Volia. Engagée volontaire dans la résistance ukrainienne
Fomitchova Anastasia
GRASSET
22,10 €
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EAN :9782246841524
« Volia », un mot ukrainien qui n’a pas d’équivalent en français mais qu’on pourrait traduire par “volonté» et “liberté”. Un mot qui incarne à lui seul la détermination de tout un peuple, et qui sert de fil rouge au récit qu’Anastasia Fomitchova nous livre ici.En décidant de raconter son singulier parcours, celui d’une jeune femme prise dans la guerre, de témoigner de son engagement, de l’horreur qu’elle a vécue sur le champ de bataille, de redonner chair et corps aux disparus, de percer le blindage du silence et de l'innommable, Anastasia poursuit par les mots le courageux combat qu’elle a commencé aux premières heures de l'invasion russe.Tout commence pour elle en 2016, deux ans après l’annexion de la Crimée, alors qu’elle est étudiante à Paris. Après la mort de ses amis, auprès desquels elle milite dans la diaspora, elle commence à accompagner des groupes de volontaires qui approvisionnent les unités militaires sur la ligne de front, à l'Est du pays. L’année suivante elle devient infirmière de combat bénévole. La guerre ne la quittera plus. En février 2022, deux jours après le début de l’invasion à grande échelle, elle retourne en Ukraine et participe à la défense de Kyiv, du front Est, et à la contre-offensive sur Kherson.Plus qu’un récit sur la résistance ukrainienne, Volia est aussi une plongée historique dans les racines d’un conflit qui dure depuis plus d’un siècle. A travers son histoire personnelle et familiale, c’est l’héritage violent de l’URSS qui rémane : celui de l’Holodomor – la grande famine orchestrée par Staline qui a tué des millions d’Ukrainiens, en passant par les rouages de la nomenklatura soviétique à laquelle le grand-père d’Anastasia appartenait, sans oublier la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, qui a poussé sa mère à partir en France dans les années 1990.Un récit poignant et terrible qui résonne comme une dette envers ceux qui se sont sacrifiés pour que l’Europe reste libre.
A chaque jour son crime. Ils nous parlent, nous touchent, nous troublent, nous révèlent. J'ai voulu rassembler, sous la forme d'un almanach, ce que je sais, ce que j'ai découvert de 314 tueurs en séries, 193 autres types d'assassins et de plus de 5 700 meurtres. Serial Krimes ? Des articles de fond sur des tueurs en série français comme Landru ou Claude Lastennet, une évocation de crimes célèbres qui ont défrayé la chronique à Hollywood, l'histoire de criminels sexuels tels que Léger, Menesclou ou Soleilland, ou encore des enquêtes réalisées par des voyants. Vous lirez des reportages tirés de la presse de l'époque et le récit de certaines pratiques judiciaires oubliées. La réalité dépasse souvent la fiction, ce qui n'a pas empêché de nombreux auteurs ou scénaristes de s'inspirer des meurtres atroces que vous vous apprêtez à découvrir", S. B.
Depuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, la, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre". Séduite à l'âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l'emprise que cet homme a exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit magnifique les dérives d'une époque et la complaisance d'un milieu littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.
Raconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié. Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l'appui et l'amitié d'Anne Goscinny, à ce "Roman des Goscinny" - un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au coeur d'une famille juive, exilée de Pologne et d'Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L'enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l'écriture. Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l'histoire, entre l'Amérique et l'Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le "paresseux contrarié" , une partie de la famille meurt dans les camps d'extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d'Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud. C'est aux portes du "célèbre village gaulois" que s'arrête le premier tome du "Roman des Goscinny" : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de "René" ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie - donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.
Voici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l'âge de 23 ans sous les aboiements d'une meute de chiens, il entame une vie d'exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir ajamis vraiment quitté Montréal. Après l'Autoportrait de Paris avec chat, Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L'Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l'exil : est-ce une expérience aussi terrible qu'on le dit ? En revenant sur ce qu'on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l'esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! Le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : " Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage " . Si les exils ont leur part d'arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. De Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l'Amérique à l'Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d'autres.
