J'ai avorté deux fois et je suis la preuve qu'un avortement peut provoquer l'indifférence ou une déflagration. Je suis la preuve qu'il peut occuper vingt ans ou les seules semaines nécessaires à son accomplissement. Qu'il peut être l'unique issue envisageable ou simplement permettre d'attendre un meilleur moment. Alors, j'ai été lasse des discours péremptoires sur les raisons pour lesquelles les femmes devraient y avoir recours et sur ce qu'elles devraient, ou non, ressentir à son occasion. J'ai eu envie d'écouter certaines d'entre elles raconter ce qu'elles avaient vécu, en refusant que d'autres parlent pour elles. Ma préoccupation n'était pas le droit à l'avortement mais le droit à la parole de celles qui l'ont expérimenté. Le droit à l'avortement est inscrit dans la loi depuis 45 ans mais son exercice doit toujours être discret, si ce n'est secret. La loi nous autorise à avorter, la société nous empêche d'en parler. Nous sommes nombreuses à nous plier à cette loi du silence, parce que la gêne et la culpabilité sont toujours là. Je suis cependant convaincue que ce droit sera toujours fragile si nous n'assumons pas pleinement d'y avoir recours comme bon nous semble et si nous pensons le protéger en faisant profil bas, laissant alors au passage certains professionnels de la santé nous malmener. Voici donc ce livre, mélange de témoignages et d'une quête personnelle qui m'a transformée. Ce sont quelques histoires d'interruption. Douloureuses ou anodines. Singulières. Une interruption aussi je l'espère, quand bien même furtive, du silence, de la honte et de la colère". S. V.
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Nombre de pages
144
Date de parution
03/02/2021
Poids
180g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782234090118
Titre
Interruption
Auteur
Vizzavona Sandra
Editeur
STOCK
Largeur
135
Poids
180
Date de parution
20210203
Nombre de pages
144,00 €
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Je suis la preuve qu'un avortement peut provoquer l'indifférence ou une déflagration. Je suis la preuve qu'un même corps peut vivre deux fois ce même événement en mobilisant de façon totalement différente la tête qui le surplombe ou les émotions qui l'animent. Je suis la preuve qu'il peut occuper vingt ans ou les seules semaines nécessaires à son accomplissement. Qu'il peut être l'unique issue ou simplement permettre d'attendre un meilleur moment. Alors, j'ai été lasse des discours péremptoires et fermés sur les raisons pour lesquelles les femmes devraient y avoir recours et sur ce qu'elles devraient ou non ressentir à son occasion. J'ai été lasse et j'ai eu envie d'écouter certaines d'entre elles raconter ce qu'elles avaient vécu en refusant d'admettre que d'autres parlent pour elles. Ma préoccupation n'était pas le droit à l'avortement mais le droit à la parole de celles qui l'ont expérimenté. S. V.
Résumé : "Par sa perfection fugace, un vin peut nous interroger, nous toucher, ouvrir la voie à ce qui nous dépasse. J'ai assez tôt compris qu'en matière de dégustation, c'est par les sens qu'il faut raisonner". Pourquoi aime-t-on autant le vin ? Quelle est la différence entre bio et nature ? Pourquoi s'obstine-t-on à boire du rouge avec le fromage ? Faut-il vraiment recracher quand on déguste ? Autant de questions (et bien d'autres) que Gabrielle Vizzavona aborde avec humour et simplicité - sans délaisser la rigueur scientifique. Cette critique à la plume gouleyante nous partage son amour fou du vin, qu'elle rattache à la convivialité et au terroir. Entre anecdotes personnelles, explications oenologiques et réflexions parfois piquantes sur le milieu vinicole, elle dépoussière nos celliers dans cette ode joyeuse à la vigne, au raisin, et à celles et ceux qui le pressent. A la vôtre ! Journaliste lauréate du prix Curnonski de la gastronomie et du vin, conférencière internationale et professeure en master et MBA, Gabrielle Vizzavona collabore depuis près de quinze ans avec les principaux acteurs du monde du vin.
Résumé : J'ai largué les amarres... J'avais besoin de solitude. De m'éloigner. Le bateau a abordé une île déserte... Les choses ont mal tourné. Mais j'ai pu rejoindre la civilisation. Depuis que je suis revenu dans le monde des hommes, quelque chose a changé. Je ne suis plus le même. Et puis j'ai réalisé... Je n'étais pas seul a bord. Il y avait un autre passager.
