La sociologie et son enseignement. Curricula, théories et recherches
Vitale Philippe ; Establet Roger
L'HARMATTAN
23,00 €
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EAN :9782296001947
L'enseignement de la sociologie a fêté, il y a peu, son centenaire. Depuis les premiers cours donnés en France par Emile Durkheim, la discipline a vécu une formidable institutionnalisation au sein de l'enseignement supérieur, du secondaire, mais aussi dans les écoles de travail social, de journalisme... Cette reconnaissance académique et sociale s'est accompagnée d'une multiplication de ses objets, de ses spécialités, de ses méthodes et, corrélativement, d'une segmentation et d'un brouillage de ses frontières. Comment expliquer cette énigme ? Existe-t-il un lien entre la pluralité évidente et proliférante de la sociologie et son institutionnalisation ? Doit-on imputer cette diversité à la forme scolaire de la discipline ou à son épistémologie ? Voilà des questions auxquelles Philippe Vitale tente de répondre dans cet ouvrage en conjuguant une réflexion théorique, qui s'inspire des travaux anglo-saxons autour de la question curriculaire, et sa mise à l'épreuve sur deux enquêtes : l'enseignement de la sociologie dans six universités anglaises, belges et françaises et la recontextualisation des savoirs sociologiques dans les manuels de sciences économiques et sociales.
Nombre de pages
254
Date de parution
15/03/2006
Poids
270g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296001947
Titre
La sociologie et son enseignement. Curricula, théories et recherches
ISBN
2296001947
Auteur
Vitale Philippe ; Establet Roger
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
270
Date de parution
20060315
Nombre de pages
254,00 €
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Vitale Philippe ; Rochex Jean-Yves ; Young Michael
L'école est plus que jamais au coeur des débats de société. Les réformes conduites dans de nombreux systèmes éducatifs, les analyses des organismes internationaux, montrent l'acuité du débat sur la démocratisation scolaire. Tous les systèmes éducatifs sont confrontés à des situations « d'échec » et de « décrochage » d'une partie des élèves ainsi qu'à des phénomènes de « ségrégation ». Dans ce contexte, les politiques publiques se centrent surtout sur les réformes de structure et sur la socialisation des élèves. La question des savoirs enseignés, de la pédagogie, et de l'accès des élèves à la maîtrise des connaissances est ainsi relativement peu traitée. Or, il existe de bonnes raisons de penser que c'est en se centrant sur les savoirs scolaires que l'on pourra construire des réponses à la crise de l'éducation. Cette problématique n'a rien de nouveau. Dès les années 1970, en Grande-Bretagne, la « Nouvelle sociologie de l'éducation » s'intéresse aux savoirs scolaires et à la démocratisation de l'accès aux connaissances. L'objectif de cet ouvrage est de livrer des clés de lecture de la sociologie du curriculum, depuis sa genèse jusqu'aux travaux les plus récents.
La transmission des savoirs permet à tout individu de vivre les frontières, sociales, intellectuelles ou personnelles, non comme des prisons, mais comme des points de tension condensant le passé et ouvrant sur des futurs possibles. Elle met en jeu le droit, pour chacun, de participer à la production d'un ordre social, son maintien, sa modification. Mais pour qu'elle y parvienne, il faut analyser les biais sociaux qui sont profondément inscrits dans la structure même des processus de transmission et d'acquisition du système éducatif et de leurs hypothèses. Cet objectif devient d'autant plus central face aux évolutions mondiales des systèmes éducatifs qui reconstituent de nouvelles frontières entre producteurs et utilisateurs des savoirs clans un contexte néo-libéral. Cette problématique a été magistralement travaillée, outre-manche, par le sociologue Basil Bernstein (1924-2000). Fort. d'une théorie de la reproduction proposant une alternative à ses versions françaises, Bernstein a développé une approche originale des phénomènes éducatifs qui prend au sérieux la question de la transmission, de la distribution, de l'acquisition et de la transformation des savoirs. Ce livre clarifie les contours de cette théorie, développée sur plus de quarante ans, méconnue dans le monde francophone et trop souvent réduite à des controverses et malentendus liés à la réception des premiers travaux de Bernstein sur les codes langagiers. Différents chercheurs des quatre coins du monde, spécialistes en éducation, en sociologie et en épistémologie, confrontent cette théorie à leurs recherches dans une perspective prospective et dynamique. Les contenus d'enseignement, les aspects langagiers, cognitifs et sociaux de l'éducation, les transformations des politiques éducatives à l'aube du XXIe siècle, sont autant de thèmes abordés par les auteurs dans un dialogue ouvert avec l'?uvre de Bernstein.
Depuis la rentrée 2019, l’âge de l’instruction obligatoire est passé de 6 à 3 ans afin de favoriser la réussite scolaire de tous les enfants et de lutter contre les inégalités d’apprentissage. Pourtant, depuis les années 1990, les 3-6 ans fréquentent déjà l’école maternelle sans que cela ne réduise les inégalités pointées régulièrement par différents travaux de recherche. Dès lors, on peut s’interroger sur la manière dont l’école maternelle fait entrer les enfants qui lui sont confiés dans les savoirs : quels savoirs sont visés ? Comment les enseignants les présentent-ils aux élèves ? Comment les élèves s’en saisissent-ils ? En quoi ce qui se joue dans les pratiques pédagogiques permet-il à l’ensemble des enfants d’accéder aux apprentissages visés ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage propose d’apporter des éléments de réponse à partir des résultats d’une enquête de terrain par observation dans six classes de grande section situées dans des milieux sociaux variés et en se centrant plus particulièrement sur les apprentissages relatifs à l’écrit.S’inscrivant dans une sociologie du curriculum, croisant sociologie de l’éducation et sociologie de la connaissance, le propos saisit les savoirs scolaires dans leur double dimension, à la fois sociale et cognitive, et souligne comment ces deux dimensions se tissent mutuellement. Si l’analyse met en évidence la construction d’inégalités d’apprentissage à l’école maternelle, elle montre également que des opérations de révision de ces inégalités sont discernables dans les classes, même si elles interviennent de manière plus ponctuelle. Avec le soutien du laboratoire MESOPOLHIS.