William T. Vollmann est un phénomène. Auteur de fictions et de nouvelles, il a entrepris une histoire symbolique du continent nord-américain en sept volumes. Dès ses premiers romans, la critique américaine l'a considéré comme un héritier de William Burroughs et Hubert Selby Jr.Dans Des putes pour Gloria, récit constitué en grande partie de dialogues, la rêverie sentimentale et poétique se dispute la part belle au reportage sur le plus sordide des quartiers de San Francisco, le Tenderloin. C'est là que Jimmy, homme mûr à la dérive, passe un appel dans une cabine publique. Il semble parler à une femme partie au loin, Gloria. Petit détail : la cabine ne fonctionne plus et celui qui parle dans le vide est persuadé qu'il lui faudra, pour récupérer sa Gloria, "visiter" les putains.Jimmy se tient à sa fantasmagorie, multiplie les expériences avec de pauvres filles camées jusqu'aux yeux, navigue dans les bars de travestis. Entre saouleries et mains baladeuses, l'image de Gloria en perspective, Jimmy s'approprie la vie des putains, bouts de chair livrés à une lumière crue, et bouts d'histoire aussi. Parcelles de vie à partir desquelles il compose sa femme "idéale', sa déesse d'amour. Mèches de cheveux, regards, attitudes, sexes, souvenirs d'enfance, constituent la matière qui la modèle en un étrange puzzle féminin. Gloria a-t-elle jamais existé ? Peu importe, finalement, elle est toutes les femmes à la fois, le rêve d'un homme qui n'a plus que ce dernier lien avec l'existence pour continuer de survivre.La fragmentation du livre en courtes séquences vient redoubler l'impression de"réalité éclatée"des bas-fonds, et la solitude de chacun des protagonistes. Si dans ce récit, Vollmann n'a peut-être pas la force d'un Selby ou d'un Burroughs, il y a là une véritable tendresse pour les tapineuses vieillissantes, les mômes déchues par la drogue et les pochardes pathétiques.--L.D.--"
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Nombre de pages
205
Date de parution
21/06/2000
Poids
130g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782020385510
Titre
Des putes pour Gloria
ISBN
2020385511
Auteur
Vollmann William-T
Editeur
POINTS
Largeur
108
Poids
130
Date de parution
20000621
Nombre de pages
205,00 €
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William T. Vollmann est un phénomène. Auteur de fictions et de nouvelles, il a entrepris une histoire symbolique du continent nord-américain en sept volumes. Dès ses premiers romans, la critique américaine l'a considéré comme un héritier de William Burroughs et Hubert Selby Jr.Dans Des putes pour Gloria, récit constitué en grande partie de dialogues, la rêverie sentimentale et poétique se dispute la part belle au reportage sur le plus sordide des quartiers de San Francisco, le Tenderloin. C'est là que Jimmy, homme mûr à la dérive, passe un appel dans une cabine publique. Il semble parler à une femme partie au loin, Gloria. Petit détail : la cabine ne fonctionne plus et celui qui parle dans le vide est persuadé qu'il lui faudra, pour récupérer sa Gloria, "visiter" les putains.Jimmy se tient à sa fantasmagorie, multiplie les expériences avec de pauvres filles camées jusqu'aux yeux, navigue dans les bars de travestis. Entre saouleries et mains baladeuses, l'image de Gloria en perspective, Jimmy s'approprie la vie des putains, bouts de chair livrés à une lumière crue, et bouts d'histoire aussi. Parcelles de vie à partir desquelles il compose sa femme "idéale', sa déesse d'amour. Mèches de cheveux, regards, attitudes, sexes, souvenirs d'enfance, constituent la matière qui la modèle en un étrange puzzle féminin. Gloria a-t-elle jamais existé ? Peu importe, finalement, elle est toutes les femmes à la fois, le rêve d'un homme qui n'a plus que ce dernier lien avec l'existence pour continuer de survivre.La fragmentation du livre en courtes séquences vient redoubler l'impression de"réalité éclatée"des bas-fonds, et la solitude de chacun des protagonistes. Si dans ce récit, Vollmann n'a peut-être pas la force d'un Selby ou d'un Burroughs, il y a là une véritable tendresse pour les tapineuses vieillissantes, les mômes déchues par la drogue et les pochardes pathétiques.--L.D.--"
Résumé : Avec les Récits arc-en-ciel, William T. Vollmann a voulu décliner le spectre des couleurs humaines, traquer les nuances de violence et de beauté, de gloire et d'ignominie qui rendent si souvent les êtres intelligibles entre eux. Qu'il s'agisse des néons rouges qui saignent sur les prostituées du Tenderloin, de cette robe verte dont le narrateur tombe éperdument amoureux ou de l'Ardente Fournaise orange dans laquelle sont précipités trois juifs sous le règne de Nabuchodonosor, la quête est souvent la même : celle d'une douleur diffuse ou d'une passion souveraine qui, jour après jour et nuit après nuit, donne à un corps sa teinte majeure. Le spectre vollmannien voit défiler les skinheads et les putes de San Francisco, les clochards du Golden Gate Park et le bandit hindou Joorah Naig. On y croise un terroriste irlandais, une " radieuse et vibrante princesse des Salamandres ", le Saint-Esprit, des machines rampantes... et Le Zombie, un serial killer qui rôde dans les " Lointains Bleus ". Tantôt disséquées, tantôt magnifiées, ces âmes perdues forment une tribu impossible qui, sous la plume élégante de William T. Vollmann, accède enfin à la lumière du soleil, de notre soleil. C. C.