Xavier Boniface révèle dans cet essai comment l'Ukraine est devenue une « autre terre sainte », théâtre d'un affrontement où religion, politique et identité s'entremêlent de façon inextricable. Il examine la complexité des relations entre les différentes confessions religieuses, et leur rôle crucial dans le conflit actuel.L'auteur dévoile les multiples facettes de cette guerre, de la rupture entre les Églises orthodoxes à la situation des minorités religieuses, en passant par les enjeux géopolitiques et diplomatiques. Et aussi comment la sacralisation du territoire ukrainien par la Russie, et la quête d'indépendance spirituelle de l'Ukraine, transforment un conflit territorial en guerre sainte.Cette étude rigoureuse offre une perspective unique sur les dynamiques religieuses qui sous-tendent le conflit russo-ukrainien. Les lecteurs découvriront comment les institutions religieuses, du Vatican au conseil œcuménique des Églises, tentent de défendre la paix sans condamner, tout en comprenant les implications profondes de cette guerre pour l’avenir des relations entre foi, politique et identité nationale en Europe de l’Est.
Cueilli impréparé, j'étais de ces taulards qui font leur entrée dans le monde sans aucun effet personnel". Irkoutsk, Sibérie orientale. Yoann Barbereau dirige une Alliance française depuis plusieurs années. Près du lac Baïkal, il cultive passions littéraires et amour de la Russie. Mais un matin de février, sa vie devient un roman, peut-être un film noir. Il est arrêté sous les yeux de sa fille, torturé puis jeté en prison. Dans l'ombre, des hommes ont enclenché une mécanique de destruction, grossière et implacable, elle porte un nom inventé par le KGB : kompromat. Il risque quinze années de camp pour un crime qu'il n'a pas commis. L'heure de l'évasion a sonné...
La Zone est mon lieu de détente. Elle remplace la mer, les Carpates, les terrils, la Turquie enduite de mojito frais et parsemée de putes bronzées. Une vingtaine de fois par an, j'y pars en visiteur clandestin. Je suis un stalker, un piéton, un passant, un idiot, appelez-moi comme vous voulez. On ne me remarque pas, mais je suis là. J'existe, un peu comme le rayonnement ionisant. Je prépare mon sac à dos, je passe sous les barbelés puis je disparais dans la profondeur noire des forêts de Polésie, dans les trouées et les odeurs de pin. Je me fonds dans ces épaisseurs étourdissantes et personne jamais ne pourra m'y débusquer." Markiyan Kamysh est un jeune Ukrainien, aventurier et journaliste. Né en 1988 deux ans après la catastrophe, il appartient à la "génération Tchernobyl". Pour lui comme pour ses camarades d'errance, la Zone - cette Zone d'exclusion nucléaire où toute présence humaine est interdite sur un rayon de 30 kilomètres autour de la centrale - est devenue "une terre de paix, figée et hors du temps". Depuis 2010, Markiyan Kamysh a passé plus de deux cents jours à explorer la Zone, "à renifler et toucher chaque débris de cette poubelle, chaque fragment du passé". Il connaît les lieux comme sa poche et nous embarque à la découverte de "l'endroit le plus exotique du monde".
Parce qu'elle s'étend de l'Est européen à l'océan Pacifique, la Russie est à la croisée des grandes aires géopolitiques mondiales. Au sud, le Moyen-Orient est perçu comme un arc de crise en proie à l'islamisme, dont les contrecoups se répercutent dans le Caucase, en Asie centrale et dans les républiques musulmanes de la Volga. Au nord, l'océan Arctique semble retrouver la valeur géostratégique qui était la sienne pendant la guerre froide. A cette immensité répondent les ambitions du pouvoir russe. Son projet ? Redonner à la Russie un statut de puissance mondiale, en opposition à l'Occident. Expliquer la géopolitique vue de Moscou, montrer son enracinement dans l'histoire, éclairer les implications de ces conceptions et leurs modalités pratiques en analysant l'évolution des politiques russes, tel est l'objectif de cet ouvrage.