De nos jours, Richard Coeur de Lion (1157-1199) relève du mythe. Portée par la fiction romantique, puis par les productions hollywoodiennes, son image est familière à la plupart de nos contemporains. Il est vrai que, même déformée par la culture populaire la plus actuelle, elle a de quoi fasciner. Elle correspond à un mélange subtil entre la royauté, la chevalerie et la croisade qu'il a si bien incarnées de son vivant. Son injuste captivité en Autriche et Rhénanie et sa mort à quarante ; trois ans au siège de Châlus (Limousin) n'ont fait qu'accroître sa légende. Or, nous l'associons le plus souvent à la Grande-Bretagne, qu'il a fréquentée si peu. C'est dans le vaste duché d'Aquitaine, s'étendant des Pyrénées à la Loire, et plus précisément en Poitou, qu'il a grandi, qu'il a accompli bien de ses exploits militaires et qu'il a été tué. Sa mère Aliénor d'Aquitaine a suivi de près son éducation et elle a voulu très tôt lui céder le duché de ses ancêtres. Le Bas ; Poitou, que nous appelons depuis la Révolution française la Vendée, est loin de lui être inconnu. Certains de ses barons lui mènent la vie dure, mais il est toujours plus fort qu'eux. Le chroniqueur Roger de Howden, son contemporain, constate : "Les plus puissants Poitevins firent la guerre, tous, contre Richard et lui contre tous, mais il les soumit tous". Parmi eux figure Raoul III de Mauléon, dont Richard prend le château de Talmont ; Saint-Hilaire en 1181. Richard lui confisque quelques ; unes de ses forêts giboyeuses pour s'adonner à la chasse avec les gerfauts dressés dans sa forteresse. Peu rancunier, ou plutôt adepte du revirement politique comme tant de seigneurs aquitains de sa génération, Raoul partira avec lui pour la croisade. Le roi dote, en outre, plusieurs établissements religieux de la région : La Meilleraye, dans la commune actuelle du Château d'Olonne, qui reçoit le droit d'épave, bris et naufrage sur les navires échoués sur la côte proche ; Saint-Jean d'Orbestier, qu'il protège des agissements des Mauléon ; l'abbaye de Lieu-Dieu-en-Jard, fondée en 1190 pour assurer le succès de la croisade? C'est dire tout l'intérêt d'une exposition sur Richard à l'Historial de la Vendée. Ce beau livre, rédigé par les meilleurs spécialistes de la question, permettra d'en approfondir les thèmes. Il perpétuera le souvenir de l'action de Richard Coeur de Lion, roi, chevalier et croisé, sur nos terres.
Nombre de pages
180
Date de parution
04/11/2016
Poids
1 000g
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EAN
9789461613233
Titre
Richard Coeur de Lion. Entre mythe et réalités
Auteur
Vital Christophe
Editeur
SNOECK
Largeur
0
Poids
1000
Date de parution
20161104
Nombre de pages
180,00 €
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Vital Christophe - Retailleau Bruno - Ebongué Virg
Charles Milcendeau, cet élève de Gustave Moreau, natif de Vendée, a connu de son vivant le succès. Cet artiste n'occupe pas aujourd'hui la place qu'il mérite dans l'histoire de l'art de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Son style très personnel, son indépendance, ses talents exceptionnels de dessinateur et de pastelliste méritaient d'être mis en lumière. Cet ouvrage très illustré, réalisé à l'occasion d'une grande exposition rétrospective présentée à l'Historial et à l'initiative du Conseil général de la Vendée, a été rédigé par Christophe Vital, conservateur en chef du patrimoine. Il s'attache à rendre un hommage mérité à ce maître "du réalisme social" qui, de la Vendée à l'Espagne en passant par la Belgique, la Bretagne ou la Corse, s'est fait le témoin d'une société rurale dont il pressentait les mutations. Loin des clichés dans lesquels on l'a trop souvent enfermé, Charles Milcendeau nous apparaît comme un grand artiste ; loin d'être un suiveur, il a produit une oeuvre d'une grande originalité et dispose d'un musée à Soullans où il est né. Quels furent ses amis ? Ses défenseurs ? Dans quel état d'esprit et dans quel contexte a-t-il produit ses oeuvres que l'on conserve dans de nombreux musées français et étrangers ? Autant de questions auxquelles répond cet ouvrage très documenté, rédigé à l'issue de longues recherches.