1845: le continent américain a été cartographié à l'est, à l'ouest, au sud. Les explorateurs qui espèrent découvrir le passage du Nord-Ouest ne rencontrent que la glace et la mort. Sir John Franklin tente à son tour l'aventure, avant de disparaître tragiquement avec tout son équipage. Fin du XXe siècle: le capitaine Subzéro, obsédé par la blancheur apocalyptique du Grand Nord et par le destin de Franklin, son alter ego, tente à son tour de percer le secret du monde arctique. Au même moment, William T. Vollmann, désireux d'approcher au plus près l'état d'esprit de ces hommes et ces femmes isolés dans des conditions extrêmes, s'enferme dans une station météoabandonnée au c?ur de l'Arctique, au péril de sa vie. A la fois investigation historique, récit d'aventures, chronique d'un isolement volontaire, reportage sur les conditions de vie des Inuits et la destruction programmée de leur environnement, Les Fusils nous fait découvrir une nouvelle facette du surprenant écrivain qu'est William T. Vollmann.
À tout juste 20 ans, alors qu'il chahute avec des amis, Fabien heurte le fond d'une piscine. Les médecins diagnostiquent une probable paralysie à vie. Dans le style poétique drôle et incisif qu'on lui connaît, Grand Corps malade relate les péripéties vécues avec ses colocataires d'infortune dans un centre de rééducation. Jonglant avec émotion et dérision, ce récit est aussi celui d'une renaissance.Grand Corps Malade, de son vrai nom Fabien Marsaud, est né en 1977, sous le soleil de la Seine-Saint-Denis. Enfant, il veut devenir prof de sport. Mais la vie lui réserve un autre destin. Armé d'une béquille et d'un stylo, il se lance dans la musique : en 2006, son premier album, Midi 20, se vend à plus de 600 000 exemplaires et l'artiste est primé deux fois aux Victoires de la musique." Grand Corps Malade réussit la prouesse de décrire l'horreur absolue en y ajoutant des touches d'humour et de jubilatoires formules poétiques. "Le Nouvel Observateur
« Un conte des temps modernes pour dire la violence, l?absurdité de la guerre. »François Busnel, La Grande Librairie« Trois mois. D?après maman, ça fait précisément trois mois aujourd?hui qu?on est enterrés dans ce fichu camp. Et ça fait presque quatre ans que j?ai quitté l?école Jacques-Prévert de Sarcelles. »R. B.Fabien est un petit garçon heureux, qui aime le football, la poésie et ses copains, jusqu?au jour où ses parents rejoignent la Syrie. Ce roman poignant et d?une grande humanité raconte le cauchemar éveillé d?un enfant lucide, courageux et aimant qui va affronter l?horreur.Rachid Benzine est enseignant et chercheur associé au Fonds Ric?ur. Il est l?auteur de Dans les yeux du ciel et de nombreux textes disponibles chez Points, dont Lettres à Nour, Des mille et une façons d?être juif ou musulman, dialogue avec Delphine Horvilleur, et Ainsi parlait ma mère.
Un roman noir haletant où l'enquête de Konrad l'emporte dans les années 60, sur les traces d'un réseau d'espionnage. Du pur Indridason ! Un teinturier sans histoires, père célibataire, disparaît... Un cadavre est découvert sur la rive du lac Hafravatn et un trafic de Lada d'occasion avec des marins soviétiques est mis au jour. Quand, dans les fondations d'un chantier, on trouve le corps de Skafti, que Natan a avoué avoir noyé quelques années plus tôt, n'y aurait-il que Konrad pour s'inquiéter de tous ces événements étranges ? L'enquête de l'inspecteur à la retraite pourrait bien mener sur la piste des réseaux d'espionnage soviétiques dans les années 70... "Arnaldur Indridason éclaire d'une lumière crue une tranche de l'histoire islandaise". LE PARISIEN Arnaldur Indridason, né à Reykjavík en 1961, est sans conteste le maître du polar islandais. Konrad, solide enquêteur, sensible et têtu, est le héros d'une série dont Les lendemains qui chantent est le sixième opus. Tous ses livres sont disponibles chez Points. Traduit de l'islandais par Eric Boury