A bas le tourisme ! Vive le patrimoine ! Cet ouvrage entend questionner ces affirmations communes et proposer une lecture renouvelée des rapports autrement plus riches que le tourisme et le patrimoine entretiennent. Au-delà, les contributions rassemblées ici et mises en perspectives montrent que la découverte touristique du patrimoine constitue un moment du Monde, marqué, en particulier, par un véritable engouement patrimonial. Il se traduit par un processus de patrimonialisation généralisé qui s'empare d'objets de plus en plus variés pour les remettre au goût du jour et, ce faisant, croit effacer l'usure du temps qui guette inexorablement les signes du passé. C'est pourquoi, loin de le détruire, le tourisme entretient et vivifie le patrimoine. Et l'on comprend, d'emblée, en quoi un tel constat impose, d'une part, de revoir les discours les plus convenus sur le tourisme de masse , et, de l'autre, de s'interroger sur ceux qui les produisent ou les diffusent. Réellement confrontés à la mutation radicale du Monde qu'ils participent largement à engager, les habitants des sociétés occidentales s'interrogent sur l'avenir et sur leur devenir. On peut lire dans les comètes, dans les entrailles des animaux sacrifiés ou dans le marc de café. On peut aussi fréquenter le patrimoine. Certains y voient le modèle d'un Monde heureux mais perdu ; d'autres y trouveront les références et les forces qui scellent le Monde d'aujourd'hui et orientent celui de demain. C'est que, dans tous les cas, jamais, peut-être, le passé et l'avenir de ce Monde n'ont été autant au coeur de son présent.Olivier LAZZAROTTI est Professeur de Géographie à l'Université de Picardie-Jules-Verne et membre de l'équipe MIT.. Philippe VIOLIER est Professeur de Géographie à l'Université d'Angers, membre de l'équipe UMR ESO-CARTA et de l'équipe MIT, Président de la Commission Nationale de Géographie du Tourisme et des Loisirs.
Nombre de pages
246
Date de parution
20/09/2007
Poids
490g
Largeur
180mm
Plus d'informations
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EAN
9782915751161
Titre
Tourisme et patrimoine. Un moment du monde
Auteur
Violier Philippe ; Lazzarotti Olivier
Editeur
PU RENNES
Largeur
180
Poids
490
Date de parution
20070920
Nombre de pages
246,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le tourisme est souvent évoqué pour enrayer le déclin d'espaces en difficulté. Il est donc devenu un classique du développement local, ce discours passionnel qui stigmatise les "concentrations inhumaines" où se pressent pourtant la plupart de nos contemporains. Le projet de cet ouvrage est de susciter la réflexion sur les conditions indispensables à la réalisation de cette utopie: le tourisme peut-il être mis en oeuvre n'importe où. Si la réussite n'est jamais assurée, quelques constantes peuvent être dégagées des nombreuses expériences tentées en France. La prise en compte de l'air du temps, c'est-à-dire l'attention portée en premier chef aux touristes, et de la qualité des lieux, par des acteurs inspirés, offre une perspective réaliste de succès. Au contraire lorsque les acteurs méprisent les touristes et imaginent des pièges... à touristes, l'échec est souvent au rendez-vous. Biographie de l'auteur Professeur de Géographie, dirige les Etudes Supérieures de Tourisme de l'Université d'Angers, membre de l'équipe Mixte ESO-CARTA et de l'équipe MIT. Ses recherches portent sur les relations entre les acteurs et les objets géographiques (territoires, lieux, régions, Monde...) vues à travers le champ du tourisme. Co-auteur de Tourismes 1, lieux communs (Belin, 2002) et de Tourismes 2, moments de lieux (Belin, 2005).
Principal espace touristique au monde, le littoral concentre la majorité des pratiques touristiques. L'invention du séjour, des notions de station et de "Côte" y a largement contribué. Si la mer et l'air marin sont des outils thérapeutiques, et les bords de mer les premiers lieux de villégiature, on assiste néanmoins aujourd'hui à un renouvellement incessant des pratiques. Les politiques de l'aménagement, partagées entre une stratégie de protection, relayée par les institutions, et le développement, essaient également d'envoyer les touristes "vers l'intérieur". La littoralisation des activités et du peuplement mondial se développe, de nos jours, en dehors de l'espace occidental qui a vu naître le tourisme littoral, avec des mégapoles touristiques comme Dubaï, des lieux comme l'île de Hainan, ou le Nord-Est du Brésil. Cet ouvrage dessine ici un panorama complet des lieux touristiques littoraux et des acteurs en jeu, qu'ils soient touristes ou locaux, dans une approche historique, descriptive et contemporaine, marquant notamment la spécificité du littoral par rapport à la montagne en tant qu'espace touristique.
Longtemps, la grande majorité des chercheurs occidentaux n'a pris en compte que le tourisme international dans les pays du Sud, pensant que les pays en développement ne pouvaient abriter un tourisme intérieur, ou que ces mobilités étaient très faibles. Cette relative incapacité à voir l'émergence de pratiques touristiques de la part des classes moyennes urbaines est aujourd'hui caduque : l'Inde, le Vietnam, l'Indonésie, mais surtout la Chine abritent des millions de touristes intérieurs, dont le nombre est largement supérieur à celui des touristes internationaux. La métamorphose économique de la Chine notamment, son rang nouveau dans la mondialisation, place ce pays sous les regards d'observateurs qui ne peuvent maintenant manquer de constater l'importance du tourisme intérieur chinois. Ce livre souhaite donc d'esquisser les grandes lignes d'un fait qui bouleverse aujourd'hui en profondeur la société chinoise, tout en étant lui-même le reflet de ces mutations sociales et économique. Pour cela, on dressera ici un tableau de ce phénomène récent et on s'interrogera sur les pratiques sociales et spatiales des touristes chinois. Le regard chinois sur les lieux égratigne en effet souvent les canons occidentaux et c'est pourquoi il faut maintenant s'interroger sur la probable émergence d'un "modèle chinois" du tourisme. Un modèle sur lequel le monde entier a aujourd'hui les yeux rivés.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.