Musée d'histoire et de société, l'Historial pose un nouveau regard sur les deux guerres mondiales. Il s'agit en effet de les redécouvrir, de façon étonnante, à travers le travail de dix-neuf artistes vendéens comme Benjamin Rabier, Maurice de La Pintière, Jean Launois et Henry Simon. Combattants, captifs, déportés ou simplement témoins, ils ont vécu l'un ou l'autre de ces conflits, souvent les deux. Peintures, sculptures, croquis, estampes, lithographies, affiches... ils y décrivent, avec leur sensibilité artistique, les dures réalités des combats, mais ils témoignent aussi de la dignité des soldats et de la vie qui résiste au milieu de la tragédie. Fruits de recherches longues et passionnées, cette exposition et l'ouvrage qui l'accompagne permettent de présenter des oeuvres souvent méconnues, replacées dans leur contexte historique. Ce sont entre autres des collections de l'Historial qui sortent pour l'occasion des réserves, avec en particulier une partie des deux cent cinquante dessins préparatoires que les sculpteurs Jan et Joël Martel ont consacrés aux monuments aux morts qu'ils ont produits.
Si en France certaines régions ont su conserver leur identité culturelle, il est rare de comprendre comment elles y sont parvenues. C'est le mérite de Jean-Pierre Bertrand de nous décrire comment en Vendée, en un demi-siècle, une équipe « d'amateurs » a construit un socle permettant à des « passeurs de mémoire » de jouer leur rôle. Au-delà de la description de la tradition musicale vendéenne c'est une aventure humaine qui est racontée. Le DVD joint en propose une sélection de documents rares.
Les mots et les images en sont légendaires : les déguisements et innombrables auto-mises en scène photographiques, ses commentaires ironiques, sarcastiques, humoristiques sur l'art, le marché de l'art, la critique d'art et l'histoire de l'art. On connaît moins en revanche le Marcel Duchamp qui savait s'engager avec empathie et développer une stratégie consciente pour les artistes de son milieu culturel contemporain : le commissaire d'expositions des années 1910 à sa mort en 1968, le juré et conseiller de collections, musées et galeries d'art moderne parmi les plus éminents. L'ouvrage parcourt environ soixante-dix expositions, complétées par les derniers résultats de recherche, et illustre la coopération étroite avec des personnalités importantes de l'époque : de Louise et Walter Conrad Arensberg, Katherine S. Dreier, Francis Picabia, Sidney et Harriet Janis à André Breton, Julien Levy ou Peggy Guggenheim.
Gillemon Danièle ; Draguet Michel ; Sojcher Jacque
Cet ouvrage propose de revisiter l'univers surréel du maître belge au gré de la collection particulière Pierre et Nicole Ghêne, articulée autour de six thèmes clefs abordés tout au long de sa carrière : la féminité - le mystère - le rêve - la théâtralité - l'évasion - le recueillement et la solitude. Huit auteurs - historiens d'art, philosophe, conservateur, professeurs d'université, critique - livrent leur interprétation personnelle des thèmes ciblés et offrent un cheminement libre et sensible à travers les sentiers insatiablement riches et étonnants de l'oeuvre de Paul Delvaux. Non-conformiste et original, ce livre vous invite à une redécouverte des voies oniriques et énigmatiques de l'art de Paul Delvaux et à apprécier la densité et la force poétique d'une oeuvre résolument magistrale.
Le présent ouvrage retrace le parcours exceptionnel de Brancusi qui, par un long travail de sublimation de la forme, s'est attaché à saisir l'essence des êtres et des choses. Il met en valeur la singularité d'un artiste reconnu comme le père de la sculpture moderne par nombre de créateurs venus de tous les horizons. Ce catalogue apporte aussi un éclairage particulier sur la pratique de la photographie à laquelle Brancusi s'est adonné avec passion et grâce à laquelle il a pu imposer sa propre vision esthétique.
Cette présentation d'une sélection d'oeuvres de la collection du Musée des beaux-arts de Gand permet de découvrir les principaux courants de l'art moderne belge entre 1880 à 1940, du symbolisme au surréalisme. Des oeuvres néerlandaises illustrent en outre les influences artistiques réciproques entre la Belgique et les Pays-Bas.