A mi-chemin entre le rêve et la réalité, l'histoire de Chik Lataume et de sa fiancée Lie ne peut ni se raconter, ni se résumer. Ce livre projette l'aventure d'un homme qui, d'abord, a été amené à beaucoup puiser dans l'imagination, et qui, peu à peu, est parvenu à revenir vers une consommation normale. Qui, peu à peu, est revenu à se rapprocher de ce qu'on appelle la réalité. Il importe assez peu que Chik Spier, qui a choisi de s'appeler Lataume, soit Ie fils d'Hortense Spier, pâtissière soucieuse de satisfaire sa clientèle de dames difficiles, - qu'il ait Moumou pour frère (jeune potache décidé aux grandes ambitions), - qu'il ait trucidé son ami Méripée, dont le squelette deviendra le fétiche de Moumou, - qu'un nègre, Fuller, intervienne bizarrement dans son existence, - et que la belle-soeur de Fuller, une veuve de guerre, Alexandra, prenne tous ses amants, y compris Chik, pour des laitues... Ce qui importe, c'est cette succession de scènes, de monologues et de dialogues étranges, burlesques, tragiques parfois, ou amers, à l'apparence incohérente, qui prend Ie lecteur et ne le lâche qu'après l'avoir promené dans ce monde de baroque et sombre fantaisie qu'est le rêve éveillé de la vie quotidienne.
Nombre de pages
320
Date de parution
10/05/1950
Poids
318g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070265510
Titre
Lataume
Auteur
Vinaver Michel
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
318
Date de parution
19500510
Nombre de pages
320,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Une jeune recrue est mise en prison pour refus d'obéissance, s'évade, cherche refuge auprès d'un ancien professeur de lycée, fait la connaissance d'une employée de papeterie... Perturbation au sein de la garnison : l'adjudant, le commandant de compagnie s'efforcent de limiter les dégâts. Le colonel et le général prennent des mesures. La troupe s'interroge. Il faut un responsable : ce sera un jeune soldat, qui se trouvait de garde la nuit de l'évasion. Un troisième, ami de celui-ci, s'émeut et part à la recherche du premier. Mais il n'a pas de permission... Et l'événement se répercute dans le monde civil simultanément ; telle une pierre jetée dans l'eau, il provoque de l'agitation dans toutes les directions, des courants, des remous. Quarante-huit heures s'écoulent entre le début et la fin du roman, qui se situe ici et là dans Paris et dans une caserne proche.
Après un bombardement, où tout paraît s'être défait, où il ne reste plus rien que quelques bruits, quelques gestes, et des décombres, une vie se ranime. Tandis que le village coréen revient à lui ? mais il n'est plus le même ? cinq soldats patrouillent dans les broussailles environnantes, en quête d'un prisonnier. Ils vivent leur guerre comme un rêve et ne s'y reconnaissent pas. Un sixième a été laissé pour mort au cours de la bataille de la nuit. Une fillette de huit ans le rencontre blessé, le ramène au village. Ce qui survient alors ? ce qui se produit dans le village, et ce qui arrive au soldat ? n'est pas un événement inscrit dans l'éternité. C'est, surprenante, la reconquête d'aujourd'hui.
Vingt-huit fragments d'oeuvres dramatiques classiques ou contemporaines, françaises ou étrangères, sont passés au crible d'une analyse textuelle minutieuse qui met en relief la personnalité de chaque écriture.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.