre de pages
217
Date de parution
19/01/2017
Poids
290g
Largeur
141mm
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EAN
9782360134236
Titre
Riveneuve Continents N° 22, hiver 2016 : Le temps de l'exil portugais (1926-1974). France, Espagne,
Résumé : En ce début de XXIe siècle, on évalue à environ 1 million les Portugais et leurs descendants en France, ce qui fait d'eux la première communauté étrangère (en 1914, on n'en comptait qu'un millier). Après les Italiens, les Polonais et les Espagnols, il s'agit de la dernière des grandes immigrations européennes du XXe siècle. Les liens profonds entre les deux pays se nouèrent au c?ur de la Première Guerre mondiale, lorsque le Portugal envoya en France des soldats et des travailleurs. Une partie d'entre eux restèrent dans l'Hexagone, bientôt rejoints par leur famille et des compatriotes. La route vers la France était ouverte ; elle ne se refermerait jamais. Plusieurs générations d'exilés firent le chemin à leur suite, tant que dura la dictature portugaise (1926-1974) longtemps dominée par Salazar. Marquées par un important essor économique, les années 1920 et les années 1960-1974 correspondirent aux grandes années de croissance de l'immigration portugaise. Toutefois les politiques migratoires parfois opposées des deux pays entraînèrent l'émigration illégale de milliers de Portugais sans papiers, dont beaucoup aboutirent dans des bidonvilles où naquirent des solidarités humanitaire, syndicale et politique durables avec les Français. Aujourd'hui, les " Portugais de France ", très ancrés dans la société, tissent leurs liens avec celle-ci à travers une multiplicité de voies économiques et sociales ? on retient les succès d'une partie notable des immigrants et de leurs enfants ?, civiques et culturelles, dans un va-et-vient permanent entre " ici " et " là-bas ", entre deux univers. Riche d'archives inédites, ce livre suit pour la première fois les grandes étapes et les multiples facettes d'une histoire séculaire qui raconte une France fraternelle.
Bien que le Portugal fut le pays européen le plus impacté par la Guerre d'Espagne - du fait de son régime pro-franquiste et des nombreux immigrés portugais en Espagne - on a oublié le rôle que les Portugais ont joué dans la guerre, dans un camp ou l'autre. L'ouvrage réveille cette mémoire avec de nombreuses contributions. - 16 contributions d'experts et des chercheurs sur la participation des Portugais à la Guerre d'Espagne - Un rappel argumenté et richement documenté d'un épisode historique largement méconnu - Un regard croisé d'auteurs français et portugais - Un numéro de la revue Riveneuve Continents en partenariat avec Exils et Migrations ibériques
Voici un essai percutant sur une tendance actuelle sur le continent africain : le rejet de la démocratie libérale par les putchistes, les masses et des élites car non-adaptée aux "valeurs africaines". En rupture avec les idées reçues, l'ouvrage replace la crise démocratique en Afrique dans son contexte historique et rappelle les termes de l'universel. - Un essai percutant et vigoureux sur le rejet actuel de la démocratie libérale en Afrique , tant chez les putchistes, les masses populaires que dans une partie des élites. - Un ouvrage érudit et très renseigné analysant plusieurs cas au Mali, Burkina Faso, Sénégal, Algérie, Afrique du Sud, Rwanda... et décryptant l'aveuglement du nouveau panafricanisme assimilant démocratie et Occident. - Un texte écrit avec style et brio par un spécialiste du sujet, le journaliste Ousmane Ndiaye, ancien rédacteur en chef Afrique de TV5Monde. - Un préfacier qui fait autorité sur le droit en Afrique, Jean-François Akandji-Kombé, et grand observateur et acteur des combats pour la démocratie. - Le deuxième titre de la nouvelle collection "Pépites jaunes" dirigée par Elgas.
La campagne militaire menée par Israël suite aux massacres du 7 octobre 2023 conduit la bande de Gaza au bord de l'extinction. L'armée israélienne ne détruit pas seulement un territoire et sa population, elle met à l'épreuve, frontalement, les normes juridiques internationales. Survivront-elles à l'anéantissement de Gaza ? Premier constat : le droit international constitue un langage commun à tous ceux et celles qui, depuis une variété de positions institutionnelles, militantes et politiques, décrivent les crimes de grande ampleur commis dans ce petit territoire densément peuplé et plaident pour que leurs auteurs soient dûment sanctionnés. Deuxième constat : l'efficacité de ces outils juridiques dépend de la capacité des acteurs à les utiliser concrètement devant des juridictions internationales, intergouvernementales, nationales ou citoyennes. C'est le cas de l'incrimination de "génocide" qui fait l'objet d'intenses mobilisations tout en suscitant de fortes résistances. En l'absence de cette mise en oeuvre pratique, un "désarmement" durable du droit international est à craindre. Un défi majeur pour les opinions publiques et la communauté internationale.
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Comprendre les Turcs, c'est d'abord s'immerger confortablement dans ce qu'ils ont d'européen. Avant de se nourrir avec délice de leurs influences orientales. C'est s'imprégner de traditions musulmanes solidement enracinées dans un pays officiellement laïc. C'est se frotter à une fierté nationale modelée dans des gloires passées. C'est faire l'expérience d'une hospitalité sincère. C'est se confronter à une dualité déroutante, entre soif de modernité et volonté de conservatisme. C'est accepter enfin de ne pas tout comprendre pour se laisser surprendre. Quel pays peut se targuer de faire le pont entre deux continents ? D'avoir abrité la capitale de deux puissants empires ? D'être le foyer historique de deux religions monothéistes, la chrétienté puis l'islam ? La Turquie, bouillonnante mosaïque. S'y aventurer, c'est s'engouffrer dans dix mille ans d'histoire. Des premières traces d'agriculture en Mésopotamie aux frénétiques conquêtes ottomanes en passant par les plus belles heures de l'empire Byzantin. Mais c'est aussi découvrir une jeune République, à peine centenaire, qui mène encore une quête identitaire.