Publié quelques années après L'éducation de la femme chrétienne (1523), le traité intitulé Les devoirs du mari (1529) en est le complément immédiat. Rédigé à la demande d'amis très proches, il explique les principes d'une existence paisible, comment il faut se comporter si on veut vivre sagement, en bon chrétien certes, mais aussi en époux honnête. Ému par la dureté misogyne des temps, il invite les maris au respect, à la confiance et surtout à la tendresse. A travers des conseils ponctuels, Vivès leur indique comment ils doivent se comporter avec leur épouse s'ils veulent en faire une alliée et une amie et non une esclave. Si Vivès ne rompt pas avec l'image traditionnelle de la famille patriarcale, fortement hiérarchisée, il en propose cependant une conception équilibrée. Si, dans le couple, la femme vient encore en second (modèle religieux et médecine humoriste obligent), elle n'est plus secondaire, loin s'en faut. Le mari a, lui aussi, des devoirs qu'il ne saurait oublier sans se méprendre.
Nombre de pages
158
Date de parution
17/09/2010
Poids
210g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296128446
Titre
Les devoirs du mari
Auteur
Vivès Jean-Louis ; Changy Pierre de ; Adde Amélie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
210
Date de parution
20100917
Nombre de pages
158,00 €
Disponibilité
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Rédigé à l'aube de la Renaissance, L'éducation de la femme chrétienne (1523), propose un modèle d'initiation féminine qui va de la plus petite enfance à la mort. En trois parties successives (la jeune fille, la femme mariée et la veuve), il envisage les diverses épreuves de l'existence (naissance, instruction, choix d'un époux, mariage, enfantement, gestion du foyer, éducation des enfants, difficultés conjugales, décès, remariage, etc.). Au-delà des conseils ponctuels, cet ouvrage indique aux femmes, mais aussi de manière indirecte aux proches, comment mener une vie paisible conformément à un idéal chrétien revisité à la lumière de l'Antiquité. Vivès reste certes tributaire des images traditionnelles de la féminité. Il en propose cependant une vision très nuancée. Si la femme vient encore en second (création religieuse et médecine humoriste obligent), elle n'est plus secondaire intellectuellement et moralement, loin s'en faut. Ce traité eut immédiatement un succès considérable dans toute l'Europe. Il a influencé par la suite de nombreux ouvrages sur l'éducation et l'instruction des femmes.
Ce numéro pose de façon précise les enjeux de la voix pour la clinique. En effet, la voix en tant qu'objet et en tant que pulsion est indissociablement liée à la naissance même du sujet psychique. Il convient de ne pas réduire la voix à la dimension du sonore. Les enjeux théoriques, cliniques et culturels qui s'articulent à la voix comme objet de la pulsion invocante sont de toute première importance. Peu à peu, l'étrange désintérêt qui a régné autour de cette question semble devoir prendre fin.
Les contributions de ce numéro de Cliniques Méditerranéennes se confrontent à la question posée par Lacan à l'occasion de son séminaire du 9 avril 1974 et que nous proposons de formuler ainsi : que peut la psychanalyse (ap) prendre de l'art ? La démarche des auteurs, ici réunis, ne relève pas de ce que l'on a pris l'habitude de nommer " psychanalyse appliquée ", mais plutôt de modalités différentes d'expressions d'un questionnement sur l'activité psychique. Il s'agit de faire dialoguer art et psychanalyse. Il s'agit de tenter de parler depuis le lieu de l'art et non de causer à sa place ou sur son dos. Et cela, d'autant plus que 1'" artiste " précède souvent le psychanalyste comme l'a justement remarqué Freud à l'occasion de son analyse du roman de Jensen, Gradiva. Ainsi, l'art ne se contente pas d'embellir le discours psychanalytique, il peut à l'occasion l'organiser comme nous le montre la démarche de Freud avec Léonard de Vinci et Moïse, ou celle de Lacan qui, lorsqu'il étudie le tableau Les ambassadeurs au cours du séminaire XI, enseigne ce qu'est le regard comme objet plutôt que de s'attacher à ce que pourrait être la lecture du fantasme de Holbein. L'oeuvre et l'artiste permettent, dans ce cas, de percevoir ce que la théorie n'avait pas encore cerné et, par là même, de questionner différemment le champ de la clinique. Le but est donc moins, on l'aura compris, à l'occasion de ce numéro, d'appliquer la psychanalyse hors la cure que de co-impliquer la psychanalyse et d'autres champs du savoir.