Déplacés de guerre dans la ville. La citadinisation des deslocados à Maputo (Mozambique)
Vivet Jeanne
KARTHALA
29,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782811106294
Alors que les réfugiés et les déplacés sont de plus en plus nombreux à trouver refuge en milieu urbain, ils sont longtemps restés invisibles dans le champ scientifique et politique, car ils échappent davantage aux processus de catégorisation des organisations internationales et des gouvernements. Ils ont ainsi souvent été confondus avec la masse des migrants ruraux venus en ville à la recherche de meilleures conditions de vie. Cet ouvrage analyse la citadinisation des deslocados d'origine rurale venus se réfugier à Maputo pendant la guerre civile mozambicaine (1976-1992). La déterritorialisation et la mobilité forcée constituent des expériences centrales pour comprendre leurs modes d'ancrage urbain : le caractère coercitif du déplacement explique que les autorités et la majorité des déplacés aient initialement envisagé leur présence en ville comme provisoire. La ville fut tout d'abord le lieu du refuge et de la présence éphémère, avant de devenir celui de l'installation durable, le lieu du "chez-soi". La citadinisation est le résultat d'un processus dialectique faisant interagir les politiques des pouvoirs publics, le contexte urbain, social et familial et les pratiques individuelles. Si l'exceptionnalité de la situation légitime dans un premier temps la présence des migrants forcés, elle la rend souvent plus "illégitime" que celle des autres migrants une fois le conflit achevé. Entre géographie urbaine et géographie des migrations, ce livre s'inscrit dans une réflexion générale sur la citadinité et sur les liens entre mobilités et territoires.
Nombre de pages
372
Date de parution
27/04/2012
Poids
640g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782811106294
Auteur
Vivet Jeanne
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20120427
Nombre de pages
372,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Les figures ne manquent pas de style est un livre-jeu portant sur 25 figures du discours, dont la voction première est de stimuler l'intelligence et la curiosité de ses lecteurs par une astucieuse immersion dans la littérature et la rhétorique.
Lorsqu'Angie, une jeune femme au passé trouble, se retrouve propulsée au coeur de l'univers froid et sans âme du grand Derek Hidalgo, chef de l'un des gangs les plus influents de New York, sa vie prend un tournant auquel elle était loin de s'attendre... Leurs caractères explosifs réussiront-ils à s'accorder ? ? Angie parviendra-t-elle à amadouer le coeur en apparence glacé de Derek et à trouver sa place dans son nouveau monde tout en dissimulant ce secret qui la hante et régente sa vie tout entière ?? Deux âmes meurtries qui se rencontrent, se cherchent et s'attirent peuvent-elles se guérir mutuellement ??
Pascal Vivet est, depuis de très longues années, le témoin averti des affaires de protection de l'enfance et donc de pédophilie. Spécialiste des droits de l'enfant, il a suivi et continue de suivre l'instruction et le procès des affaires majeures qui ont éclaté dans notre pays depuis une quinzaine d'années ; il est mieux placé que quiconque pour procéder à un état des lieux. En compagnie de Samuel Luret, il nous offre un panorama factuel de la maltraitance sexuelle envers les enfants. Des faits, des faits et encore des faits. Pas des pourcentages, ni de la psychosociologie. À travers une dizaine d'affaires décortiquées par le menu, nous découvrons à la fois l'abomination des actes et les errances de la machine qui est censée protéger les victimes, identifier les coupables et punir équitablement ces derniers. Mais ce livre entame aussi une réflexion sur la manière dont les agressions pédophiles, hier cachées sous le boisseau et tues par les institutions comme par la presse, sont aujourd'hui projetées sur le devant de la scène, médiatisées, traitées de manière hystérique, brouillonne, et elle-même perverse. Hier le coupable était protégé par une sorte d'omerta, aujourd'hui le suspect est parfois condamné avant d'avoir été jugé : les faits sont finalement évacués et l'injustice perdure. Il semble que nous soyons entrés dans une ère du double discours et de la cacophonie qui conduisent aux parallèles faciles et aux confusions tragiques où victimes et criminels pourraient devenir interchangeables.
Le but de cet ouvrage est de faire découvrir aux enfants de 8 à 13 ans des textes du patrimoine littéraire, par un moyen détourné très apprécié des élèves : le théâtre. Les auteurs proposent de faire " entrer les jeunes en littérature " à travers sept adaptations d'?uvres romanesques ou de contes : " Don Quichotte de la Manche " - d'après Miguel de Cervantès. " Le Vilain petit canard " - d'après Andersen. " Les Amours d'un faux col " - d'après Andersen. " Les Malheurs de Sophie " - d'après la Comtesse de Ségur. " Alice au pays des merveilles " - d'après Lewis Carroll. Tom Sawyer - d'après Marc Twain. " Le Fantôme de Canterville " - d'après Oscar Wilde. Le texte original est enrichi par le renforcement des dialogues et par l'ajout d'un narrateur quand il est nécessaire, ce qui facilite l'adaptation scénique. Faire découvrir de grands textes par le théâtre une démarche originale qui intéresse tout particulièrement enseignants et animateurs.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.
Cent ans ont passé depuis la fondation de la République de Turquie. Les différents partis politiques qui se sont succédé au pouvoir, au rythme des élections et des coups d'Etat, ont imposé leurs politiques mémorielles. Dans le même temps, on a assisté à la publication quasi ininterrompue de mémoires des chefs du Comité Union et Progrès qui prirent le pouvoir dans l'Empire ottoman à la veille du Premier conflit mondial et furent les principaux responsables du génocide des Arméniens. Aujourd'hui, plus que jamais, ces livres constituent des succès de librairie, et leurs auteurs sont largement considérés en Turquie comme des héros, pères fondateurs de la nation. Duygu Tasalp propose de considérer ces ouvrages comme supports de la construction d'une mémoire publique en Turquie. La mise en contexte des différentes vagues de publications au cours du XXe siècle, associée à une analyse de discours, permet de repérer trois tournants - dans les années 1920, 1940 et 1990 correspondant à l'avènement de trois grands régimes mémoriels : kémaliste, inönüiste et, enfin, islamiste, qui se succèdent et se superposent. Le rôle fondamental des mémoires d'unionistes dans l'élaboration du discours officiel sur le passé témoigne de la force et de la persistance du négationnisme au fil des décennies. Au-delà de la Turquie, ce livre apporte une réflexion de sciences sociales sur les notions de secret et de mensonge, comme sur les effets durables des violences exterminatrices sur leurs auteurs et leurs descendants.