Réunis sous coffret cartonné, ces deux petits livres expliquent aux enfants (7-12 ans) comment identifier les scènes de la Bible et les saints les plus souvent représentés dans les églises ou les musées (peintures, sculptures, etc.). Page de gauche, une brève description de l'oeuvre et un résumé de la scène biblique ou de la vie du saint. Page de droite, une illustration qui attire l'attention sur les indices picturaux et les attributs à repérer pour les reconnaître. Une manière ludique de visiter églises et musées en famille. Et pour les enfants de nourrir leur foi et leur connaissance du patrimoine religieux.
Le vendredi 12 août 2022, au bout d'une vallée étincelante dans la province de Bolzano, un couple affranchi de toute contrainte s'envole l'un à la suite de l'autre, en parapente. Cédric et Mathilde, deux passionnés de montagne, ont mille fois fait le geste de se jeter dans l'air pur. Cédric se tourne, il ne voit plus Mathilde. Dans le halètement des minutes incertaines le menant jusqu'au lieu de la chute, seules des questions. A-t-elle survécu ? Que faire ? Découpé en scènes à suspense, ce récit qui vous saisit à la gorge est roman-vrai d'un couple à l'unisson de son désir de liberté et mémoire d'une reconstruction qui prendra plusieurs années. Mathilde doit tout réapprendre. C'est une page blanche que l'amour imbibe, sur laquelle s'écrit une existence à réinventer et qui nous interroge. Tandis que l'autre renaît, qu'est-ce qui meurt en soi ? Comment ensemble se reconstruire ? Ode à la beauté de l'instant, ce livre puissant est avant tout un hymne à la vie.
Est-ce que tu me vois, maman ? J'ai deux crédits à la banque, deux enfants que j'étouffe, quatre chats dont deux débiles et une estropiée, des rides en pattes d'araignée autour des yeux et des oignons aux pieds, le même amoureux qui me supporte et tient bon depuis vingt ans, quelle dinguerie, je ne suis ni parfaitement féministe, ni tout à fait écologiste, ni vraiment révoltée, pas encore alcoolique, plus du tout droguée, j'ai un abonnement à la gym, une carte de métro et une autre du Carrefour Market, je ne me fais pas les ongles, je ne me coiffe ni ne me teins les cheveux, je mets du rouge à lèvres une fois par an et surtout sur les dents, je suis toujours aussi raisonnable, aussi peu fantaisiste : je mets beaucoup d'énergie à essayer de ne pas te ressembler, maman. Je n'ai pas pu être une enfant et je ne sais pas être une adulte."
Une nuit, dans notre bicoque sur la plage, j'ai fait un drôle de cauchemar. La mort contournait la moustiquaire et tentait perfidement de s'introduire dans notre lit. Elle attendait tapie dans l'ombre que je m'endorme pour s'infiltrer et prendre Pauline. C'était elle qu'elle voulait. Elle s'en fichait de moi. Je lui mettais des bâtons dans les roues. Ca ne lui plaisait pas. Je passais la nuit à monter la garde. La mort était mécontente. Au petit matin, je m'étais assoupie, elle était venue souffler près de mon visage. Elle avait murmuré quelque chose, mais je n'avais pas compris quoi. Elle parlait latin ou suédois. Juste pour me faire chier". Premier roman virtuose, Toutes les vies est le récit d'une histoire d'amour sublime, d'un deuil impossible et d'une quête spirituelle qui sauve.
Le lundi 18 mars 1946, au Palais de justice de Paris, s'ouvre le procès du docteur Marcel Petiot, accusé de vingt-sept assassinats mais dont il est permis de penser qu'il y en eût beaucoup d'autres. Prétendant appartenir à un réseau de résistants et faciliter l'évasion de familles juives, Petiot les dévalisait, les droguait, et les achevait dans le calorifère du 21 rue Le Sueur, où l'on retrouva les traces d'une dizaine de ses victimes. Ce procès ne fut pas seulement celui d'un criminel mystérieux, qui croyait aux forces du mal et à la puissance du Verbe, mais aussi celui d'une époque : la France de l'occupation, des délateurs et des profiteurs. De nos jours, à Paris. Jade, brillante étudiante, prépare une thèse de doctorat en criminologie sous la direction de l'ambigu professeur Nagral : "Personnalité et meurtres du docteur Marcel Petiot (1897-1946)". Jade, possédée par son sujet au point d'avoir des visions du passé comme du futur, est persuadée que Petiot est un idéologue en action, le sismographe d'une époque où la barbarie emporta tout sur son passage. Mais en a-t-on vraiment terminé avec l'horreur ? Est-ce que le passé peut resurgir ? Et les démons revenir hanter nos nuits ?