Extraordinaire aventure! En octobre 1793, cent mille Vendéens fuyant leur pays à feu et à sang se jettent sur les routes. Ce sera l'un des plus pathétiques "Grands Cortèges" de notre Histoire. Ils souffriront mille morts, tremblant de froid, torturés par la faim, minés par la dysenterie. Les armées de la République à leurs trousses, cela ne les empêchera pas de réaliser l'impossible: se rendre maîtres de villes comme Laval, Fougères, Dolde-Bretagne, Le Mans, se traîner jusqu'à la mer... Yves Viollier s'est lancé sur les traces de ces géants dépassant les limites de la résistance humaine. Il s'est embarqué avec ceux du village de Château-Fromage, les paysans de son précédent livre La Chasse aux Loups. Il y a là, bien sûr, le Grand Guillaume, le capitaine de paroisse, le braconnier Jaunâtre, le curé Bitaud, mais encore, mais surtout, des femmes inoubliables dont l'intelligence, l'instinct, la volonté de vivre, vont leur permettre de se sortir des situations les plus tragiques: Sétima, la fille aux yeux verts, la Mouche, la Rouge. De cet épisode méconnu, Yves Viollier a tiré des accents d'une force émouvante et sauvage, retrouvant le rythme poignant et authentique de l'exode. Son roman de chairs, de cris et de larmes nous offre une fresque admirable de la guerre civile.
Nombre de pages
288
Date de parution
08/01/1992
Poids
360g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782080648532
Titre
Le Grand cortège
Auteur
Viollier Yves
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
360
Date de parution
19920108
Nombre de pages
288,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
J'ai écrit ce livre comme on saigne. Claudine nous avait été ravie à quelques jours de ses dix-huit ans. J'ai pensé que mon devoir était d'écrire pour rester dans son sillage. Nous étions encore dans sa lumière. Il ne fallait pas que nous la laissions s'éteindre. Sa mort aurait été trop absurde. Un an après sa disparition tragique sur la route, je me suis mis à écrire, dans la douleur. Jour après jour, pendant un an, j'ai tenu le journal de Claudine. J'ai essayé de comprendre l'incompréhensible. J'ai été révolté. J'ai essayé de trouver un sens, avec ma foi toute bête de charbonnier. Je n'ai rien percé du mystère. Il ne me semblait pas possible que Claudine ne fût pas promise à d'autres noces. Vingt-cinq ans après je le pense toujours. " Y. V " Les Noces de Claudine, un livre bouleversant, pathétique de vérité et de simplicité, soucieux de n'omettre rien... " Jacques Duquesne
Chez les Gendreau, Vendéens de Malidor, on ne quitte jamais ses terres, sauf, parfois, pour aller faire la guerre. Lorsqu'en 1919 Antoine, l'aîné de la famille, enfin libéré, revient chez lui, son univers familial a basculé. Sa jeune épouse, Edmée, est morte, victime de la grippe espagnole. Le bétail est décimé par une épidémie de fièvre aphteuse, la ferme périclite. Antoine prend alors, pour ses parents et ses frères, la seule décision qui puisse les sauver d'une ruine certaine: quitter leur Vendée natale pour émigrer en Charente, où les terres sont nombreuses et riches pour qui sait les travailler. Ce n'est pas le bout du monde, mais, pour ces paysans, cela représente un terrible déracinement...
Deux enfants. Deux enfants dans la Vendée des années 1880. Augustin vit chez son oncle métayer ; il est orphelin : sa mère est morte en le mettant au monde sans avoir dit qui était son père. Elise est élevée au château des Etablières. Tout les sépare... Un jour, pourtant, ils se retrouveront par-delà les épreuves, les révélations douloureuses, les séparations, et la guerre. L'histoire de cet amour s'inscrit dans un temps et un pays qui n'ont rien oublié des violences de 1793. La vie est rude, la société rigide. Il faudra à Augustin tout son courage, toute sa passion de la rerre et des bêtes, et l'ardeur du sentiment qui le possède, pour secouer le poids du passé et devenir l'homme nouveau qu'Elise espérait. Sur quoi roulent les saisons, les travaux, les bonheurs et les peines. Un roman sobre et juste, qu'emporte un flot généreux et où l'émotion naît de la vie même.
Au commencement, il y a ce pays que le narrateur découvre en rencontrant Marie-Claire, qui deviendra sa femme. La Charente, comme une Toscane française. Là-bas, au milieu des vignes et sur les bords du fleuve, il a rendez-vous avec Toinou dans sa ferme. A quatre-vingt-douze ans, cette femme a une énergie impressionnante. Sa mémoire est intacte, sa voix colorée par la terre de ses origines. Elle est née dans ce Périgord noir où les paysans ont brûlé le seigneur du château, près du village de Hautefaye devenu le " village des cannibales ". Toinou n'a eu qu'un seul désir : fuir ce pays dur à l'histoire sombre. Mariée contre son gré à quinze ans, elle a très vite entraîné les siens à émigrer. Ils sont partis, à pied, au début du siècle, vers une Charente plus riante. Fil après fil, Toinou dévide l'histoire de sa vie, son enfance, les deux guerres, la famille, les deuils, les travaux et les jours, un présent enfin plus tranquille, presque le bonheur, sa passion pour la danse... Et, tandis qu'elle parle et entre les rencontres, le narrateur tire aussi les fils de sa propre mémoire. Les mémoires des uns et des autres se croisent, s'enchevêtrent, se lient, et le roman devient ?uvre de transmission, de partage, histoire universelle, ode au courage, à la nature, au soleil, chant du monde et des terres de mémoire.